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Montréal souhaite accueillir davantage de touristes de l'Hexagone

Si la France est le premier marché touristique... (Photo David Boily, La Presse)

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Si la France est le premier marché touristique outre-mer pour Montréal, les Français ne représentent cependant que 2,8% du nombre total de touristes qui visitent la métropole.

Photo David Boily, La Presse

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Étienne Fortin-Gauthier
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Montréal souhaite accueillir encore plus de touristes français et mènera une ambitieuse mission touristique dans la Ville Lumière.

La France est un marché «prioritaire» et il est impératif pour Montréal d'accueillir davantage de touristes de l'Hexagone, tranche le président de Tourisme Montréal, Yves Lalumière.

À l'occasion d'un entretien avec La Presse canadienne, M. Lalumière a révélé qu'un quatuor d'acteurs touristiques et économiques (Tourisme Montréal, la Chambre de commerce, Montréal international et la mairie) se rendra à Paris pour vanter la métropole francophone d'Amérique.

Cette «mission touristique» auprès d'acteurs politiques et du monde du tourisme sera accompagnée d'une campagne de publicité où l'on tentera aussi de séduire les citoyens français.

Cette semaine «Montréal à Paris» devrait s'amorcer avec le lancement dans la capitale française de l'exposition La planète mode de Jean Paul Gaultier, développée par le Musée des Beaux-Arts de Montréal. L'exposition occupera les Galeries nationales du Grand Palais, dès le 1er avril.

Si la France est le premier marché touristique outre-mer pour Montréal, les Français ne représentent cependant que 2,8% du nombre total de touristes qui visitent la métropole. En 2012, Montréal a reçu la visite de 251 000 touristes français, selon les dernières données disponibles.

Tourisme Montréal avait «un peu délaissé» le marché français au cours des dernières années, de l'aveu même de M.Lalumière. L'économie roule toujours au ralenti dans l'Hexagone, mais cela n'est pas un obstacle, selon lui. Au contraire, dit-il.

«Oui, c'est sûr que ça pourrait aller mieux là-bas. Mais malgré la récession qui s'étire, leur devise est très forte comparativement à la nôtre. C'est un très bon achat de visiter Montréal. Les hôtels restent abordables pour les Français, même si on a connu une hausse de 10-12$ la nuit depuis un an. On veut dire aux Français qu'ils auront du plaisir à Montréal pour un prix agréable», insiste-t-il.

Il est cependant peu probable de voir tout Paris placardé d'affiches vantant Montréal comme destination touristique.

Le président de Tourisme Montréal révèle que son organisation compte davantage s'afficher sur les réseaux sociaux en misant sur ses succès passés plutôt que d'investir des sommes colossales sur des campagnes traditionnelles.

Miser sur la nature

Yves Lalumière affirme que Montréal souhaite miser sur les intérêts premiers des Français pour ensuite leur faire découvrir le reste de l'offre d'ici.

«Les Français aiment le plein air et il faut leur faire savoir qu'on a beaucoup de verdure et de lieux où il est possible de faire du sport à Montréal. On doit démystifier cet aspect de notre offre, tout en vantant notre culture et notre gastronomie. Il faut surtout faire découvrir le nouveau Montréal», croit-il.

Bon nombre de Français nomment le Québec comme leur destination rêvée, selon une nouvelle étude de Tourisme Montréal qui porte sur la France et son potentiel pour Montréal.

Mais plusieurs ont depuis peu une motivation supplémentaire de faire un saut à Montréal: la famille et les amis.

Alors qu'en 2001, il y avait 23 800 Français qui vivaient à Montréal, il y en a maintenant près de 100 000, révèle Tourisme Montréal.

«On veut que les parents d'enfants qui étudient ici viennent les visiter et amènent d'autres membres de leur famille!», confie M. Lalumière.

Yves Lalumière affirme que la France est un marché naturel, mais qu'il faut aussi «consolider la francophonie» dans son ensemble. D'autres marchés européens non-francophones sont aussi dans la cible de la métropole.

«On a plusieurs destinations émergentes en Europe que nous voulons développer, dont le Royaume-Uni, la Turquie ou la République Tchèque. Ce qui va nous aider c'est l'augmentation des vols vers ces pays de la part d'Air Transat et d'Air Canada au cours des deux prochaines années», dit-il.

Car, le nerf de la guerre en tourisme demeure les liens aériens. Actuellement, Montréal est en quatrième place des aéroports canadiens les plus achalandés.

Yves Lalumière est persuadé que Montréal peut reprendre sa deuxième place et s'imposer comme une plaque tournante en ce qui à trait aux vols vers l'Europe.

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