Recherche Voyage

Visite du quartier Bonsecours: trésors montréalais

Partir à la découverte du Vieux-Montréal, une activité... (Photo Ivanoh Demers, La Presse)

Agrandir

Partir à la découverte du Vieux-Montréal, une activité sans fin...

Photo Ivanoh Demers, La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le musée Marguerite-Bourgeoys propose depuis la mi-avril des visites à pied dans le quartier Bonsecours. Nous avons déambulé avec la guide Marie-Hellène Lemay dans les rues du Vieux-Montréal à la découverte de quelques bonnes histoires. En voici quelques-unes.

Huit incendies ont précédé la construction de l'immeuble... (Photo Ivanoh Demers, La Presse) - image 1.0

Agrandir

Huit incendies ont précédé la construction de l'immeuble actuel du Marché Bonsecours, néoclassique, qui a débuté en 1844.

Photo Ivanoh Demers, La Presse

L'ancien hôtel de prestige Rasco construit rue Saint-Paul... (Photo Ivanoh Demers, La Presse) - image 1.1

Agrandir

L'ancien hôtel de prestige Rasco construit rue Saint-Paul a fait les beaux jours de Montréal au XIXe siècle.

Photo Ivanoh Demers, La Presse

Le Marché Bonsecours

Nous sommes au Marché Bonsecours, au coeur du quartier qui se trouvait juste à l'extérieur des fortifications. Jusqu'à ce qu'il abrite la mairie de la ville (autrefois appelée l'Intendance). Huit incendies ont eu lieu sur le site au total, dont quatre sur l'édifice actuel, néoclassique, construit en 1844. Parmi les anciens bâtiments rasés par les flammes: le Queen's Theatre (officiellement le Royal Theatre), construit par la famille Molson. Un théâtre fréquenté entre autres par le romancier et dramaturge anglais Charles Dickens, qui y a présenté au moins trois pièces jusqu'en 1842.

Hôtel Rasco

Cet ancien hôtel de prestige construit rue Saint-Paul a fait les beaux jours de Montréal au XIXe siècle. Au fil des ans, on a d'ailleurs trouvé de valeureux objets, y compris de la vaisselle, qui est aujourd'hui exposée dans des musées montréalais. Construit par Francesco Rasco en 1836, l'hôtel a été converti en pension en 1890. Au fil des ans, son état s'est dégradé. Abandonné complètement en 1970, le Rasco a pris feu en 1977. Presque tout l'intérieur a été détruit. L'ancien hôtel abrite aujourd'hui un restaurant au rez-de-chaussée. Aux étages supérieurs se trouvent des appartements à louer. Avis aux intéressés.

Place Jacques-Cartier

On a abondamment parlé de cette grande place quasi déserte en dehors de la saison touristique estivale. Mais saviez-vous que le Collège de Montréal (anciennement le collège Saint-Raphaël) y dominait la place en 1773? Qu'il s'agissait à l'origine d'un hôtel particulier construit par le gouverneur Philippe de Vaudreuil? Malheureusement, un incendie a ravagé le bâtiment en 1803. Les dalles foncées qu'on voit aujourd'hui y tracent d'ailleurs les anciens contours. La place est transformée en marché public. Seul vestige: un petit stand (la cabane à sucre), qui fait office de «marché» - une condition que doit respecter la Ville de Montréal.

Place Vauquelin

L'histoire de Montréal est une suite infinie de démolitions et de reconstructions, notamment en raison des incendies. Avant d'être la place qui surplombe notre petit Champ-de-Mars, une immense résidence accueillait les Jésuites depuis 1692. Mais après la Conquête (1760), l'immeuble leur a été confisqué, puis converti en prison. Le gouvernement l'a démoli, puis a construit un palais de justice en 1850 - sur une partie du terrain. Une place publique occupe l'espace restant. Au centre se trouve la statue de Jean Vauquelin, lieutenant français de vaisseau. Une réponse à l'érection de la colonne Nelson, amiral célébré... par les Anglais. À l'été 2013, quelques scènes du film de la série X-Men: Days of Future Past ont été tournées place Vauquelin.

