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La loi québécoise ne sera pas le seul modèle de réglementation, croit Airbnb

Le responsable de la stratégie mondiale d'Airbnb, Chip... (Photo Paul Chiasson, PC)

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Le responsable de la stratégie mondiale d'Airbnb, Chip Conley, est de passage à Montréal pour l'événement C2MTL.

Photo Paul Chiasson, PC

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Ross Marowits
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Québec pourrait devenir la première juridiction canadienne à réglementer les services de partage de logements, mais la nouvelle loi provinciale ne sera pas le seul modèle pour l'évolution du pionnier de ce secteur, Airbnb, estime un haut dirigeant de l'entreprise.

«Ce qui fonctionne pour une communauté peut bien ne pas fonctionner pour une autre», a observé le responsable de la stratégie mondiale d'Airbnb, Chip Conley, lors d'un entretien avec La Presse Canadienne.

«Je crois que la question que les gens vont se poser, c'est comment est-ce que la réglementation peut être appropriée de telle sorte qu'elle puisse avoir du sens pour les communautés locales, tout en pouvant être différente à Vancouver par rapport à Toronto.»

Il existe tout un éventail d'approches, incluant les lois sur l'imposition, dans les 34 000 villes où Airbnb exerce ses activités.

La société dit n'avoir aucun problème avec les réglementations locales qui exigent, par exemple, que les visiteurs paient des taxes d'hébergement ou que les gens qui font de la location de logements leur occupation à temps plein soient inscrits auprès des autorités.

«Être réglementé, c'est être accepté», fait-il valoir.

Cependant, la loi du Québec, entrée en vigueur le 15 avril, devrait faire une distinction plus claire entre les propriétaires immobiliers qui font des centaines de milliers de dollars et les propriétaires de maisons qui louent occasionnellement leur résidence principale pour aider à payer leurs vacances, estime M. Conley.

La loi québécoise exige des propriétaires qui louent fréquemment leur résidence qu'ils obtiennent la même certification que les gestionnaires d'hôtels ou de gîtes touristiques. Ceux-ci doivent ainsi percevoir auprès de leurs visiteurs une taxe d'hébergement allant jusqu'à 3,5 %.

Depuis l'entrée en vigueur de la loi, les demandes de certification ont plus que doublé, selon la Corporation de l'industrie touristique du Québec, l'agence de tourisme responsable de l'application de la loi. Les contrevenants s'exposent à des amendes pouvant aller de 500 $ à 50 000 $.

Le directeur général de l'Association Hôtellerie Québec, Xavier Gret, se dit optimiste et juge que la province a trouvé la bonne formule pour réglementer le problème qui frustrait l'industrie hôtelière. Cette dernière affirme avoir perdu des centaines de locations de chambres en raison de la présence d'Airbnb dans la province.

Selon l'association, les hôtels ne s'opposent pas à l'utilisation de la technologie, mais ils veulent que les règles du jeu soient telles qu'ils puissent livrer une concurrence juste à Airbnb.

«Nous ne sommes pas en guerre contre la plateforme Airbnb», a-t-il assuré dans un entretien.

Le Canada est l'un des plus grands marchés au monde pour Airbnb, et Montréal est l'une de ses 10 villes les plus populaires. Près d'un million de Canadiens ont utilisé Airbnb et environ 650 000 visiteurs au Canada ont eu recours à ses services dans la dernière année.

La société a lancé un projet pilote en Ontario, dans le cadre duquel elle envoie un courriel aux 11 000 personnes dans la province qui affichent leur résidence sur le site, en leur indiquant qu'ils doivent déclarer les revenus de location et en leur communiquant certaines informations sur les droits qui protègent les consommateurs, notamment en ce qui a trait aux annulations et aux remboursements.

Les détracteurs du service affirment qu'il est un nid d'entrepreneurs qui louent de multiples propriétés. Airbnb calcule plutôt que 85 % de ses «hôtes» mondiaux louent leur résidence principale en moyenne cinq à six nuits par mois.

Malgré tout, M. Conley reconnaît qu'Airbnb peut avoir un impact négatif sur l'accessibilité au marché dans les villes aux prises avec des crises de logement abordable.

Selon lui, le service d'Airbnb peut soustraire des dizaines de milliers de logements disponibles du marché, et certains spéculateurs «convertissent» des immeubles complets en hôtels illégaux. Dans des villes comme San Francisco, par exemple, les hôtes d'Airbnb n'ont ainsi pas le droit de louer des résidences secondaires par l'entremise du service.

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