Visiter la noirceur en Estrie

La mine désaffectée Capelton, près de Sherbrooke, compte... (Photo fournie par la mine Capelton)

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La mine désaffectée Capelton, près de Sherbrooke, compte près de 60 km de tunnels. Des visites guidées permettent de plonger dans la vie des mineurs de la fin du XIXe siècle. Elles sont offertes tous les jours de la semaine jusqu'au 28 août, et pendant les fins de semaine de septembre et d'octobre.

Photo fournie par la mine Capelton

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André Laroche
La Presse

La noirceur vous angoisse? La nuit vous effraie et l'obscurité souterraine vous glace le sang? Chassez vos peurs! Voici deux activités dont vous ressortirez les yeux brillants!

Comme dans les westerns

À une vingtaine de minutes du centre-ville de Sherbrooke se trouve une mine désaffectée. Comme on en voit dans les westerns, Les Goonies ou les films d'Indiana Jones.

Pas étonnant qu'on y tourne régulièrement des films d'époque. L'endroit est pittoresque à souhait, tout autant que son histoire. Et que dire de la vie des mineurs de l'époque!

Les débuts de la mine Capelton sont liés à la guerre de Sécession. En 1863, un ingénieur minier britannique nommé Georges Capel fait creuser une mine de cuivre pour vendre ce métal nécessaire aux usines d'armes américaines. L'exploitation du gisement durera près d'un demi-siècle. Il en reste des tunnels d'une soixantaine de kilomètres creusés dans la montagne par des centaines d'hommes. Tout ça au pic, à la pelle... et à la chandelle!

Deux types de visite sont proposés: l'aventure minière sous la terre et le tour du prospecteur. Une troisième, intitulée La face cachée de la mine, sera ajoutée au programme d'ici la fin de l'été. Elle se tiendra à la tombée de la nuit. Au cours de la visite guidée d'environ deux heures, on marche environ un demi-kilomètre dans cet impressionnant dédale. Hormis l'ajout d'escaliers et de l'éclairage électrique, rien n'a changé depuis la fermeture de la mine en 1907. Les parois portent toujours les marques des outils, on trouve encore des rails sur le sol, les plafonds bas n'ont pas été aplanis.

Les casques fournis ne sont pas une coquetterie. Au détour d'un tunnel se trouve une petite salle d'une trentaine de places où sont présentés à l'occasion des spectacles souterrains.

Différents tarifs sont offerts selon le nombre d'activités et l'âge de la famille. Les visites ont lieu tous les jours de la semaine jusqu'au 28 août, et pendant les fins de semaine de septembre et d'octobre. Il est recommandé de réserver avant de se déplacer.

L’exposition Les mondes de la nuit est conçue... (Photo fournie par le Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke ) - image 2.0

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L’exposition Les mondes de la nuit est conçue pour intéresser les petits et les grands. Elle aborde de manière ludique différents thèmes scientifiques, comme le sommeil, les animaux nocturnes et la nuit polaire. Elle est présentée jusqu’au 19 septembre au Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke. 

Photo fournie par le Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke 

Les mondes de la nuit

Pourquoi dit-on que la nuit, tous les chats sont gris?

Pourquoi les bruits deviennent-ils si inquiétants dans notre sommeil?

Pourquoi des animaux préfèrent-ils vivre la nuit? Comment réussissent-ils à se diriger et à chasser?

Toutes ces questions ont leur réponse à l'exposition Les mondes de la nuit au Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke, reconnu depuis longtemps pour les qualités ludiques de ses expositions originales. Quoi de mieux, par exemple, qu'un lit dans l'obscurité pour initier les enfants à cet univers empli de bruits bizarres, d'ombres menaçantes (une chaussette éclairée sous le lit prend une forme monstrueuse) et d'étrangers dans le placard (osez ouvrir la porte, juste pour voir).

Cette chambre d'enfant, pleine d'explications scientifiques amusantes, est le point de départ d'un voyage dans la nuit. La douzaine d'autres stations, à parcourir sans ordre prescrit, présentent les phénomènes de la bioluminescence, la nuit polaire, la pollution lumineuse ou encore les sens surdéveloppés des animaux.

Saviez-vous qu'un oeil de calmar colossal est aussi gros qu'un cantaloup? Qu'un éléphant perçoit des sons dans un rayon de 2 km? Qu'un raton laveur ne mouille pas ses aliments pour les nettoyer, mais pour mieux les ressentir au toucher?

Les panneaux explicatifs se limitent à quelques phrases. Juste assez pour satisfaire l'appétit scientifique des plus vieux, ou lancer une discussion entre les grands-parents remplis de souvenirs et leurs petits-enfants admiratifs. Comme le fait toujours le musée sherbrookois, des espaces de jeux sont aménagés pour les tout-petits tout au long de l'exposition. Ici, un matelas sur le sol et des peluches d'animaux; là, une tente pour s'imaginer la nuit dans la forêt. Mais ces espaces ne sont pas seulement utilisés par les enfants. Un homme a déjà été trouvé... endormi dans le lit!

Il ne faut pas se traîner les pieds pour profiter de cette exposition avant qu'elle ne parte en tournée canadienne pour les cinq prochaines années. Elle est présentée jusqu'au 19 septembre. Le tarif d'entrée est de 39 $ pour une famille de deux adultes et deux enfants.

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