L'édifice Chaussegros-de-Léry

L'immeuble conçu par le regretté architecte Dan Hanganu porte le nom de l'ingénieur français qui a conçu les fortifications de la ville et dessiné les plans du «château» de Philippe de Vaudreuil (place Jacques-Cartier). L'immeuble postmoderniste a été construit en 1992 dans l'un des très nombreux stationnements du Vieux-Montréal. «C'est un complexe avec une partie résidentielle et une partie administrative, qui inclut des services municipaux, nous dit Marie-Hellène Lemay. Sur le plan architectural, ce qui est intéressant, c'est qu'on retrouve les caractéristiques propres à l'architecture locale. L'édifice est fait avec des blocs de béton qui imitent la pierre de taille, typique du XIXe.»

Une maison de faubourg

Nous sommes dans la rue Saint-Louis, à l'extérieur des vieilles fortifications de la ville, non loin des édifices municipaux de la Ville de Montréal. Deux petites maisons sortent du lot, dont cette maison rose, typique des années 1740, et une autre, plus récente, construite au XIXe siècle. Ce petit détour n'est pas prévu dans le tour du musée Marguerite-Bourgeoys, mais on ne boude pas son plaisir lorsqu'on se trouve à quelques pas des rares joyaux du XVIIIe siècle à Montréal. Des maisons qui ne sont pas tant mises en valeur et qui appartiennent à des particuliers. «C'est une maison de faubourg typique, on dirait même une maison de ferme», nous dit Marie-Hellène Lemay.

Maison Louis-Joseph-Papineau

Cette maison construite en 1785 rue Bonsecours a été acquise par le notaire Joseph Papineau peu de temps après. La maison a été léguée à son fils Louis-Joseph Papineau, homme politique qui a mené l'insurrection des Patriotes en 1837. Louis-Joseph Papineau s'y installe avec sa femme Julie Bruneau et leurs enfants et fait des travaux majeurs en 1831 après l'affaissement de la rue - à la suite du rasage d'une butte dans la rue Notre-Dame, à l'est de la rue Bonsecours. La maison historique des Papineau a été transformée en hôtel avant d'être acquise dans les années 60 par le journaliste Eric McLean, qui l'a restaurée avant de la revendre à Parcs Canada en 1982. La comédienne Monique Mercure y habite depuis plusieurs années.

Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours

Il s'agit d'un des rares bâtiments du quartier Bonsecours qui ont été préservés des flammes ou des nombreux projets de modernisation de la ville. «La chapelle a résisté au prolongement de la rue Bonsecours dans les années 1860, et au projet de gare du CP, dans les années 1880», rappelle Marie-Hellène Lemay. «The Lady of the Harbor», que chante Leonard Cohen dans Suzanne, fait allusion à l'immense statue de la vierge hissée côté fleuve, qui veille à la protection des marins. Cette chapelle, rappelons-le, a été érigée sur les cendres de la chapelle originale de Marguerite Bourgeoys, construite en 1770. On peut d'ailleurs voir les fondations de cette chapelle dans le musée attenant à la chapelle Bon-Secours.

_______________________________________________________________________

Les visites ont lieu tous les samedis, de 13 h à 15 h, jusqu'au 9 juin. En anglais de 15 h 30 à 17 h 30. Point de départ: Marché Bonsecours.

http://www.marguerite-bourgeoys.com/fr/musee/tour-guide.asp

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Voyage

Tous les plus populaires de la section Voyage
sur Lapresse.ca
»

publicité

publicité

Destinations

Asie Europe Afrique Amérique latine Océanie États-unis Canada Québec

publicité

Autres contenus populaires

image title
Fermer