Concours: le plus beau village du Québec

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Le vote pour déterminer quel est le plus beau village du Québec est maintenant terminé. Merci d'avoir participé en très grand nombre. Et rendez-vous dans le cahier Voyage du 23 juin pour découvrir le grand gagnant!

Moins connu que son charmant voisin L'Anse-Saint-Jean, Petit-Saguenay a tout de même connu son premier boom touristique dès le milieu du XIXe siècle, à une époque où les riches « messieurs » étrangers s'y réunissaient au Dumas Fishing Club pour y titiller le poisson dans une rivière d'une clarté exceptionnelle où le saumon abonde. Il faut dire que le cadre est enchanteur, avec vues spectaculaires sur le fjord du Saguenay. « C'est un petit village coquet qui se love entre sa rivière et sa falaise et qui s'étend, par des routes en serpentin bordées de petites fermes familiales, entre montagnes et vallées glaciaires », nous a écrit Philôme La France. Longtemps mue d'abord et avant tout par l'industrie forestière, la communauté se mobilise maintenant pour dynamiser son économie et relancer le tourisme. Loin des grands centres, on peut s'y rendre pour renouer avec la nature et décrocher - et pourquoi pas dormir dans les chalets en bois rond centenaires du Dumas Fishing Club à l'occasion d'un premier voyage de pêche.
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photo fournie par Philôme La France
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C'est une destination pour ceux et celles qui sont sensibles au charme inimitable des constructions de brique. À Ormstown, tout, ou presque, est fait de jolis blocs rouges, vestiges de la présence à la fin du XIXe siècle de sept fabriques de brique ! Or, même si Ormstown figure rarement dans les circuits touristiques, les photos soumises par Étienne Gagné ont vite retenu notre attention, captant avec sensibilité la poésie d'un vieux tracteur rouillé laissé en plan devant l'antiquaire du coin, d'une vieille enseigne sculptée dans le granit, de l'ancien moulin à scie transformé en magasin général, puis en restaurant rétro. Dans ce gros village situé à 60 kilomètres de Montréal cohabitent harmonieusement une communauté constituée à parts presque égales d'anglophones et de francophones. « Amants de musique country, bluegrass, rock, cajun ou folklorique, Ormstown peut vous faire découvrir des musiciens talentueux, promet aussi Étienne Gagné. Tous les vendredis soirs au Café Namasthé, des musiciens agrémentent votre soirée de 19 h à 20 h. Et qui sait... Si vous-même avez quelques talents, apportez votre instrument et profitez de la période "à micro ouvert"! »
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photo fournie par Étienne Gagné
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Ville-Marie aimerait bien se faire rebaptiser « Ville-Marie-sur-le-lac » pour rendre hommage au lac Témiscamingue qui se déploie juste devant elle, assez grand pour lui donner un « air marin », accueillir dans sa marina près d'une centaine de bateaux... et peut-être même un monstre ( !), disent certains. On y trouve la plus ancienne demeure de l'Abitibi-Témiscamingue, la coquette maison pièces sur pièces construite par le Frère Moffet, en 1881, l'un des pères colonisateurs d'une région où, vraiment, les grands espaces ne manquent pas. Mais si Ville-Marie est belle, elle a aussi bon goût, assure Jacques Robert : « Venez y savourer son wapiti aux canneberges, sa gelée des bois, son ravioli d'émeu, sa crème de baies de sureau, son esturgeon fumé, son caviar de corégone, sa salade de cœur de quenouilles » à la foire gourmande annuelle, en août.
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photo Patrick Sanfaçon, La Presse
