Village québécois d'antan: un si joli village hanté

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Une centaine de zombies, de fous furieux et d'autres créatures à glacer le sang ont pris leurs quartiers dans une quinzaine de bâtiments du Village québécois d'antan.

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André Laroche

Collaboration spéciale

La Presse

(DRUMMONDVILLE) À l'approche de l'Halloween, une soif de peur envahit l'esprit des vivants. Ses victimes, toujours plus nombreuses, réclament leur ration automnale. Pris d'assaut chaque année en octobre, le Village québécois d'antan leur a concocté cette année de l'effroi en fortes doses.

Des cris affreux, qui évoquent douleur et folie, fendent la nuit. Des êtres inquiétants surgissent dans les rues pour disparaître dans le brouillard. Au loin, des airs d'orgue lugubre s'échappent d'un asile psychiatrique.

Bienvenue à la version hantée du village d'époque drummondvillois, d'ordinaire si paisible.

Les vendredis et samedis d'octobre, les esprits maléfiques s'éveillent dans ce petit hameau, composé d'une soixantaine de maisons de campagne, église, ateliers d'artisans, magasin général et petites boutiques. D'apparence bucolique à la lumière du jour, il se révèle être un inquiétant village fantôme à la tombée de la nuit.

Plus d'une centaine de zombies, de fous furieux et d'autres créatures à vous glacer le sang ont pris leurs quartiers dans une quinzaine de bâtiments. Les visiteurs sont bien avertis: ils y mettent les pieds à leurs risques et périls. Une fois à l'intérieur, ils seront réduits au rang de proies, au grand plaisir de désaxés plus effrayants les uns que les autres.

Plongés dans l'obscurité la plus totale, ces insouciants invités doivent avancer à tâtons au risque de mettre la main sur des membres amputés pendus du plafond, de subir la crise d'angoisse d'une schizophrène ou encore de devenir la prochaine victime d'un psychopathe aux aguets.

En un rien de temps, leurs nerfs sont à vif et leurs jambes ramollissent. Le danger, constatent-ils après une dizaine de pas à peine, se cache dans tous les recoins.

Plongés dans l'obscurité la plus totale, les visiteurs... (Photo fournie par le Village québécois d’antan) - image 2.0

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Plongés dans l'obscurité la plus totale, les visiteurs doivent avancer à tâtons en évitant les ignobles personnages qui peuplent le Village.

Photo fournie par le Village québécois d’antan

Des hordes de visiteurs

Et pourtant, ces victimes de la peur reviennent toujours plus nombreuses à ce nouveau lieu de pèlerinage unique au monde. S'ils n'étaient qu'une poignée de 6000 amateurs au rendez-vous il y a cinq ans, ils sont venus en une horde sept fois plus nombreuse l'an dernier. Et leurs rangs ont encore gonflé, affirme le directeur du Village québécois d'antan, Éric Verreault. 

«Les réservations ont augmenté de 50 % en comparaison à l'an dernier. On recommande aux gens d'acheter les billets en ligne avant de venir pour s'assurer d'une place», précise Éric Verreault, directeur du Village québécois d'antan.

Pour étancher cette soif de peur, le Village se garde bien de servir chaque année un réchauffé de la même potion. Les pièges et autres surprises de chaque maison sont repensés avec un indice de peur à la hausse d'une année à l'autre. 

«Les gens nous en réclament toujours plus, confie M. Verreault, en admettant qu'il est difficile de tracer des limites. La peur, c'est quelque chose de personnel. J'ai vu un homme de 30 ans pleurer devant l'une de nos créatures, qui pourtant laissait indifférents de jeunes garçons. C'est aux parents de juger à quoi ils veulent exposer leurs enfants.»

Une jeune artiste visiblement tourmentée...... (Photo fournie par le Village québécois d’antan) - image 3.0

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Une jeune artiste visiblement tourmentée...

Photo fournie par le Village québécois d’antan

Toujours plus troublantes

Quoi qu'il en soit, les demandes de terreur en fortes doses ont commandé cette année l'embauche d'une créatrice artistique, Stéphanie Masson. Les nouvelles attractions, plus troublantes que jamais, portent sa signature. 

L'une d'elles, baptisée à juste titre «Au coeur de l'horreur», est réservée aux 16 ans et plus, carte d'identité à l'appui. Il ne s'agit de rien de moins que d'un plongeon dans un univers gore où s'entremêlent l'asservissement, l'exorcisme, la mutilation, la folie paranoïaque et le cannibalisme. Habitué à subir ses peurs, le visiteur devient soudainement l'acteur, voire le déclencheur, de l'abomination. Avertissement: l'estomac est mis à rude épreuve. 

Certains quartiers du village sont plus épargnés par les monstres de la nuit. Les petits enfants, souvent déguisés eux-mêmes, sont accueillis avec gentillesse par des sorcières enjouées, une grand-mère rigolote dans une maison en pain d'épices ou encore des squelettes bien coquins. 

L'animation se fait par contre plus rare dans ces rues. Pas de jongleurs ni de gentils savants fous ou de cracheurs de feu pour divertir à la fois les enfants et les parents. 

Avant la tombée du jour, l'auberge Relais d'antan offre un souper thématique pour une vingtaine de dollars par personne. Le service aux tables n'est pas assuré par les zombies. Mais ils ne perdent rien pour vous attendre à la sortie.

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Les vendredis et samedis jusqu'au 5 novembre, de 18 h 30 à 23 h 30. Il est recommandé d'acheter ses billets en ligne avant de se rendre à Drummondville.

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