Cinq randonnées accessibles en métro

Une quinzaine de kilomètres de sentiers pédestres se... (Photo Hugo-Sébastien Aubert, La Presse)

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Une quinzaine de kilomètres de sentiers pédestres se profilent dans le parc-nature de la Pointe-aux-Prairies. On pourrait y apercevoir un coyote effrayé ou un cerf de Virginie et son faon.

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Au-delà de l'incontournable parc du Mont-Royal, en pleine forêt, au bord de l'eau, d'île en île ou dans les marais, Montréal a une nature étonnamment variée à nous faire découvrir le temps d'une randonnée. Voici cinq coups de coeur, tous accessibles en transports en commun, pour échapper à la frénésie urbaine pendant quelques heures.

Un pont, qui surblombe la rivière des Prairies,... (Photo Hugo-Sébastien Aubert, La Presse) - image 2.0

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Un pont, qui surblombe la rivière des Prairies, mène du parc de la Merci, à Ahuntsic, à l'île Perry, à Laval. 

Photo Hugo-Sébastien Aubert, La Presse

D'Ahuntsic à Laval

Cette randonnée apaisante au bord de l'eau est destinée à nous faire savourer la beauté d'habiter une île. Du parc des Bateliers, où l'autobus nous dépose, on aperçoit déjà les eaux calmes de la rivière des Prairies, si étroite à cette hauteur que l'on distingue sans effort les maisons juchées sur la rive opposée.

Après quelques instants de contemplation, on emprunte le sentier asphalté qui longe la piste cyclable vers l'est, en direction du parc de la Merci. Plusieurs arrêts permettent en chemin de poser son regard sur les eaux miroitantes, sillonnées par les canards qui, même l'hiver, ne désertent plus les lieux. Ce côté de la berge est aussi l'endroit par excellence pour admirer le crépuscule. Plusieurs sentiers qui s'enfoncent entre les arbres permettent par ailleurs d'atteindre directement le rivage à partir du chemin principal.

Quelques dizaines de mètres plus loin, on arrive à la voie ferrée utilisée pour le transport de marchandises, qui coupe le boulevard Gouin. On la dépasse et on s'engage sur le petit pont piétonnier qui mène jusqu'à l'île Perry, qui offre elle aussi de ravissants points de vue sur l'eau. Ici et là, des bancs de pique-nique sont judicieusement disposés pour profiter de la vue tout en cassant la croûte.

En revenant à la voie ferrée, on bifurque vers le pont de l'île Perry pour franchir, en quelques minutes seulement, la courte distance qui nous sépare de Laval.

De l'autre côté du pont, nous voilà dans l'île Jésus. Au bord de l'eau, à côté du petit moulin du Crochet, les endroits pour s'asseoir ne manquent pas non plus. Si on continue vers l'est, on arrive au parc des Prairies en moins de 10 minutes. Sur place, on préfère quitter le chemin asphalté pour s'engager sous le couvert des arbres où, l'automne, ormes de Sibérie, chèvrefeuilles, pommiers sauvages et érables se parent de leurs plus belles teintes, tandis que des canards aux couleurs bigarrées nagent dans l'étang.

Sur toute sa longueur, le parc des Prairies fait un peu plus de 1 km ; on peut le traverser pour rejoindre la station de métro Cartier, ou revenir sur ses pas par le pont de l'île Perry, juste à temps pour un splendide coucher de soleil sur l'eau.

Comment s'y rendre? 

Pour arriver au parc de la Merci, il faut prendre l'autobus 69 depuis la station de métro Henri-Bourassa. On descend après 15 minutes de trajet sur le boulevard de l'Acadie, à l'angle du boulevard Gouin, en face du parc des Bateliers.

Si l'on poursuit sa randonnée jusqu'au parc des Prairies, à Laval, une quinzaine de minutes suffisent pour atteindre la station de métro Cartier depuis son extrémité est, située rue Donck, et ainsi reprendre la ligne orange.

À savoir

  • Heures d'ouverture: 7 h à 22 h
  • Accès gratuit
  • Chalet d'accueil au parc des Prairies seulement
  • Durée totale de la randonnée: de 2 à 3 heures
  • Les chiens en laisse sont permis dans les deux parcs

Dans l'île de la Visitation, en face du... (Photo Hugo-Sébastien Aubert, La Presse) - image 3.0

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Dans l'île de la Visitation, en face du barrage de la centrale hydroélectrique de la rivière des Prairies, un point d'observation incontournable offre une vue imprenable sur les rives.