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« Un beau village doit savoir marier passé, présent et avenir », soutient Diane Guilbault dans la candidature de Deschambault. C'est vrai que le passé de ce village de la région de Portneuf est riche : près de 300 ans d'histoire intimement liée à la beauté de son paysage et à sa vue imprenable sur le fleuve Saint-Laurent, les Français y ayant installé l'un des premiers postes de surveillance de la navigation. Le présent est dynamique : l'été, le samedi matin est rythmé par le marché public où les artisans locaux viennent offrir leurs produits de qualité et échanger avec leurs visiteurs, souvent à vélo. « Il faut dire que Deschambault sait les accueillir : outre un chemin du Roy dont l'accotement semble conçu pour eux, les cyclistes ont un immense choix d'auberges et de chambres d'hôte avec menu alléchant et grand confort », dit Diane Guilbault. Et l'avenir s'annonce beau, porté par une communauté assez mobilisée pour investir dans l'enfouissement des fils électriques et mettre en valeur le patrimoine architectural, les corniches, les galeries en fer forgé, les toits de bardeaux.
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photo fournie par Diane Guilbault
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Les visiteurs arrivant à Grande-Vallée par la route qui ceinture les caps de la Gaspésie à plus de 100 mètres d'altitude seront d'abord séduits par la vue imprenable sur cette immense baie donnant sur le Saint-Laurent, son église centenaire et ses maisons aux mille couleurs. Puis sur la place du village, ils se laisseront charmer par les histoires du conteur de l'endroit, pêcheur de maquereau à ses heures sur le grand quai, avant de se diriger vers les falaises pour découvrir le mystique « Gisant », un rocher sculpté par l'eau et le temps qui a pris la forme d'un visage humain et qui inspire son lot de légendes. « Pittoresque et enchanteresse, la Grande-Vallée exhibe des paysages magnifiques qui expriment à la fois le côté doux et sauvage de la Gaspésie. Vallée fertile creusée entre les montagnes abruptes et vertigineuses, plage de sable côtoyant les grèves et hautes falaises rocheuses, douce rivière se jetant dans la mer souvent agitée les jours de novembre », nous a écrit Marc-Antoine Dufresne. En rappelant très pertinemment que la bourgade a déjà séduit et inspiré de grands créateurs du Québec : Marc-Aurèle Fortin et Gabrielle Roy.
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photo fournie par Marc-Antoine Dufresne
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Entre les Appalaches et le fleuve Saint-Laurent, Kamouraska est «une perle dans un écrin bleu (...), un belvédère sur l'infini, nous a écrit Manon Leroux. Ses légendes et son histoire intégrale tiendraient dans un volumineux bouquin». Ici a vécu Achille Taché, célèbre seigneur du roman d'Anne Hébert, mais aussi de nombreux centenaires (dont une doyenne de l'humanité!) - signe, sans doute, que la vie y est si paisible. Les touristes aimeront se promener le long de l'avenue Leblanc, cette romantique voie bordée d'églantiers qui offre la grève à tout le monde, sans obstacle, sur une distance de près de 1 km. Une balade parfaite pour creuser l'appétit et bien profiter du talent des artisans culinaires du village, de leurs bons pains et de leurs délicates confitures, de leurs chocolats fins et de leurs poissons fumés pêchés tout près. Comme quoi, dit Manon Leroux, Kamouraska «est un parfait équilibre entre le calme et l'éveil des sens».
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photo fournie par Manon Leroux
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Riche? Oui, on peut sans aucun doute affirmer que le patrimoine historique de Saint-Antoine-de-Tilly l'est. Ce village fondé il y a plus de 300 ans sur la rive-sud de Québec, en bordure du fleuve Saint-Laurent, compte plus de 350 constructions d'intérêt patrimonial, dont deux anciens moulins, à découvrir en parcourant l'un des quatre circuits pédestres historiques bordant le fleuve, sillonnant le village ou sa campagne environnante. L'histoire ne vous intéresse pas? Eh bien, Michèle Youinou signale que Saint-Antoine-de-Tilly, c'est aussi «glisser sur les battures gelées du Saint-Laurent ou pagayer dans ses courants, regarder les boiseries antiques et se sentir romantique, cueillir des petits fruits ou des grosses pommes». Que du plaisir, quoi!
