La littérature québécoise s'expose

La toute nouvelle Maison de la littérature, inaugurée... (PHOTO PATRICE LAROCHE, LE SOLEIL)

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La toute nouvelle Maison de la littérature, inaugurée au début d'octobre dans le Vieux-Québec, abrite une bibliothèque, un espace d'exposition et un amphithéâtre, mais aussi des studios, un atelier de création de bandes dessinées et un espace pour accueillir un auteur en résidence.

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(QUÉBEC) Construite en 1848, la plus vieille église néogothique du Québec (puis première bibliothèque publique de la ville) jouxte désormais une annexe contemporaine faite de verre et d'acier. Ici loge la toute nouvelle Maison de la littérature, inaugurée début octobre, qui célèbre les auteurs québécois et leurs oeuvres.

La Maison de la littérature loge dans la... (PHOTO PATRICE LAROCHE, LE SOLEIL) - image 1.0

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La Maison de la littérature loge dans la plus ancienne église néogothique du Québec, que jouxte une annexe de verre et d'acier.

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Le lieu est d'une beauté saisissante de blancheur... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche) - image 1.1

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Le lieu est d'une beauté saisissante de blancheur et mérite à lui seul une visite. 

Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche

L’ancien temple Wesley accueille désormais les amoureux de... (Photo Patrice Laroche, Le Soleil) - image 1.2

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L’ancien temple Wesley accueille désormais les amoureux de littérature québécoise. 

Photo Patrice Laroche, Le Soleil

À la fois centre de diffusion et de création, le lieu abrite une bibliothèque, un espace d'exposition et un amphithéâtre, mais aussi des studios, un atelier de création de bandes dessinées et un espace pour accueillir un auteur en résidence. « Regrouper toutes ces fonctions sous un même toit est unique en Amérique du Nord, voire dans toute la francophonie », explique le directeur Bernard Gilbert.

Intégrée au réseau de bibliothèques de Québec, la Maison permet aux abonnés d'emprunter des documents. Mais les autres, dont les visiteurs venus de l'extérieur, ne sont pas en reste.

D'abord, le lieu est d'une beauté saisissante de blancheur et mérite à lui seul une visite. Le large escalier en colimaçon qui grimpe sur trois étages, les hauts plafonds, les murs immaculés... Par les larges fenêtres en ogive, la lumière entre généreusement.

Surtout, la Maison présente une foule d'activités ouvertes à tous, à commencer par l'exposition permanente En toute liberté, qui brosse un portrait historique de la prise de parole des auteurs québécois. Depuis 1837, soit juste avant la publication du rapport Durham, qui plaidait pour l'assimilation des Canadiens français, « peuple sans histoire et sans littérature », les auteurs d'ici prennent la plume pour se faire entendre, quitte à bousculer au passage l'ordre établi.

L'exposition peut être découverte en visite commentée ou autoguidée, avec un audioguide qui se déclenche de lui-même au gré de nos déplacements dans la bibliothèque.

Quatre écrans tactiles présentent, au moyen de photos, extraits audio ou vidéo, citations ou dessins, la ligne du temps de la littérature québécoise. Six bornes multimédias abordent différents thèmes qui ont marqué l'histoire littéraire du Québec, que ce soit le féminisme ou la parution de Refus global. Des écrans vidéo, disséminés à travers les rayonnages, diffusent des vidéos de comédiens interprétant des oeuvres littéraires ou théâtrales (Ines Pérée et Inat Tendu, Volkswagen Blues, Le goût des jeunes filles...). Des chansons ou des poèmes retentissent dans certains coins.

Disséminés au milieu des rayonnages, des écrans, où... (PHOTO PATRICE LAROCHE, LE SOLEIL) - image 2.0

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Disséminés au milieu des rayonnages, des écrans, où sont interprétées de grandes œuvres littéraires du Québec. 

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La salle de lecture est inondée de lumière.... (PHOTO PATRICE LAROCHE, LE SOLEIL) - image 2.1

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La salle de lecture est inondée de lumière.

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Autour des tables, des auteurs invisibles - Nicolas Dickner, Biz, Catherine Dorion - discutent de création et de liberté d'expression.

Sur un écran géant suspendu devant la mezzanine, des images tirées d'oeuvres littéraires ou cinématographiques aussi diverses que marquantes sont projetées en boucle : Pour la suite du mondeTi-Coq ou la Nuit de la poésie de mars 1970. Un poste multimédia permet de plus de consulter des entrevues réalisées avec des géants de la scène culturelle québécoise (Claude Jutra, Anne Hébert, Hubert Aquin...).

Bref, il y a ici assez de matériel à écouter, lire et visionner pour occuper un après-midi entier. Sans compter tous ces romans, essais, bandes dessinées et autres documents qu'on peut consulter sur place.

« On souhaite faire de la Maison un lieu de passage entre les auteurs et le grand public, explique Bernard Gilbert. On veut qu'elle soit habitée par la communauté. Son ouverture marque le retour dans le Vieux-Québec d'un espace public de rencontre et l'ajout d'un nouvel espace patrimonial et culturel à visiter. »

La Maison offre ainsi plusieurs activités et événements littéraires : lectures publiques, ateliers d'écriture, spectacles de poésie ou de chant, conférences... Les bédéistes de La Shop à bulles, installés dans l'annexe, proposent aussi des activités ponctuelles. Certaines sont gratuites, d'autres sont payantes, mais la très grande majorité sont ouvertes à tous, abonnés ou non. L'accès à la Maison de la littérature est gratuit.

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Consultez le site de la Maison de la littérature: http://www.maisondelalitterature.qc.ca/

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