La ferme, hôtel-terroir

  • La façade de la Ferme allie verre, ardoise, bois et acier. (Photo fournie par l'hôtel La Ferme)

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    La façade de la Ferme allie verre, ardoise, bois et acier.

    Photo fournie par l'hôtel La Ferme

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  • Le hall lumineux de La Ferme. (Photo fournie par l'hôtel La Ferme)

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    Le hall lumineux de La Ferme.

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  • Les chambres du Clos invitent à la détente. (Photo fournie par l'hôtel La Ferme)

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    Les chambres du Clos invitent à la détente.

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  • Le décor des chambres classiques du pavillon principal rappelle le passé agricole des lieux. (Photo fournie par l'hôtel La Ferme)

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    Le décor des chambres classiques du pavillon principal rappelle le passé agricole des lieux.

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  • Le coussin bridé de l'Étoile de Charlevoix, par l'artisane Anne-Marie Hamel. (Photo fournie par l'hôtel La Ferme)

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    Le coussin bridé de l'Étoile de Charlevoix, par l'artisane Anne-Marie Hamel.

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  • Les Dortoirs de la gare. (PiPhoto fournie par l'hôtel La Ferme)

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    Les Dortoirs de la gare.

    PiPhoto fournie par l'hôtel La Ferme

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  • Le restaurant Les Labours fait une place de choix aux produits de la région et à ceux cultivés aux jardins même de l'hôtel. (Photo fournie par l'hôtel La Ferme)

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    Le restaurant Les Labours fait une place de choix aux produits de la région et à ceux cultivés aux jardins même de l'hôtel.

    Photo fournie par l'hôtel La Ferme

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(Baie-Saint-Paul) Le Massif de Charlevoix a inauguré La Ferme, son nouveau complexe hôtelier, installé sur d'anciennes terres agricoles de Baie-Saint-Paul. Compte rendu d'une nuitée dans un des plus audacieux projets hôteliers du Québec.

Impossible de rater les bâtiments de La Ferme lorsqu'on arrive à Baie-Saint-Paul à partir de Québec. Lové au creux des montagnes, entre le fleuve et le cap aux Corbeaux, l'hôtel brille comme un sou neuf. Avant même d'amorcer la descente au fond de la baie par la «côte du Belvédère», on peut reconnaître ses lignes pures et sa facture moderne, qui tranche avec le clocher du couvent voisin.

À l'origine, le projet présentait un aspect bien différent. L'hôtel devait s'installer dans l'ancienne ferme Filbaie, considérée à une certaine époque comme la plus grande ferme de bois du pays. L'incendie qui a ravagé l'édifice en 2007 a forcé les architectes à retourner à leur table à dessin. Ils ont imaginé un concept novateur d'hôtel pavillonnaire: pour chacun des cinq pavillons, une ambiance différente, un décor distinct.

À l'extérieur du pavillon principal, le bois cohabite avec l'ardoise, le verre et l'acier. Les larges fenêtres font entrer la lumière du jour dans le vaste hall, grouillant de monde les soirs de spectacle ou à l'occasion du passage du train touristique du Massif. En cet après-midi de novembre, l'endroit est tranquille. Pour le moment, aucun client ne profite du feu de bois qui crépite dans le foyer, près du bar Le Bercail.

À l'étage supérieur du pavillon principal, les 38 chambres et le couloir sont décorés pour rappeler le passé agricole des lieux. Les murs de bois brut, peints en blanc ou en rouge, rappellent ceux d'une grange. À la tête du lit est installée une grande photo noir et blanc tirée des Archives nationales du Québec et représentant des scènes d'époque de la vie rurale charlevoisienne. Par la fenêtre de notre chambre, on voit le jardin de l'hôtel (où repousseront l'été prochain fines herbes, fleurs et légumes), les champs de la ferme voisine où paissent quelques vaches. Au loin, on devine le fleuve derrière les battures.

Sur le lit aux draps blancs, un coussin tissé est décoré d'une étoile à huit pointes, appelée étoile de Charlevoix. C'est une tisserande de la région, Anne-Marie Hamel, qui en a fait la confection. Les lampes, le mobilier de bois blond, la literie, les rideaux, les oreillers et même les matelas ont été faits au Québec. Idem pour les nombreuses oeuvres d'art qui ornent les espaces communs, comme ces rigolotes tables de pin en forme de cochon, fabriquées par un artisan de Saint-Hilarion. Ou cette table faite d'anciennes caisses de lait de la laiterie Charlevoix.

Bref, le Massif a sorti le concept de produits du terroir des seules assiettes pour l'appliquer à l'ensemble du lieu. D'où l'idée de définir La Ferme non pas comme un hôtel-boutique ou un hôtel de charme, mais comme un «hôtel-terroir».

