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Douce relance du tourisme à Saint-Martin

Une scène de désolation à Saint-Martin après le... (Photo archives AFP)

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Une scène de désolation à Saint-Martin après le passage de l'ouragan Irma en septembre 2017.

Photo archives AFP

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Karim ROSAZ, Cécile AZZARO
Agence France-Presse
MARIGOT

Le tourisme, moteur économique de Saint-Martin, se relance doucement un an après le passage dévastateur de l'ouragan Irma, les professionnels espérant profiter de la reconstruction pour améliorer leur offre.

«Le territoire a une belle notoriété, et un lien affectif avec sa clientèle, constituée à 70-80% de Nord-Américains», assure Patrick Seguin, président de l'association des hôteliers de Saint-Martin. «Les touristes qui auront le culot de venir» quand la saison reprendra pleinement en décembre «vont avoir des plages paradisiaques des Caraïbes pour eux tous seuls».

Selon M. Martin, environ 40% de l'offre d'hébergement en hôtels proposée avant Irma sera disponible en décembre. Daniel Gibbs, président de la collectivité de Saint-Martin, parle lui d'environ 800 chambres (hôtels, chambres d'hôte, villas en location, etc.) opérationnelles, soit «la moitié de ce qui existait» avant le passage de l'ouragan.

Dans une île qui vit à 95% du tourisme et où les hôtels et restaurants étaient le plus souvent situés sur le littoral et ont donc été fortement touchés par les submersions et les vents violents, beaucoup de professionnels du tourisme ont dû attendre, comme les particuliers, les indemnisations des assurances, et affronter le manque de main d'oeuvre pour reconstruire et les difficultés d'approvisionnement en matériaux. «Tout le monde est en surpression. Résultat: ça prend plus de temps, et c'est plus cher», souligne M. Seguin.

Autre difficulté, l'aéroport international de Juliana, dans la partie néerlandaise de l'île binationale, a été gravement endommagé par l'ouragan, et ne sera pleinement opérationnel que «fin 2019-début 2020».

Mais «peu d'hôteliers ont véritablement fermé leurs portes», se réjouit Daniel Gibbs, président de la collectivité. «Il y a encore de gros travaux prévus l'année prochaine, je pense qu'il faut attendre deux à trois ans pour avoir une bonne saison touristique».

«Mieux qu'avant Irma

À l'Office du tourisme de Saint-Martin, on relève des signes positifs, comme la reprise prochaine à l'Anse Marcel, au nord de l'île, «d'une chaîne d'hôtels de très haut niveau», ou la réouverture de trois restaurants de plage à Baie Orientale, haut-lieu du tourisme avec ses grandes plages aux eaux turquoises, qui présentait encore un paysage apocalyptique en mars.

Autre bonne nouvelle, «la croisière a augmenté de 15% en juillet par rapport à juillet 2017. Selon les estimations, 1,7 million de croisiéristes auront débarqué à Philipsburg (le port en eaux profondes de la partie hollandaise, ndlr) cette année», selon la même source.

Saint-Martin, qui s'était concentré sur un tourisme de masse, à l'inverse de l'île voisine de Saint-Barthélemy qui a misé sur le luxe, avait déjà quasiment perdu la moitié des chambres au cours des dix dernières années, rappelle Philippe Gustin, délégué interministériel à la reconstruction. «Le secteur touristique était déjà malade avant Irma, avec des hôtels souvent vieillissants, ne répondant plus aux attentes des touristes».

«Il y a aujourd'hui une volonté d'améliorer ce qui existait (...), d'être dans une logique de montée en gamme en termes de qualité, mais aussi de développement durable et de sécurité. C'est une réalité qui entraîne des délais plus longs parce qu'il ne s'agit pas de refaire rapidement n'importe quoi», ajoute M. Gustin.

«Saint-Martin se doit d'offrir une prestation de qualité», confirme Patrick Seguin, qui prévoit lui-même pour son hôtel submergé par les flots à Marigot, une «rénovation majeure» d'ici 2020. Il se dit «convaincu» qu'après reconstruction, «l'île sera même mieux qu'avant Irma». «En 1995 après l'ouragan Luis, on a eu dix très belles années pour le tourisme», se souvient-il.

Autre conséquence positive de l'ouragan: une meilleure coopération entre les parties française et néerlandaise de l'île pour promouvoir la destination et éviter la concurrence qui se jouait jusqu'alors pour attirer les touristes. «Les deux côtés ont intérêt à travailler ensemble. Le côté "french touch" a une belle notoriété, mais le port de croisière et l'aéroport international sont du côté néerlandais», souligne M. Seguin.




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