Sur la route de l'Outaouais

Une agréable promenade permet de descendre jusqu'au pied... (Photo Mathieu Waddell, La Presse)

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Une agréable promenade permet de descendre jusqu'au pied des très belles chutes de Plaisance.

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Les villes et villages de l'Outaouais comptent plusieurs adresses qui valent le détour.

PLAISANCE

Marais et presqu'îles

Qu'on aime donc le nom de cette réserve faunique du réseau de la SEPAQ! On pense silence, contemplation, paresseux paysages... et on a bien raison. Ici, la rivière des Outaouais forme des îles, des presqu'îles, des marais, que l'on peut explorer en canot, en kayak, en rabaska et même à pied, sur la Zizanie des marais, une passerelle de bois qui zigzague sur 1 km à travers les nénuphars et les roseaux. C'est le royaume des hérons et des ouaouarons, et l'on se surprend à marcher sur la pointe des pieds, pour ne pas les effaroucher.

Le camping offre 33 tentes Huttopia en formule prêt-à-camper et 140 emplacements classiques aux qualités variables. Nos préférés: les numéros 89 à 97, tout près de l'eau. Seul (gros) bémol: presque partout, des écriteaux nous préviennent de la présence d'herbe à la puce. Un peu dissuasif, disons.

Épique époque

Au village de Plaisance, un petit centre d'interprétation administré par un organisme à but non lucratif (OBNL) a été aménagé dans l'ancien presbytère.

On y présente une exposition un peu brouillonne mais très touffue sur l'histoire de la région, étroitement liée à l'exploitation forestière et à l'époque héroïque de la drave. 

Balade aux chutes

L'OBNL gère aussi le site des Chutes de Plaisance, un joli parc qui permet de descendre jusqu'au pied des chutes (53 m de dénivellation). Au pavillon d'accueil, on a reproduit un magasin général avec divers objets anciens, et une maquette représente le village de North Nation Mills qui s'élevait ici autrefois. Luc Fortier, dans la peau et les habits de son grand-père Frid Fortier, vous racontera l'histoire de la disparition du village. Intéressant.

Alain Boyer, artisan propriétaire de la Fromagerie Montebello,... (PHOTO MATHIEU WADDELL, LA PRESSE) - image 2.0

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Alain Boyer, artisan propriétaire de la Fromagerie Montebello, s'apprête à lancer un nouveau fromage appelé L'Adoray.

PHOTO MATHIEU WADDELL, LA PRESSE

MONTEBELLO

Le fief de PapineauOn connaît (presque) tous le fameux Château Montebello, cet immense hôtel de bois rond qui surplombe la rivière des Outaouais. On sait moins que c'est ce qui vaut au village d'être l'hôte du LogFest, ou Festival international de la construction de bois rond (cela ne s'invente pas). 

Quoi qu'il en soit, il faut prendre le temps d'arpenter la rue principale de Montebello pour admirer ses jolies maisons anciennes, qui ont presque toutes conservé leurs atours. Après, on pourra toujours s'offrir un verre sur la terrasse du Château en contemplant la rivière, comme l'ont fait de nombreuses têtes plus ou moins couronnées.

Parlant de gros bonnets, rappelons que la région dite de la Petite-Nation était le fief de la famille de Louis-Joseph Papineau, l'un des chefs de la rébellion de 1837. Son père, Joseph, seigneur du lieu à compter de 1803, lui a vendu le domaine en 1817. De retour d'exil après les événements que l'on sait, Louis-Joseph s'est fait construire un manoir digne de son rang. Désigné «Lieu historique national du Canada», le manoir est ouvert au public. La visite, passionnante, permet de se coucher un peu moins ignorant le soir venu.

Un homme et ses fromages

À la Fromagerie Montebello, Alain Boyer, passionné et avenant, concocte les célèbres fromages Tête à Papineau, Rébellion 1837 et Manchebello. Il s'apprête à en lancer un nouveau, L'Adoray, vieilli un mois et cendré à l'épicéa d'Europe (primeur: c'est un délice).

Alain Boyer, qui achète déjà tout son lait du même producteur, entend avant longtemps utiliser de la cendre de pommier de la région, qui donnera à son Adoray un goût encore plus unique. À suivre...

SAINT-ANDRÉ-AVELLIN

La Toquade

Étonnant dans un si petit village (par ailleurs très coquet), le bistro La Toquade offre des plats simples et bien faits qui sortent des éternels hamburger-poutine-pizza (même s'il y a de cela aussi). À essayer, le club sandwich de canard confit sur pain abricots-canneberges-noisettes, original, bien nourrissant et vraiment bon.

CHELSEA

Drôle de village que celui-ci, qui se divise en deux morceaux avec rien au milieu. Quelques boutiques, une pizzeria, un sympathique café ami des chats (le Café Chat sibérien) et pouf! C'est fini. 

On dit «rien au milieu», mais ce n'est pas tout à fait vrai. Il y a le Nordik Spa nature, le plus vaste établissement du genre en Amérique du Nord.

Juste en face, dans un tout autre registre, on a bien aimé l'atelier-boutique Doozy Candle. Le maître des lieux, Bruce Langer, a commencé à fabriquer des bougies en 1969, dans sa période «jeune hippie».

De son propre aveu, il est maintenant... un vieux hippie qui fabrique des bougies! Tant mieux: elles sont colorées, originales et, qui plus est, presque éternelles. Comme leur créateur, en somme.

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