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Hôtellerie: tarifs en baisse à Paris

L'hôtel Lutetia à Paris.... (PHOTO ARCHIVES AFP)

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L'hôtel Lutetia à Paris.

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Agence France-Presse
Paris

Les tarifs des hôtels ont diminué à Paris au premier semestre, en raison des attentats et de la concurrence d'Airbnb, mais ont progressé dans l'Est et le Nord de l'Europe, tandis que New York redevenait la ville la plus chère, selon le portail allemand de réservation hôtelière HRS.

À Paris intra-muros, souligne HRS dans un communiqué, la «tendance baissière est nette même si elle s'est atténuée entre le premier trimestre 2016 (-4,8% à 124 euros la nuit) et le deuxième (-2,7% à 142 euros)».

«La première explication de ce recul concerne le climat sécuritaire de la capitale qui pèse évidemment sur la fréquentation», à quoi s'ajoute «le développement de modes d'hébergements alternatifs type Airbnb, particulièrement développé à Paris», écrit HRS.

«En raison de l'aggravation du contexte sécuritaire européen, les hôteliers parisiens et bruxellois (-0,8%) ont réajusté leur tarif à la baisse afin de stimuler les réservations et augmenter leur taux d'occupation», ajoute le portail allemand.

Lors d'un déplacement dans la Loire la semaine dernière, le ministre des Affaires étrangères et du Tourisme Jean-Marc Ayrault, avait pourtant pointé des «prix trop élevés» dans la capitale, alors que selon lui, les professionnels de la Côte d'Azur ont ajusté leurs tarifs juste après l'attentat à Nice.

A contrario, «la tendance en province est clairement orientée vers une hausse» du tarif moyen journalier, précise HRS: «Si le premier trimestre a été difficile pour Lyon (-5,9% à 102 euros), Marseille (-5,7% à 87 euros), Strasbourg (-3,2% à 91 euros) et Lille (-2,1% à 97 euros), l'effet de rattrapage a été unanime au deuxième trimestre avec des hausses dans l'ensemble des grandes villes de province, exceptée Cannes (-3% à 161 euros)».

Entre avril et juin, HRS assure que les plus fortes augmentations tarifaires ont été constatées «à Lille (+15,5% à 119 euros), Marseille (+13,5% à 109 euros), Toulouse (+7,5% à 101 euros), Lyon (+6,6% à 113 euros) et Nice (+6,5% à 132 euros). En Province, il semble que l'hôtellerie ait d'ailleurs largement profité de l'effet «Euro 2016» contrairement à Paris».

En Europe, les hôtels de l'Est et du Nord connaissent «une évolution à la hausse au deuxième trimestre», notamment à Stockholm (+14,5% à 158 euros), Helsinki (+13,8% à 140 euros), Copenhague (+10% à 165 euros), Vienne (+3,1% à 99 euros) ou Prague (+2,6% à 80 euros), tandis qu'en Turquie et en Russie, «la situation géopolitique a vraisemblablement eu un impact sur le volume de déplacements et par conséquent sur l'ADR qui chute à Istanbul (-18,8% à 78 euros) et Moscou (-16,4% à 87 euros)», poursuit HRS.

New York, qui voit aussi monter en puissance les hébergements touristiques alternatifs, récupère son titre de ville la plus chère du monde (244 euros) devant San Francisco (226 euros) au deuxième trimestre. Cependant, l'ADR des hôtels new-yorkais a fléchi durant deux trimestres consécutifs (-6,7% au premier, -12,2% au deuxième).

Rio de Janeiro (-32,3% à 126 euros) comme São Paulo (-22,6% à 82 euros) «ne semblent pas avoir profité d'un effet Jeux olympiques», affirme HRS.

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