Une entreprise française experte en biométrie a mis au point un système d'identification fondé sur la reconnaissance du réseau veineux de la paume de la main, applicable notamment dans l'hôtellerie de luxe, et mettant à l'abri de toute contamination grippale.

Comme les empreintes digitales, «le réseau veineux est propre à chacun», a expliqué Alain Choukroun, directeur général de Zalix (2 millions d'euros de chiffre d'affaires, une quinzaine d'employés), en présentant mardi son produit au salon Alarmes Protection Sécurité (APS).«La différence, c'est que la reconnaissance veineuse se fait sans contact», une aubaine en période de pandémie grippale, a-t-il fait valoir.

Pour mettre en oeuvre le système, il suffit d'approcher la paume de sa main d'un capteur qui envoie sur les tissus une lumière invisible, proche de l'infra-rouge, a-t-il développé.

Les veines étant déficientes en oxygène, cette lumière est absorbée, et le réseau veineux ainsi mis au jour peut être photographié par le capteur, qui en déduit une clef biométrique, autorisant ou non l'accès.

Les applications de ce procédé, baptisé «VeinAccess», sont multiples, estime M. Choukroun, qui vise en particulier l'hôtellerie de luxe, les spas et les grandes entreprises.

Un particulier s'en est déjà porté acquéreur et a installé 12 capteurs, vendu 2.000 euros (3175$) pièce, à son domicile, une propriété située sur la Côte-d'Azur, a-t-il indiqué.

Pour sa 14ème édition, le salon Alarmes Protection sécurité (APS) réunit 71 exposants, jusqu'à jeudi, Porte de Versailles à Paris (XVe).