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L'accord sur les calèches de Central Park vivement critiqué

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C'était une de ses promesses de campagne: la disparition «dans les premiers jours» de son mandat des calèches de Central Park, une activité centenaire très touristique que le maire Bill de Blasio estimait «inhumaine» pour les chevaux.

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Brigitte Dusseau
Agence France-Presse
New York

Les cyclo-pousses sont furieux, les défenseurs de Central Park interloqués et les propriétaires de chevaux ne veulent rien changer pour l'instant: l'accord sur les calèches à New York suscitait mardi de vives critiques, un embarras de plus pour le maire dans ce dossier.

C'était une de ses promesses de campagne: la disparition «dans les premiers jours» de son mandat des calèches de Central Park, une activité centenaire très touristique que le maire Bill de Blasio estimait «inhumaine» pour les chevaux.

Deux ans après sa prise de fonctions, la mairie a annoncé un accord de principe qui prévoit de diminuer de moitié le nombre des chevaux tirant ces calèches, de les réinstaller dans d'anciennes écuries de Central Park dont la rénovation d'ici octobre 2018 devrait coûter des millions de dollars au contribuable.

L'accord, qui doit encore être validé par le conseil municipal, interdirait aussi aux dizaines de vélos-taxis de Central Park d'opérer au sud de la 85e rue, là où se promène l'immense majorité des touristes.

«Nous sommes très contents d'être parvenus à un accord», a souligné lundi le maire Bill de Blasio, qui avait été soutenu lors de sa campagne par un groupe de pression opposé aux calèches. «Ce n'est pas tout ce que je voulais» au départ, a-t-il reconnu à la fin d'un long week-end férié, en évoquant «des opinions fortes» au sein du conseil municipal.

Mais il a souligné qu'à terme les chevaux n'auraient plus à circuler dans les rues de Manhattan pour venir à Central Park, et que leur nombre serait réduit, ce qui constitue «un vrai progrès».

Beaucoup de détails à régler

C'est un «accord de principe, mais nous avons encore beaucoup de détails à régler, nous sommes encore en négociation», tempère Christina Hansen, cochère et porte-parole de l'Association des calèches de New York (Horse and carriage Association).

Elle refuse notamment l'idée de diminuer le nombre des chevaux qui tirent les calèches par roulement, avant l'ouverture des nouvelle écuries dans Central Park. La mairie veut elle que leur nombre passe de 180 à 110 dès cette année, à 95 en 2018, et 75 à plus long terme.

«C'est compliqué de construire des écuries dans un parc, et l'histoire de New York est pleine de choses qui devaient être construites et ne l'ont jamais été», dit-elle à l'AFP.

D'autant que le projet fait grincer les dents des défenseurs des parcs new-yorkais, qui n'en avaient pas été informés, et sont déterminés à se battre pour l'empêcher.

«Est-ce la meilleure façon d'utiliser l'espace public du parc et est-ce la meilleure façon d'utiliser cet argent?», s'interroge Tupper Thomas, directrice de l'organisation indépendante «New Yorkers for Parks», qui défend depuis plus de 100 ans les parcs new-yorkais.

Elle souligne aussi que la rénovation des écuries va coûter au moins 20 millions de dollars au contribuable, alors que les calèches sont une entreprise privée. Et elle espère que la mairie va revenir sur sa décision, sans que son organisation ait à «durcir le ton».

Mardi, les cyclo-pousses avaient quant à eux prévu de manifester devant la mairie pour dénoncer un accord qui menace directement leur gagne-pain.

«Ils risquent de perdre la plupart de leurs clients», explique Peter Meitzler, co-fondateur de l'Association new-yorkaise des propriétaires de cyclo-pousses (New York City Pedicab Owners Association).

«Notre profession a été complètement tenue à l'écart des discussions», ajoute-t-il, en dénonçant une «approche cynique» et «immorale» visant à les «éliminer».

L'accord doit en théorie être présenté au conseil municipal, puis discuté. La procédure «peut prendre des semaines, des mois, et peut-être des années», veut-il croire.

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