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photo fournie par Michèle Youinou
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Fondé en 1801, le village de Stanbridge East est l'un des plus anciens de la Montérégie et a rapidement connu la prospérité. En 1830, il possédait déjà un journal, un bureau de poste, une école, un moulin à grains - aujourd'hui un musée -, une tannerie, une fonderie, une fabrique de briques et, bien sûr, une église. Mais surtout, le patelin a su préserver les traces de ce riche héritage et mettre en valeur ses jolies maisons d'inspiration victorienne, ainsi que les fermes colorées de sa campagne fertile, avec vue sur les montagnes du Vermont. Le paysage est si joli que Postes Canada l'a même immortalisé sur un timbre! Et puis «la vie sociale et culturelle de ce petit village de moins de 1000 habitants est active depuis le tout début», nous a-t-on aussi assuré, citant pour preuves les concours des plus beaux jardins ou d'équitation organisés par les nombreux propriétaires de chevaux. Les gourmands, eux, retiendront aussi que Stanbridge East tiendra à l'automne son 30e Festival annuel de la tarte aux pommes et qu'il fait partie de la Route des vins.
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photo fournie par Thérèse Duvieusart
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Grandes-Piles connaît un nouveau souffle depuis la fin de la drave sur la rivière Saint-Maurice, il y a à peine 15 ans. La municipalité s'est réapproprié la rivière et ses rives, a rouvert la voie navigable et a installé une marina pouvant accueillir jusqu'à 80 voiliers. Des ateliers de la compagnie de Flottage ont été transformés en un restaurant qui a la réputation d'avoir l'une des plus belles terrasses de la Mauricie, où les clients peuvent «profiter d'un décor plein de vie, celui des plaisanciers qui jasent entre eux en vérifiant l'accastillage ou en se préparant à lever les voiles pour aller embellir de leurs voilures le décor de la rivière», nous a-t-on fait valoir. Dans ce village d'à peine 384 âmes, construit à flanc de montagne, les rues en paliers sont bordées de maisons jalousement entretenues. Et le parc de la Mauricie n'est qu'à 20 minutes en voiture.
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photo fournie par Diane Bordeleau
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Victor-Lévy Beaulieu affirme que s'il est devenu écrivain, éditeur, polémiste et dramaturge, il le doit à son enfance à Trois-Pistoles, où il a entendu les premières histoires de sa vie. La communauté a bien changé depuis, mais son comté est toujours le «plus beau» du Québec, «accueillant comme un coucher de soleil rosissant le paysage et divertissant comme le flux et le reflux des grandes marées». On ira aussi pour découvrir les «Cheez complets» de la cantine d'Amours tant vantés par Isabelle Moffet, qui a trouvé la vie «si douce» ici qu'elle a décidé d'y installer sa famille; pour participer à l'intrigant festival de pelote basque ou pour entendre les contes récités dans l'ancienne forge à l'Action de grâce. Les cyclistes y parcourront, le long du fleuve Saint-Laurent, quelques kilomètres de la Route verte, à moins de laisser leur vélo de côté pour visiter l'île aux Basques, un repaire exceptionnel d'oiseaux marins, située juste en face.
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photo fournie par Isabelle Moffet
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photo fournie par Jacques Robert

