Sentier des Caps: le fleuve en toile de fond

Le refuge Liguori, perché à 782 m d'altitude,... (PHOTO FOURNIE PAR LE SENTIER DES CAPS)

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Le refuge Liguori, perché à 782 m d'altitude, offre sans doute la vue la plus impressionnante de tout le sentier.

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(Charlevoix) Le sentier des Caps relie les municipalités de Saint-Tite-des-Caps et Petite-Rivière-Saint-François, aux portes de Charlevoix. Un parcours de 27 km qui peut s'échelonner sur quelques jours, en raquettes ou en skis de fond. Récit d'une randonnée paisible, de refuge en refuge.

On termine le sentier des Caps en se disant qu'au fond, le meilleur moyen de décrocher, c'est de n'avoir qu'à penser aux petits gestes du quotidien. Ici, passer de longues minutes devant le poêle à bois pour espérer y voir crépiter un feu qui remplira le refuge de chaleur. Là, sentir le rythme de son coeur accélérer avec la cadence de ses skis de fond, pendant que se révèle un long couloir enneigé.

La matinée d'hiver est bien avancée et à l'accueil du sentier, à Saint-Tite-des-Caps, on nous prévient de garder l'oeil ouvert. Des randonneurs ont récemment aperçu un lynx, et même un ours, dans la forêt de conifères qui borde le sentier. La première journée s'annonce facile ; seulement 4,5 km nous séparent du premier refuge, où nous passerons la nuit. Les prochains jours seront plus sportifs, mais à 7 km chacun, ils demeureront à la portée de tous. La quatrième et dernière journée sera une récompense : en moins d'une heure de ski, nous retrouverons « la civilisation ». Les joues rouges et la tête bien reposée.

Entre les grands arbres aux branches alourdies par la neige, le sentier des Caps, balisé, ondule doucement. Le réseau de pistes fait 27 km ; il revient à chaque voyageur de choisir le nombre de jours qu'il y passera. Car l'organisme sans but lucratif qui gère le sentier depuis son ouverture, en 1994, offre plusieurs formules. On peut y marcher pendant une seule journée, comme on peut y passer des jours, en skis de fond ou en raquettes.

En hiver, on y dort dans des refuges, certains plus récents, d'autres plus anciens, mais, tous, chauffés au bois. Sur place, on fournit le bois cordé, une hache et des allumettes. Il revient donc aux randonneurs de prévoir repas, eau et équipement pour passer la nuit. Un service de portage des bagages est offert pour ceux qui le désirent.

En semaine, le sentier est calme. L'achalandage dans les refuges, qui peuvent accueillir jusqu'à 14 personnes, est faible. Et les chances de décrocher sont proportionnellement inversées.

Chaque jour, comme des surprises, une nouvelle piste et un nouvel endroit où passer la nuit attendent les randonneurs. À mesure que la randonnée avance, le fleuve Saint-Laurent, tout près, se révèle sous un angle différent. Le refuge Liguori, perché à 782 m d'altitude, offre sans doute la vue la plus impressionnante de tout le sentier. Le jour, on y aperçoit le fleuve, qui se détache du ciel bleu franc des journées froides. Le soir, on y observe, de loin, les lumières de L'Isle-aux-Grues. Dans le silence, on contemple les étoiles. On pense au feu et au repas qu'on y fera cuire. On imagine les pistes qui nous attendent le lendemain. On fait tout, enfin, sauf penser aux tracas que nous avons laissés, loin derrière, à la maison.

Prix d'une nuitée en refuge, pour un adulte : 27,50 $ + 7 $ de frais. Prévoir 17,75 $ pour les 13 à 17 ans et 10,25 $ pour les 5 à 12 ans. Les enfants de 4 ans et moins y dorment gratuitement.

À prévoir, pour trois nuits en refuge

  • Un matelas de sol et un sac de couchage d'hiver
  • Une gamelle et des repas
  • Des pastilles de purification de l'eau, pour la rendre potable (autrement, on fera fondre et bouillir la neige avant de la boire)
  • Du papier hygiénique (on retrouve certaines toilettes rustiques près des refuges, mais elles sont trop loin pour être pratiques en pleine nuit)
  • Un briquet et des allumettes
  • Une lampe frontale et des chandelles de camping
  • Des vêtements secs pour passer la nuit
  • Des pantoufles de camping, en duvet si possible (un objet loin d'être futile, surtout au moment d'enlever les bottes de ski ou de sortir pour un besoin naturel, dans la neige, en pleine nuit !)

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