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Les oiseaux plus forts que les moteurs

  • Le parc-nature de Pointe-aux-Prairies attire les ornithologues. (Photo Ivanoh Demers, La Presse)

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    Le parc-nature de Pointe-aux-Prairies attire les ornithologues.

    Photo Ivanoh Demers, La Presse

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  • Un Oriole de Baltimore. (Photo Ivanoh Demers, La Presse)

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    Un Oriole de Baltimore.

    Photo Ivanoh Demers, La Presse

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  • Un cardinal rouge. (Photo Ivanoh Demers, La Presse)

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    Un cardinal rouge.

    Photo Ivanoh Demers, La Presse

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  • Un carouge à épaulette. (Photo Ivanoh Demers, La Presse)

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    Un carouge à épaulette.

    Photo Ivanoh Demers, La Presse

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  • Une hirondelle bicolore. (Photo Ivanoh Demers, La Presse)

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    Une hirondelle bicolore.

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On ne veut pas toujours s'exiler au diable vauvert pour un bol d'air. Or, Montréal compte encore quelques espaces nature assez sauvages pour attirer des nuées d'oiseaux, comme au parc-nature de la Pointe-aux-Prairies, à l'extrémité est de l'île.

Jean-Sébastien Guénette n'a jamais besoin de se faire tirer l'oreille pour se lever aux aurores et venir arpenter le parc-nature de Pointe-aux-Prairies.

Le directeur général du Regroupement QuébecOiseaux adore ce parc situé à l'extrémité est de l'île de Montréal. «Avec le parc du Bois-de-l'île-Bizard, c'est un de mes endroits préférés pour observer les oiseaux à Montréal. Les habitats sont très diversifiés, avec des milieux humides, des boisés et des lieux plus ouverts. Des sites pareils, on n'en trouve pas des tonnes à Montréal!»

Le promeneur n'a pas besoin d'être un aficionado des oiseaux pour profiter de la richesse de ce parc-nature. Même l'ornithologue le plus vert y trouve son compte. À quelques centaines de mètres à peine du stationnement, on a pu admirer deux aigrettes blanches fixant le fond d'un marais, en attente d'une proie, pendant qu'une bernache paressait sur un bout de bois flottant. Un martin-pêcheur est passé en coup de vent.

Même sans jumelles - et même sans connaître le nom du moindre oiseau -, le visiteur tombe sous le charme, à condition de porter attention à la vie qui y grouille. Le parc est fréquenté par plusieurs joggeurs, les écouteurs sur les oreilles, le regard fixé sur leurs souliers. Ceux-là apprécient sans doute cette poche de verdure montréalaise pour ses coins ombragés et ses larges sentiers. Mais ils ne voient pas les nids en brindilles construits par les merles. Ni ces quatre parulines flamboyantes qui se disputent le territoire à grands battements d'ailes.

Pour ceux qui ouvrent l'oeil, les découvertes sont nombreuses. Le sentier de randonnée principal contourne les marais, plonge en plein bois, se prolonge jusqu'aux hautes herbes d'un champ en friche où il est de moins en moins rare de croiser un cerf de Virginie (une quarantaine de bêtes ont élu domicile dans le parc, menaçant même par leur nombre élevé la biodiversité).

Dans le petit matin, le chant des oiseaux est si présent qu'il couvre le ronron des automobiles à la queue leu leu sur l'autoroute 40, tout près.

Jean-Sébastien Guénette, lui, remplit son carnet d'observation (électronique) à vitesse grand V. Un bout de plume ou quelques notes lui suffisent pour identifier l'oiseau.

Des petites parulines qui ne restent pas en place plus de deux secondes (et qui exaspèrent le photographe!). Un cardinal rouge vif. Un pic qu'on entend frapper sans le voir. Un canard chipeau et un canard pilet qui barbotent côte à côte.

En moins de trois heures de marche, Jean-Sébastien Guénette aura identifié 40 espèces d'oiseaux.