Ville-Marie, Abitibi-Témiscamingue

Nombre de votes reçus au premier tour 15 304

Population 2 595 habitants (recensement de 2011).

Histoire Fondée en 1886, Ville-Marie est la plus ancienne localité de l'Abitibi-Témiscamingue. Son nom rend hommage à la congrégation des Oblats de Marie-Immaculée qui a joué un rôle déterminant dans la colonisation de la région.

Situation Les Montréalais devront rouler près de 700 km vers le Nord-Ouest pour rejoindre Ville-Marie, installée sur les rives du longiligne lac Témiscamingue. L'Ontario est proche, juste de l'autre côté du plan d'eau.

À l'agenda cet été Biennale d'art miniature du 2 juin au 30 septembre, Foire gourmande de l'Abitibi-Témiscamingue et du Nord-Est ontarien, du 16 au 19 août.

Extrait de la lettre de candidature, présentée par Jacques Robert «Ville-Marie est d'une beauté sauvage, même exotique, à cause, justement, de ce majestueux lac Témiscamingue, qui longe la municipalité dans tout son ouest, créant, à chaque jour, une ambiance festive, musicale, lumineuse, multicolore et même, parfois, fantomatique! Toute la beauté de Ville-Marie repose sur le fait qu'elle respire cet air marin, beau temps, mauvais temps. Et si vous partez à sa découverte, vous revivrez les temps anciens, en visitant, entre autres, la Maison du Frère-Moffet, «la plus ancienne demeure encore existante de l'Abitibi-Témiscamingue», et en admirant la première école d'agriculture, le Centre Frère Moffet».

L'argument du Maire, Bernard Flébus, Belge d'origine qui a eu le coup de foudre pour ce coin de pays il y a 22 ans «Ville-Marie, c'est une perle posée au bord du lac majestueux long de 110 km et la plus belle porte d'entrée vers l'Abitibi-Témiscamingue: c'est là que sa colonisation a commencé. Il faut l'admirer depuis la baie des Pères, en bateau, de nuit, quand se reflètent les lumières de la ville dans l'eau, ou depuis la montagne de la grotte, d'où l'on peut voir le village entouré de collines avec à ses pieds, l'immense lac Témiscamingue. »
www.ville-marie.ca
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photo fournie par Manon Leroux

Kamouraska, Bas-St-Laurent

Nombre de votes reçus au premier tour 12 839

Population 589 habitants (recensement de 2011).

Histoire L'établissement de la seigneurie de Kamouraska remonte à 1674, mais le territoire était déjà occupé par des Amérindiens, à qui l'on doit son nom, signifiant : « Là où il y a jonc au bord de l'eau ».

Situation Les Montréalais devront mettre le cap à l'Est sur près de 400 km pour atteindre Kamouraska, sur la Rive-Sud du fleuve Saint-Laurent. Par temps clair, on distingue La Malbaie, située sur la rive opposée du fleuve, et les montagnes de la région de Charlevoix.

À l'horaire cet été Symposium de peinture du Kamouraska, du 16 au 22 juillet.

Extrait d'une lettre de candidature présentée par Manon LeRoux (plusieurs dossiers ont été soumis pour Kamouraska) «Kamouraska, en arrivant du sud-ouest par la 132, c'est un îlot de maisons perchées sur un cran rocheux. Une perle dans un écrin bleu. Et par la sortie de l'autoroute 20, au bout de la route qui longe le damier de terres arables piquées d'étonnantes formations rocheuses, c'est un plongeon sous les grands arbres d'un village dont l'élégance et la sobriété du patrimoine bâti ont été soigneusement sauvegardées. C'est un parfait équilibre entre le calme et l'éveil des sens. » À l'agenda cet été : Symposium de peinture du Kamouraska, du 16 au 22 juillet.

L'argument du maire, Claude Langlais, natif de Kamouraska « Kamouraska est l'un des plus vieux villages du Québec et sa beauté est unique, représentée par le fleuve Saint-Laurent, juste en face, ses couchers de soleil exceptionnels et son patrimoine bâti et culturel, bien protégés. C'est aussi un village qui a vu passer des hommes illustres, comme Adolphe-Basile Routhier, qui a composé les paroles de l'hymne canadien, et Anne Hébert, l'auteure du fameux Kamouraska.»
www.kamouraska.ca
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Textes et recherche: Violaine Ballivy
Graphisme: David Lambert
Intégration: Mauro Valdés