Photo Hugo-Sébastien Aubert, La Presse

Un parcours historique au fil de l'eau

Découvrir le parc-nature de l'Île-de-la-Visitation, c'est plonger au coeur d'un quartier parsemé de monuments historiques et habité par une faune ailée des plus diversifiées. 

On entame cette randonnée tout près de la maison du Meunier, située juste au-dessus du Bistro des Moulins. En arrière du bâtiment historique, un escalier mène vers un observatoire sur la rivière des Prairies, où l'on distingue encore des pans de mur des vieux moulins. En traversant la rue du Pont, on arrive tout droit à l'île de la Visitation. Un sentier en ligne droite mène sous le pont Papineau, au pied de la rivière. Mais en empruntant le sentier qui bifurque vers la droite, on peut parcourir l'île d'ouest en est. Plusieurs escaliers mènent au coeur du bois pour aboutir à une aire de pique-nique, elle-même reliée à un chemin qui longe l'eau vers l'ouest.

À la pointe ouest de l'île, en face du barrage de la centrale hydroélectrique de la rivière des Prairies, un point d'observation incontournable offre une vue imprenable sur les rives et permet d'admirer bon nombre de canards, de grands hérons et d'oiseaux venus s'abreuver ici. C'est aussi de cet observatoire que l'on peut retourner vers l'île de Montréal. Le sentier aboutit droit au chalet d'accueil, où des tableaux explicatifs mettent des noms sur les espèces d'oiseaux aperçues.

De nouveau dans l'île de Montréal, on peut suivre un parcours parsemé de tables de pique-nique et de bancs longeant le bord de l'eau sur près de 2 km jusqu'à l'avenue de Bruxelles, après le boulevard Saint-Michel. À la hauteur de l'avenue Cadieux, en face de l'île du Cheval-de-Terre, des rochers plats nous permettent d'avancer sur l'eau pour observer à satiété canards et bernaches, de l'autre côté du barrage.

Pour les amateurs d'histoire qui voudraient agrémenter la randonnée, l'application mobile Destination Sault nous signale par une vibration la présence de points d'intérêt historiques à proximité, comme la croix de Nicolas-Viel, dans l'île de la Visitation, ou la maison du Pressoir, près du boulevard Gouin. En plus des fiches historiques, des animations, des visites virtuelles et six parcours à suivre (sur une carte interactive) y sont proposés afin de ne rien manquer du riche patrimoine de ce secteur anciennement appelé le village de Sault-au-Récollet.

Comment s'y rendre? 

En prenant l'autobus 69 en direction est, depuis la station de métro Henri-Bourassa, on se retrouve en moins de 10 minutes à l'intersection du boulevard Henri-Bourassa et de la rue Saint-Firmin, d'où l'on rejoint en cinq minutes à pied la rue du Pont pour accéder au parc. Pour le retour, on peut reprendre l'autobus 69 sur le boulevard Henri-Bourassa en direction ouest.

À savoir

  • Heures d'ouverture: 9h30 à 16h30
  • Accès gratuit
  • Le chalet d'accueil est situé au 2425, boulevard Gouin Est
  • Durée totale de la randonnée: de 2 à 3 heures
  • Les chiens en laisse sont permis dans le parc

Dans une forêt centenaire

Dans le nord-ouest de Montréal, entre les arrondissements de Saint-Laurent et de Pierrefonds-Roxboro, le parc-nature du Bois-de-Liesse recèle des forêts de feuillus deux fois centenaires.

L'automne, ces arbres imposants affichent une palette de couleurs aux tons de jaune, d'orangé et de rouge vif.

Parmi les plus beaux sentiers de ce vaste bois, on compte le sentier des Érables noirs, qui fait une boucle de 1,7 km le long d'un ruisseau, à travers une forêt dense et touffue. Les arbres sont si hauts dans ce secteur que les rayons de soleil peinent à percer le feuillage. Seul le bruit de la circulation sur l'autoroute voisine nous rappelle qu'on est encore en ville. Et comme les araignées s'en donnent à coeur joie dans cet habitat sauvage, attention de ne pas s'empêtrer dans leurs toiles, dont certaines traversent les sentiers de part en part.

