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Philippines: des sites touristiques menacés par des «terroristes»

Le Parc national de la rivière souterraine de... (PHOTO AFP)

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Le Parc national de la rivière souterraine de Puerto Princesa figure sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.

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Agence France-Presse
Manille

Des «groupes terroristes» préparent des enlèvements d'étrangers dans des sites touristiques des Philippines, ont averti mercredi des gouvernements occidentaux, un mois après une opération ratée du groupe islamiste Abou Sayyaf.

Le président Rodrigo Duterte a déclaré que la sécurité avait été renforcée sur l'île occidentale de Palawan, l'une des destinations les plus touristiques de l'archipel, après une alerte aux enlèvements lancée par l'ambassade des États-Unis.

«L'ambassade des États-Unis a reçu des informations crédibles selon lesquelles des groupes terroristes pourraient être en train de planifier des opérations visant les étrangers dans des zones de Palawan», peut-on lire dans cet avertissement aux voyageurs.

L'ambassade désigne deux endroits potentiels: la capitale Puerto Princesa et le Parc national de la rivière souterraine de Puerto Princesa, qui figure sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.

Puerto Princesa se trouve à 400 kilomètres au nord-ouest des îles du sud de l'archipel qui sont les bastions du groupe Abou Sayyaf, une organisation spécialisée dans les enlèvements crapuleux et qui a prêté allégeance au groupe djihadiste État islamique.

Des combattants d'Abou Sayyaf avaient tenté le mois dernier un raid sur l'île touristique de Bohol, dans le centre de l'archipel, qui avait été déjoué par les forces de sécurité. Les islamistes étaient arrivés sur les lieux à bord de vedettes rapides.

Neuf activistes, trois soldats et un policier avaient été tués dans des combats, selon les autorités, qui avaient annoncé par la suite la mort en détention d'un dixième combattant.

Ce raid avorté avait eu lieu quelques jours après un avertissement de l'ambassade des États-Unis sur un risque d'enlèvements à Bohol, et sur l'île voisine de Cebu, également un haut lieu du tourisme.

Abou Sayyaf a kidnappé depuis sa fondation dans les années 1990 des dizaines d'étrangers et encore bien plus de Philippins. Le groupe a décapité deux Canadiens en 2016 et un Allemand en février, faute d'avoir obtenu des rançons.

En 2001, Abou Sayyaf avait mené un raid à Honda Bay, à Puerto Princesa, au cours duquel 17 Philippins et trois Américains avaient été enlevés.

Un des Américains avait été décapité, un autre avait été libéré dans un raid militaire un an plus tard tandis que le troisième avait trouvé la mort dans ce même raid.

Les ambassades du Canada et de Grande-Bretagne ont également émis des alertes pour Palawan, ainsi que pour des sites du centre de l'archipel proches de Bohol, comme Dumaguete, Siquijor et Cebu.

À Manille, Rodrigo Duterte a déclaré qu'il voulait la mort des suspects. «J'ai donné l'ordre aux forces de sécurité de tirer à vue. Tuez-les», a-t-il dit.

En 2016, le président avait ordonné une offensive militaire majeure pour éradiquer Abou Sayyaf dans ses bastions du sud mais la menace continue de croître.

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