L'ombre de La Corriveau

  • La terrasse de Lévis offre une vue imprenable sur le Saint-Laurent. (Photo Hugo-Sébastien Aubert, La Presse)

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    La terrasse de Lévis offre une vue imprenable sur le Saint-Laurent.

    Photo Hugo-Sébastien Aubert, La Presse

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  • C'est à Saint-Vallier, à une quarantaine de kilomètres à l'est de Lévis, que La Corriveau a assassiné son mari, le cultivateur Louis Dodier. (Photo Hugo-Sébastien Aubert, La Presse)

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    C'est à Saint-Vallier, à une quarantaine de kilomètres à l'est de Lévis, que La Corriveau a assassiné son mari, le cultivateur Louis Dodier.

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  • En 1763, les autorités ont suspendu a cage contenant le corps de La Corriveau en ce lieu, où se rejoignent aujourd'hui le boulevard de l'Entente et la rue Saint-Joseph. (Photo Hugo-Sébastien Aubert, La Presse)

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    En 1763, les autorités ont suspendu a cage contenant le corps de La Corriveau en ce lieu, où se rejoignent aujourd'hui le boulevard de l'Entente et la rue Saint-Joseph.

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  • Les Chocolats favoris, une des boutiques gourmandes du Vieux-Lévis. (Photo Hugo-Sébastien Aubert, La Presse)

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    Les Chocolats favoris, une des boutiques gourmandes du Vieux-Lévis.

    Photo Hugo-Sébastien Aubert, La Presse

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  • Depuis la terrasse de Lévis, on peut admirer le Château Frontenac et le Vieux-Québec. (Photo Hugo-Sébastien Aubert, La Presse)

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    Depuis la terrasse de Lévis, on peut admirer le Château Frontenac et le Vieux-Québec.

    Photo Hugo-Sébastien Aubert, La Presse

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(Lévis) Bien des légendes québécoises sont basées sur des faits historiques. Ces événements étaient parfois si frappants et les personnages impliqués si extraordinaires qu'ils sont entrés dans la légende. C'est ce qui est arrivé avec La Corriveau. Son terrible châtiment a marqué les habitants de Lévis, puis l'ensemble des Canadiens français.

Dans la nuit du 26 au 27 janvier 1763, dans le village de Saint-Vallier, près de Québec, Marie-Josephte Corriveau assassine son deuxième mari, le cultivateur Louis Dodier, de deux coups de hache à la tête. Un tribunal militaire britannique conclut d'abord à la culpabilité de Joseph Corriveau, le père de Marie-Josephte Corriveau, et le condamne à la pendaison. La Corriveau s'en sort avec une condamnation pour complicité et une soixantaine de coups de fouet.

Le confesseur de Joseph Corriveau, le père Glapion, est toutefois convaincu de l'innocence de l'homme et amène le tribunal militaire à tenir un nouveau procès.

La Corriveau avoue son meurtre lors de cette nouvelle audience, en avril 1763. Le tribunal militaire la condamne à la pendaison et ordonne l'exposition de son corps dans un lieu public afin de dissuader d'autres meurtriers en puissance.

On pend La Corriveau quelques jours plus tard sur les plaines d'Abraham et on insère son corps dans une cage de fer, qu'on installe à une fourchée des chemins à Pointe-Levy, à une dizaine de lieues de Saint-Vallier.

L'aspect repoussant du cadavre, le cliquètement sinistre du métal, tout cela incommode fortement les habitants de Pointe-Levy pendant une quarantaine de jours, jusqu'à ce qu'on décroche la cage et qu'on enterre discrètement La Corriveau à la périphérie du cimetière de l'église Saint-Joseph de Lévis.

La tradition orale s'empare de l'événement: La Corriveau n'a pas tué qu'un seul mari, mais six ou sept. Son fantôme, contenu dans sa cage de métal, terrorise plusieurs voyageurs isolés.

Autour de 1850, des fossoyeurs qui agrandissent le cimetière de l'église Saint-Joseph découvrent une cage de métal contenant quelques os.

Cette cage se retrouve dans un musée aux États-Unis, avant de disparaître de la circulation. En 2011, on la retrace dans un musée du Massachusetts, le Peabody Essex Museum.

À voir

Le circuit de La Corriveau à Lévis

Les autorités britanniques ont suspendu la cage de La Corriveau à peu près à l'endroit où se rejoignent aujourd'hui le boulevard de l'Entente et la rue Saint-Joseph, à Lévis. Entre cette fourche et l'église Saint-Joseph, la rue Saint-Joseph donne encore une impression de village. On y observe notamment une petite chapelle datant de 1789, dédiée à la bonne Sainte-Anne. Juste avant l'église, la rue Jolliet permet de descendre sur le bord du fleuve. C'est ici, sur la grève Jolliet, qu'un bateau passeur aurait accosté en 1763 pour transférer le corps de La Corriveau sur la rive sud.

Le cimetière qui bordait l'église Saint-Joseph a été déplacé, mais l'église elle-même, qui date de 1830, mérite une petite visite.

Le Vieux-Lévis

Situé tout près de la traverse Québec-Lévis, il s'agit d'un quartier tranquille. On y retrouve de belles maisons victoriennes, notamment dans la rue Guénette. Cette rue borde le carré Déziel, qui offre une belle perspective sur l'église Notre-Dame-de-la-Victoire, construite en 1851. On y retrouve également la Maison Alphonse-Desjardins, qui vit naître la première caisse populaire en 1900. Tout près, la rue Bégin propose plusieurs commerces d'intérêt, comme une épicerie fine et le site original des Chocolats favoris. Lorsqu'il fait froid, une petite pause pour savourer un énorme chocolat chaud est particulièrement appréciée.

La terrasse de Lévis

C'est probablement à partir de la terrasse de Lévis, au-dessus de la traverse, qu'on peut admirer la plus belle vue de la ville de Québec.

Bâtie dans les années 30 pour fournir du travail aux ouvriers pendant la crise économique, la terrasse ressemble à une petite forteresse, avec ses bastions et ses contreforts. L'hiver, le vent y souffle fort. Mais la vue sur Québec et sur le Vieux-Lévis, avec ses nombreux clochers, vaut le détour. Un grand panneau touristique permet également de localiser les petites boutiques et cafés qui plaisent aux visiteurs.

À faire: Le traversier

Pour les gens de la rive sud qui travaillent à Québec, c'est un passage obligé. Pour les visiteurs, c'est une petite aventure en soi, une mini-croisière qui permet d'admirer Québec dans toute sa splendeur: le cap Diamant, la terrasse Dufferin, le château Frontenac, le quartier du Petit-Champlain, tout se dévoile. Pendant la saison froide, il est particulièrement intéressant de voir la coque du traversier repousser les glaces comme s'il s'agissait de vulgaire styromousse.




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