Au bar lounge Le Bercail, c'est l'heure de l'apéro. On sert aussi des pizzas ou des flammeküches (cuites sous nos yeux dans un four), des salades, des tartares. Pour la saison froide, le menu va faire place à des plats tout réconfort: des tartiflettes, des soupes à l'oignon gratinées.

Pour souper, on opte pour le restaurant Les Labours, son cellier de quelque 2000 bouteilles et sa cuisine du marché qui varie au gré des récoltes. Le menu toujours changeant fait la part belle aux produits de la région: fromage Migneron ou Tomme d'Elles, jambon séché des Viandes biologiques, esturgeon fumé dans un fumoir de Baie-Saint-Paul, etc. On propose aussi un omble chevalier (servi entier et rôti), qui provient d'une pisciculture de la région. Il n'est pas rare que le poisson servi le soir ait été pêché le matin...

Les produits récoltés dans les jardins qui jouxtent la ferme trouvent aussi leur place dans les assiettes. Des exemples? Du miel aromatisé au sirop de fleurs de capucine du jardin, pour accompagner la tarte au citron réinventée. Des lamelles de radis, qui ajoutent une touche acidulée à la crème sure citron et gingembre servie avec le pavé de flétan poêlé.

Au petit-déjeuner, les produits du coin sont aussi bien présents, notamment avec ce grilled-cheese de pain doré au jambon et fromage Migneron. Un repas costaud, dont la digestion exige, en attendant la saison de ski, une balade dans le centre-ville de Baie-Saint-Paul (à deux minutes à pied) ou encore le long du sentier qui mène jusqu'au fleuve...

Jusqu'à la fin du mois de novembre, La Ferme propose un tarif d'ouverture à 135$ par nuitée, pour une chambre classique, en occupation double. À compter du 1er décembre, le prix grimpe: à partir de 149$ la nuit, en occupation double. Taxes et repas non inclus.

Prochain objectif: mi-décembre

Autour des bâtiments de La Ferme, les travailleurs de la construction sont toujours légion.

En effet, seuls deux des cinq pavillons de l'hôtel sont ouverts: le pavillon principal et le Clos. Les autres doivent être achevés pour accueillir leurs premiers visiteurs à la mi-décembre.

Au pavillon principal, en plus des 38 chambres de l'étage, on trouve les Dortoirs de la gare, constitués de 12 chambres comprenant des petits lits escamotables. Dans cette section, les visiteurs pourront très bientôt louer un lit à une place, un peu à la manière d'une auberge de jeunesse. Chaque chambre compte quatre lits muraux escamotables, des casiers verrouillables, une salle de bains, une salle d'eau. Certains dortoirs seront mixtes, d'autres destinés exclusivement aux femmes ou aux hommes. Prix pour la nuit: autour de 50$.

Construit un peu à la manière d'un cloître, avec un jardin intérieur, le Clos propose 39 chambres, dont certaines de catégorie supérieure, dotées d'un haut plafond aux poutres apparentes et d'une fenestration généreuse. Ici, la décoration est plus épurée, dominée par le blanc, des murs de lattes jusqu'à la literie. Le pavillon principal se veut un lieu de rencontre, point névralgique de la plupart des activités: gare adjacente où passe le train touristique, salle de spectacle de 500 places, bar, restaurant et le futur café de la gare où l'on pourra, dès le mois prochain, acheter et déguster différents produits du terroir. Le Clos nous invite davantage à la détente, presque à la méditation. C'est un lieu parfait pour une nuitée romantique.

À la mi-décembre, les trois autres pavillons devraient être terminés: la Basse-Cour, le Moulin et la Bergerie.

Le premier adoptera une ambiance ludique, avec plusieurs motifs animaliers intégrés au décor. De plus, 9 des 21 chambres compteront des lits superposés, parfaits pour les familles. Le Moulin s'annonce non seulement comme le pavillon le plus élevé, mais aussi le plus luxueux, avec sept lofts spacieux, répartis sur quatre étages. Finalement, la Bergerie sera le plus grand de tous les pavillons, avec 49 chambres (dont 15 dotées de lits superposés). Le décor rappellera les anciens bâtiments de ferme.

L'ouverture du spa du Verger est aussi prévue pour la mi-décembre. Situé entre la Basse-cour et la Bergerie, il comptera bains extérieurs, sauna, bain vapeur et plusieurs salles de soins. Un gym sera aussi offert. Les bains et saunas seront accessibles sans frais pour tous les clients de l'hôtel, y compris ceux qui logent dans les dortoirs.

À noter: La Ferme accueillera à compter du 28 décembre une patinoire extérieure éclairée, juste derrière le pavillon principal. Location de patins, musique d'ambiance, brasero et couvertures pour se tenir au chaud. Plusieurs activités seront aussi offertes pendant la période des Fêtes: atelier de décoration de cupcakes ou de pains d'épices, aménagement d'une salle de jeux, projection de films pour enfants, marché de Noël, spectacles de chorales, fête du Nouvel An.

Info: www.lemassif.com

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