Le sentier voisin des Bois-Francs, plus étendu, commence lui aussi au chalet d'accueil des Champs. Ses 3 km sillonnent une végétation un peu moins dense, parsemée d'érables argentés.

Il n'y a pas de haltes pour se reposer en chemin, mais on trouvera plusieurs raccourcis si l'on a besoin d'écourter sa route. Les mycologues en herbe apprécieront par ailleurs ce parcours boisé et humide où l'on peut admirer plusieurs variétés de champignons (leur cueillette est cependant interdite).

Du côté est du chalet des Champs, on peut poursuivre la randonnée en suivant la boucle des Champs-Pitfield, d'une longueur de 2,9 km. Celle-ci mène jusqu'à la Maison Pitfield, où l'on peut pique-niquer et se reposer au soleil, reprendre l'autobus pour rentrer au bercail ou choisir entre deux autres parcours. Celui de la Péninsule, qui mène à un observatoire sur la rivière des Prairies, mérite particulièrement qu'on l'ajoute à la randonnée - quitte à arriver directement à la Maison Pitfield si l'on préfère réduire les distances.

Comment s'y rendre? 

De la station de métro Du Collège, sur la ligne orange, l'autobus 175 permet, en semaine, de se rendre à l'entrée sud du parc, qui mène au chalet d'accueil des Champs (situé au 3555, rue Douglas-B.-Floreani).

Le week-end, il faut prendre l'autobus 215 à partir de la station Côte-Vertu et s'arrêter sur le boulevard Henri-Bourassa, à l'angle de la rue Douglas-B.-Floreani, dans laquelle il faut marcher une bonne dizaine de minutes afin d'atteindre le chalet.

Pour arriver à la Maison Pitfield ou en repartir, l'autobus 468 relie ce chalet (situé au 9432, boulevard Gouin Ouest) à la station de métro Côte-Vertu en moins de 30 minutes la semaine. La fin de semaine, il faut prendre les autobus 64 et 68, qui se rencontrent à l'intersection du boulevard Gouin et de la rue Grenet.

À savoir 

  • Heures d'ouverture: 10h à 17h
  • Accès gratuit
  • Passez au chalet d'accueil pour obtenir la plus récente version de la carte des sentiers.
  • Durée totale de la randonnée : de 2 à 4 heures
  • Les chiens en laisse sont permis dans le parc

Entre forêts et marais

Au bout de l'île de Montréal, à l'extrême est de la rue Sherbrooke, après les raffineries et la zone industrielle de Pointe-aux-Trembles, une quinzaine de kilomètres de sentiers pédestres se profilent dans le parc-nature de la Pointe-aux-Prairies. 

De l'endroit où l'autobus nous dépose, il faut traverser la rue Sherbrooke en direction nord. Un chemin mène en moins de 10 minutes à pied au chalet d'accueil Héritage, point de départ de trois randonnées. Une fois au chalet, on en profite pour explorer le petit espace aménagé pour les enfants sur les animaux du parc, où - surprise! - on apprend que la forêt abrite aussi des coyotes. Ces prédateurs craintifs se font pourtant rares en présence de randonneurs. Avec un peu de chance, on pourrait toutefois apercevoir des cerfs de Virginie avec leur faon.

Dans cette zone du parc, il faut traverser un secteur humide où poussent en abondance des phragmites, les roseaux des marais, avant d'arriver à la forêt. À l'orée du bois, on peut choisir d'emprunter le sentier de la Tortue, le plus court (1,4 km), celui du Castor (1,9 km) ou celui de l'Écureuil, le plus long avec ses 3,3 km. Tous les trois sillonnent la même forêt de feuillus vaste et aérée. De part et d'autre des sentiers qui serpentent entre les érables, des marécages surgissent ici et là. On les franchit grâce à des passerelles en bois. 

Après une balade en forêt, on peut rejoindre le fleuve par la rue Sherbrooke. Côté sud, devant l'arrêt d'autobus, le sentier du Rat mène à une allée fleurie que l'on parcourt avec une pensée pour le spectacle que les rangées de pommetiers doivent donner au printemps...

