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Dans ma valise: Pokémon Go

Inclure Pokémon Go dans ses projets de voyage? Les non-initiés... (PHOTO AFP)

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Inclure Pokémon Go dans ses projets de voyage? Les non-initiés pourraient crier à l'hérésie: à quoi bon partir à l'autre bout de la planète pour se retrouver le nez collé à l'écran de son téléphone intelligent?

Pourtant, le jeu de l'heure (du siècle?) peut s'avérer un compagnon de voyage très utile. «C'est intéressant pour les familles qui voyagent, estime le spécialiste en marketing Frédéric Gonzalo. J'ai de jeunes enfants et je sais que leur intérêt diminue rapidement dans un musée, un château. Après 30 minutes, ils sont tannés.»

Avec Pokémon Go, les enfants peuvent s'occuper, dit-il, pendant que les parents font l'activité qu'ils souhaitent, celle pour laquelle ils se sont déplacés.

Simon Laferrière en a fait l'expérience lors d'un voyage récent en Virginie et à New York avec sa conjointe et leurs deux fils, Mathieu et Vincent, âgés respectivement de 15 et 12 ans.

«Chez nous, la règle est claire: aucun écran n'est permis à table. Par contre, à la fin d'un souper à Chincoteague Island, ma conjointe et moi avons pu terminer tranquillement nos verres de vin pendant que les gars cherchaient des Pokémon.»

«Plus tard, à New York, l'attente pour monter en haut du One World Trade Center leur a paru moins longue», a ajouté M. Laferrière.

À la recherche de réseaux

Le hic: pour pouvoir profiter pleinement du jeu, il faut avoir accès à une connexion internet. Pas question d'utiliser les données cellulaires sur le sol américain: l'application est gourmande (pour la pile et les données utilisées). La facture peut rapidement devenir vertigineuse. Or parfois, la quête d'un réseau sans fil gratuit devient plus compliquée que la capture de Pikachu.

«À New York, c'était frustrant, admet Mathieu Laferrière. Dès qu'on faisait cinq pas, on perdait le réseau.» Il a dû se résoudre à ranger son appareil, pendant que d'autres autour de lui chassaient avidement.

L'instabilité de la connexion sans fil a en quelque sorte préservé la famille de la frénésie ambiante. «Pokémon Go a influencé notre itinéraire dans New York, admet Simon Laferrière. Par exemple, les gars ont voulu aller à Central Park, au Rockefeller Center et à Times Square; ils savaient qu'il y avait beaucoup de Pokémon à capturer. Mais on y aurait été de toute façon. Chaque fois, c'était compliqué de trouver un réseau internet. Si la connexion avait été meilleure, peut-être que notre itinéraire aurait été plus influencé par le jeu.»

En profitant du réseau internet de l'Apple Store qui jouxte Central Park, la famille a pu observer la carte virtuelle des Pokéstops et des arènes qui se trouvaient dans la limite du parc. «On aurait pu y passer une journée tellement il y en avait!»

Des jeunes jouent à Pokémon Go pendant une visite... (PHOTO REUTERS) - image 2.0

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Des jeunes jouent à Pokémon Go pendant une visite à San Salvador, au Salvador.

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Pokéstops et attraits touristiques

Or, arpenter Central Park pour rallier tous ces Pokéstops leur aurait peut-être permis de découvrir de nouveaux attraits. Car les points de ravitaillement virtuels de Pokémon Go sont souvent associés à des points d'intérêt: une église, une sculpture, une murale, un panonceau historique...

Chaque fois, la photo et le nom du lieu apparaissent sur l'écran. Rien de plus, malheureusement. Une description, même succincte, ajouterait au jeu une valeur éducative considérable.

En attendant, ces quelques renseignements suffisent à piquer la curiosité de certains.

«La semaine dernière, j'avais 10 minutes à tuer en attendant une amie dans le Vieux-Québec. J'ai activé l'application et j'ai découvert qu'il y avait un Pokéstop sur une statue que je ne connaissais pas», explique Frédéric Gonzalo, résidant de Québec.

Louis Lacombe-Petrowski a vécu une expérience semblable lors d'un récent passage à Edmonton. En chassant les Pokémon, il a débouché sur l'hôtel de ville et sa fontaine. «La fontaine était magnifique et je ne pense pas que je l'aurais vue, ou que j'aurais été marcher dans ce secteur, sans Pokémon Go

Autre avantage inattendu: le jeu semble favoriser les contacts humains. «Il est facile de reconnaître un joueur de Pokémon Go, explique le comédien de 25 ans. Les joueurs se parlent facilement, il y a des rassemblements Pokémon Go. Contrairement à des "dating apps" comme Grinder ou Tinder, Pokémon Go permet des rencontres purement amicales, pas sexuelles.»

Qu'est-ce que Pokémon Go?

Ce jeu gratuit permet de capturer des Pokémon en utilisant les outils de géolocalisation et de réalité augmentée des téléphones intelligents. En suivant les indications d'une carte virtuelle, les joueurs doivent se déplacer physiquement pour trouver les lieux de ravitaillement et les Pokémon.

L'un des objectifs est de capturer la plus grande variété de monstres parmi les 151 offerts à l'heure actuelle. Il faut ensuite faire évoluer les monstres capturés. Les joueurs plus avancés peuvent lancer leurs Pokémon dans un combat pour prendre le contrôle d'une arène. Le jeu a été conçu par la firme américaine Niantic en collaboration avec le géant japonais Nintendo.

Un lexique pour mieux comprendre

Pokémon: contraction de «Pocket monster» (monstre de poche); nom générique de tous les monstres virtuels qu'il faut capturer. Ils apparaissent au hasard lorsque l'application est active.

Pokéstops: lieux de ravitaillement (notamment pour des munitions appelées «Pokéballs»). Ces lieux sont fixes et sont indiqués sur une carte virtuelle.

Arènes (ou gyms): lieux de combat où les joueurs s'affrontent pour prendre le contrôle de l'endroit. Les joueurs du monde entier sont divisés en trois équipes: les Jaunes, les Rouges, les Bleus.

Leurres: outils virtuels pour attirer pendant 30 minutes des Pokémon à un Pokéstop. Les leurres doivent être achetés (avec de l'argent sonnant et trébuchant).

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