«En mai, en pleine période de migration, presque tous les oiseaux observables au Québec peuvent être vus ici. En juin et juillet, pendant la période de nidification, on peut observer des oisillons. Tout le mois de juillet, on croise plusieurs espèces de parulines, des aigrettes. Et des canards qui vont rester sur le site jusqu'en octobre. C'est aussi un excellent site pour observer le héron vert.» Affirmation vérifiée: un héron vert, juché sur une branche, a posé pour nous pendant plusieurs minutes...

Peu importe la saison, c'est le matin que les oiseaux sont le plus actifs, donc plus faciles à observer. Selon la réglementation municipale, le parc est ouvert du lever au coucher du soleil. Le hic: seuls les usagers des transports en commun ou les automobilistes qui réussissent à se garer dans les rues avoisinantes peuvent accéder au parc aussi tôt. Pour ceux qui souhaitent utiliser les stationnements payants du parc (une quasi-obligation pour les entrées situées sur le boulevard Gouin Est), les barrières s'ouvrent entre 7h et 7h30.

Fiche descriptive

  • Niveau de difficulté: facile
  • Distance: 5,3 km
  • Dénivelé: 10 m
  • Durée: 1h30
  • Lieu de départ: Pavillon des Marais, 12 300, boulevard Gouin Est
  • Chiens admis: dans certains secteurs seulement
  • Droits d'entrée: gratuit
  • Stationnement: 9$ par jour
  • Services: toilettes, eau potable, tables à pique-nique, location de jumelles, machines distributrices.

Bonnes adresses

Les environs immédiats du parc-nature de la Pointe-aux-Prairies ressemblent à un vaste désert alimentaire, où règnent quelques chaînes de restauration rapide. Mais un peu plus à l'ouest, à Rivière-des-Prairies, on peut dénicher des perles bien cachées. Détour obligatoire, mais plaisir gustatif assuré.

Pour se ravitailler avant le départ: Pâtisserie Saint-Martin

Pour ceux qui souhaitent ajouter un pique-nique au programme de la journée, cette pâtisserie (aussi installée à Laval et Mascouche) propose une belle sélection de sandwichs, des pizzas faites sur place, des salades et des pâtisseries fraîches du jour. L'occasion est belle pour ajouter au panier des arrancini à la sicilienne (une recette de la mamma d'un des proprios, Sam Musumeci) ou pour s'offrir une boule de gelato maison. Un menu du jour, avec plats chauds, est aussi offert dans la petite salle à manger.

10 494, boulevard Perras

patisseriestmartin.com

Pour se récompenser après la randonnée: Capucine

Le complexe sportif du cégep Marie-Victorin n'est pas forcément le premier endroit auquel on penserait s'arrêter pour le lunch. Et pourtant, l'endroit abrite un resto-bar au décor vitaminé où les pâtes fraîches artisanales sont à l'honneur. Les fettucine style Capucine sont à se damner: pleurotes, tomates-cerises, noix de Grenoble, roquette, parmigiano reggiano, huile d'olive, ail. Simple, mais d'une fraîcheur exemplaire, à l'image des sandwichs (servis sur pain ciabatta artisanal) ou des desserts, tous préparés sur place. Un coup de coeur. À savoir: le café sera fermé le samedi et le dimanche, du 14 juillet à la fin août.

7000, boulevard Maurice-Duplessis, local 210

restocapucine.com

Pour rapporter à la maison: Pastavera

Ouvert depuis 27 ans, ce comptoir de pâtes fraîches est devenu un incontournable du quartier. On y passe pour faire le plein de pasta fresca - courtes, longues, farcies ou non, en forme de noeud papillon ou de tire-bouchons -, mais aussi de sauces maison (aux tomates, à la viande, rosée, à la Gigi et compagnie), de boulettes de viande, de lasagnes généreuses (déclinées en plusieurs versions) ou encore d'aubergines au parmesan. Du coup, on revient à la maison avec le souper déjà préparé!

12 001, avenue Alexis-Carrel

pastavera.ca

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