Au bout de l'allée, on aboutit à une autre zone marécageuse, où l'on peut se poser un moment avant de plonger de nouveau au coeur d'un bois. Il faut par la suite traverser la voie ferrée, puis la rue Notre-Dame avant d'atteindre une aire de pique-nique, avec vue sur le fleuve. Un petit sentier à travers les roseaux permet d'arriver jusqu'à un petit quai en bois, d'où l'on peut contempler la rive toute proche de l'île Sainte-Thérèse.

Le parc-nature de la Pointe-aux-Prairies possède aussi un long sentier pédestre (4,9 km) dans le secteur de Rivière-des-Prairies, qui commence au pavillon des Marais et atteint l'historique Maison Bleau. Accessible par le boulevard Gouin, ce secteur est toutefois moins facile à rejoindre en transports en commun, car il faut prendre deux autobus à partir du métro. Un sentier d'accès de 5,5 km et une piste cyclable, qui contournent la station d'épuration des eaux usées et traversent l'autoroute Félix-Leclerc, la relient néanmoins à la portion sud du parc. 

Comment s'y rendre?

De la station de métro Honoré-Beaugrand, le terminus est de la ligne verte, on prend l'autobus 186, qui s'arrête directement en face de l'entrée du parc-nature. Patience pour le trajet en bus, car il faut compter une bonne demi-heure - en ligne droite - avant d'arriver à destination. Le chalet d'accueil Héritage est situé au 14905, rue Sherbrooke Est.

À savoir

  • Heures d'ouverture: 9h30 à 16h30
  • Accès gratuit
  • Passez au chalet d'accueil pour obtenir la plus récente carte des sentiers.
  • Durée totale de la randonnée: de 3 à 5 heures
  • Les chiens en laisse sont permis dans le parc

Bol d'air à l'orée de la ville

Si le Plateau Mont-Royal a son parc La Fontaine, le Sud-Ouest peut se targuer de posséder un vaste espace vert pourvu d'un lac oblong qui s'étire sur 1 km. Avec ses airs de jardin anglais et ses chemins sinueux qui le traversent de part et d'autre, le parc Angrignon est le poumon d'une zone cernée de trois boulevards et se prête à merveille à une courte randonnée.

Dès les premiers mètres, des canards, de nombreux goélands et même un héron, immobile sur sa roche, nous accueillent aux deux petits lacs qu'ils ont choisis pour se poser. Plus on s'enfonce dans le parc, plus le terrain boisé devient touffu de chaque côté du sentier asphalté. Si l'on se laisse dériver sur ce long corridor, on finit par arriver jusqu'au boulevard de La Vérendrye - à moins, bien sûr, de se joindre en chemin aux groupes d'amateurs de tai-chi dans le parc.

L'idéal est de revenir ensuite sur ses pas, en empruntant cette fois le chemin boisé qui mène directement à la pointe du grand lac. De là, on aura envie de prendre son temps dans le sentier ceinturé de bouleaux, de saules pleureurs et d'érables qui longe le bord de l'eau sur toute sa longueur. Lorsque la fatigue se pointe le bout du nez, on ne résiste pas longtemps aux chaises longues en bois installées par la Ville, d'où l'on se régale de la vue apaisante sur les quenouilles et les nénuphars des eaux tranquilles.

À l'extrémité du lac, face au boulevard des Trinitaires, une aire de jeux pour enfants, meublée de tables de pique-nique, signale la fin du parcours. Si l'on préfère éviter de refaire le même chemin en sens inverse, on peut toujours prendre un raccourci et retourner par la rue à la station de métro Angrignon, située à quelques pâtés de maisons.

Comment s'y rendre? 

Rien de plus simple que d'arriver au parc Angrignon: en métro, on prend la ligne verte en direction ouest, jusqu'au terminus. Le parc commence juste à l'arrière de l'édicule.

À savoir 

  • Heures d'ouverture: 6 h à minuit
  • Accès gratuit
  • Pas de chalet d'accueil
  • Durée totale de la randonnée: de 1h30 min à 2 heures
  • Des aires d'exercice canin sont aménagées pour laisser courir librement son chien, de 7h à 23h.

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