Réapprendre le ski de fond, de A à Z

«La majorité des skieurs québécois ne maîtrisent pas... (Photo: Simon Diotte, collaboration spéciale)

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«La majorité des skieurs québécois ne maîtrisent pas bien la technique du ski de fond, même les gens qui pratiquent cette activité depuis 20 ou 30 ans», observe Dider Bouvier, directeur de l'école de ski de fond du parc national d'Oka.

Photo: Simon Diotte, collaboration spéciale

Simon Diotte
La Presse

Pratiquant le ski de fond depuis ma tendre enfance, je me considère, ou plutôt, je me considérais, comme un fondeur intermédiaire. Or, à la suite d'une leçon de ski de fond au parc national d'Oka, je me suis rendu compte que ma technique, ou devrais-je préciser, mon absence de technique, me relègue au rang... des débutants. Misère.

Comme la plupart des fondeurs du Québec, j'ai appris la glisse par mimétisme, en étudiant le mouvement de mes proches, sans jamais recevoir les conseils d'un pro. Résultat: la position de mon corps, a constaté Didier Bouvier, directeur de l'école de ski de fond du parc national d'Oka, ne me permet pas assez de profiter du pouvoir de la glisse.

La mauvaise nouvelle, c'est que pour passer à un autre niveau, il est nécessaire que je réapprenne à skier, en revenant à la base. La bonne nouvelle, c'est que je ne suis pas seul dans ce bateau! «La majorité des skieurs québécois ne maîtrisent pas bien la technique du ski de fond, même les gens qui pratiquent cette activité depuis 20 ou 30 ans», observe ce Français d'origine, ex-moniteur à la Fédération française de ski. Un constat frappant. Pour repartir du bon pied, l'école de ski du parc national d'Oka propose des leçons privées, de 60 minutes, avec Didier Bouvier lui-même. S'il est possible de prendre une seule leçon, l'idéal, selon ce moniteur chevronné, est d'en réserver trois, entre lesquelles on prendra le temps de pratiquer la nouvelle technique.

Chose certaine, pas facile de recommencer à zéro. La première leçon commence par la trottinette. On enlève un ski et on pousse avec la botte, en tentant de garder son équilibre. Le but: essayer de trouver la bonne position pour maximiser la poussée. Au bout d'une demi-heure de sparages, on passe à l'action. On s'élance dans le sentier #2, une piste facile, mais sans bâtons! Au bout d'une heure à ce rythme, je suis claqué.

En attendant la deuxième leçon, Didier Bouvier recommande à ses élèves de pratiquer les premières notions, à deux ou trois reprises, en «oubliant» les bâtons à la maison. Donc, si vous voyez des skieurs sans cet équipement, avançant péniblement sur la piste, dites-vous que ce ne sont pas des fous, mais les Alex Harvey de demain, qui, bientôt, voleront sur la neige!

Cours privés disponibles sur réservation seulement (pas classique ou pas de patin) 1 leçon : 53,36 $/personne, 2 leçons : 70,33 $/pers., 3 leçons : 92,17 $/pers.




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