Recherche Voyage

Noël au marché

Quelques expatriés allemands ont créé à Québec, il... (Photo Pascal Ratthé, collaboration spéciale)

Agrandir

Quelques expatriés allemands ont créé à Québec, il y a quelques années, un marché de Noël typique de leur pays d'origine.

Photo Pascal Ratthé, collaboration spéciale

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
André Laroche

Collaboration spéciale

La Presse

Les marchés de Noël nous plongent avec bonheur dans l'esprit des Fêtes. Comme si on se glissait dans une boule à neige, on s'y promène sans presse pour découvrir des artisans originaux et des producteurs locaux. Petit tour d'horizon festif un peu partout au Québec.

Noël allemand au coeur de Québec

Quelques expatriés allemands ont créé à Québec, il y a quelques années, un marché de Noël typique de leur pays d'origine. À leur grande surprise, le succès fut instantané. Depuis ce jour, chaque mois de décembre, ils font revivre leur culture par les traditions de Noël au coeur du Vieux-Québec.

Une odeur de fromage, de saucisses et de choucroute flotte dans l'air du chalet transalpin, monté dans les jardins de l'hôtel de ville. Derrière le comptoir s'affaire Christoph Klein, un grand gaillard blond débarqué à Québec il y a 20 ans pour préparer les truffes au chocolat de Laura Secord avant de fonder son service de traiteur. De spécialités allemandes, on s'entend.

«Goûte-moi cette choucroute. Cela n'a rien à voir avec la choucroute de supermarchés», lance-t-il dans un anglais quelque peu guttural. Une simple bouchée confirme ses dires: pas d'arrière-goût de vinaigre prononcé, pas de sel à donner l'envie d'avaler vite fait une pilsner.

Foi de Christoph Klein, les saucisses, le pain de seigle et le rumtopf, une crème bavaroise aux fruits et rhum (20 % d'alcool!) sont servis avec la rigueur des traditions germaniques. «Et puis?», s'enquiert-il. Pas nécessaire de répondre, un sourire de contentement suffit. L'authenticité des aliments a fait son oeuvre.

À l'instar des plats de Christoph, le caractère germanique du marché de Noël de Québec n'est pas feint ni surfait.

Même s'il fait une grande place aux artisans et aux producteurs locaux, ce marché se fait selon les us et coutumes germaniques.

Ainsi, comme le veut la tradition, il s'est d'abord installé sur une petite place coincée entre l'hôtel de ville et la basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec avant de s'étendre de l'autre côté de la rue des Jardins.

«Il ne manque que l'ambiance de fête. En Europe, les gens s'amusent, ils crient, ils chantent», glisse Markus Peters, un joyeux Autrichien qui fabrique à Québec des belles luges et des sabots de bois traditionnels de son pays, en jetant un coup d'oeil au flot tranquille des visiteurs.

Il est vrai que le WunderBar, un peu déserté par les familles en après-midi, devient plus populaire en début de soirée.

Une douzaine des 65 stands offrent des produits importés directement de l'Allemagne. De délicates nappes de dentelle, des décorations de Noël en bois de la Forêt-Noire, des maisons de pain d'épices arrivées tout juste de Nuremberg, des bonbons allemands au gingembre épicé, à la réglisse noire, au citron, au vin chaud épicé...

Les bricolages, les contes et les jeux pour les enfants, présentés dans un second petit chalet, proviennent aussi tous du pays des frères Grimm. Une petite chorale, au coeur du marché, chante a cappella des airs traditionnels de Noël germanique.

La pâte des bretzels, cuits sur place, provient d'un boulanger allemand installé en Ontario. Tout comme le vin chaud épicé, ils sont souvent offerts par des Allemands pure laine, ou leurs amis.

Car ils sont plusieurs à s'être installés dans la région de la capitale, plus de 1500, selon Ewa Wollemann, présidente du Club culture germanique au Canada.

Ensemble, ils ont réussi à faire naître et grandir ce sympathique marché de Noël, attirant dans leur giron des producteurs d'ici, tout aussi passionnés et authentiques. Bref, bien de belles rencontres à faire entre deux bouchées de strudel chaud à la cannelle.

__________________________________________________________________________________

Le Marché de Noël allemand. À la place de l'Hôtel-de-Ville de Québec. Du jeudi au dimanche, jusqu'au 18 décembre.

http://www.noelallemandquebec.com/

«Je produis une nouvelle collection chaque année, mais... (PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE) - image 2.0

Agrandir

«Je produis une nouvelle collection chaque année, mais les gens reviennent toujours pour le coquelicot rouge. C'est cette fleur qui m'a fait connaître», raconte cette artisane, qui fut céramiste pendant une quinzaine d'années avant de se tourner vers la peinture sur faïence.

PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

La peinture sur faïence de Marie Lacroix

L'une des joies des marchés de Noël, c'est la découverte rafraîchissante d'artisans au talent unique. Portrait de Marie Lacroix

Facile de reconnaître les assiettes, les plats et les ustensiles décorés par Marie Lacroix. De chaque objet semble jaillir un grand coquelicot rouge, peint à la main sur la faïence. Le vif de sa couleur sans pareil égaie une table de cuisine de manière spectaculaire.

«Je produis une nouvelle collection chaque année, mais les gens reviennent toujours pour le coquelicot rouge. C'est cette fleur qui m'a fait connaître», raconte cette artisane, qui fut céramiste pendant une quinzaine d'années avant de se tourner vers la peinture sur faïence.

C'est en vendant des assiettes décoratives aux touristes du Vieux-Montréal qu'elle a eu l'inspiration, un jour, de peindre des fleurs sur la vaisselle plutôt que l'oratoire Saint-Joseph ou d'autres lieux emblématiques de la métropole. Ainsi est né le fameux coquelicot rouge, soudainement très couru. «Des boutiques me demandent de leur en vendre, mais je refuse. Je préfère faire les choses moi-même, à ma manière.»

Marie Lacroix fait en effet tout à sa façon. Elle produit elle-même ses dessins, sa peinture, sa glaçure et s'occupe de la cuisson des objets. Elle importe sa vaisselle d'un fabricant de l'Europe de l'Est, réputé pour la blancheur impeccable de sa faïence. Sa plus grande récompense? «Les gens disent que mes dessins leur apportent de la joie. Je trouve ça merveilleux.»

____________________________________________________________________________

Le Marché de Noël et des traditions de Longueuil. Au parc St. Mark de Longueuil. Ouvert les deux premières fins de semaine de décembre et pendant la semaine du 16 au 22 décembre.

metierstraditions.com

Pour les manches, Gilbert Martel ne manque pas... (PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE) - image 3.0

Agrandir

Pour les manches, Gilbert Martel ne manque pas d'audace. Il les sculpte dans des bois exotiques, la fibre de carbone ou encore des bois de cervidés!

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE

Les couteaux de Gilbert Martel

On peut trouver de tout ou presque dans les marchés de Noël, notamment les couteaux de Gilbert Martel. Son histoire

Chaque couteau de Gilbert Martel est une pièce unique. Cet artisan n'en produit qu'une quarantaine par année, de toutes sortes. Une seule chose ne change pas: la dureté de sa lame, si tranchante que des chefs de Montréal viennent lui demander de leur fabriquer sur mesure leurs couteaux de cuisine.

«Je suis un trappeur depuis ma jeunesse. J'aime les couteaux qui tranchent bien, mais je n'en avais jamais trouvé un à mon goût. Un jour, je suis donc parti m'acheter de l'acier à couteau pour me fabriquer celui dont je rêvais», raconte-t-il.

Ce premier couteau lui a demandé des semaines d'efforts. «Je l'ai terminé le 5 novembre 2005 à 11 h du soir», se souvient-il. Mais sa fabrication lui a procuré tant de plaisir qu'il s'est rapidement mis à l'étude de l'art de la coutellerie. Et une fois à la retraite, cet ancien éducateur physique n'a pas boudé son plaisir. «Je ne le fais pas de manière commerciale. Je le fais par pur plaisir. Je suis un sportif, j'aime travailler de mes mains.»

Pour les manches, Gilbert Martel ne manque pas d'audace. Il les sculpte dans des bois exotiques, la fibre de carbone ou encore des bois de cervidés! Chaque création devient un objet personnel, se réjouit-il. «Une femme m'a acheté un couteau à patates à 300 $. Elle était si heureuse!»

______________________________________________________________________________

Le Marché de Noël de L'Assomption. Au Collège de L'Assomption. Ouvert du jeudi au dimanche jusqu'au 23 décembre.

http://marchedenoeldelassomption.ca/

L'ébéniste François Frapier ne se définit pas comme... (PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE) - image 4.0

Agrandir

L'ébéniste François Frapier ne se définit pas comme un simple constructeur de cabanes.

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE

Les cabanes d'oiseaux de François Frappier

Au marché de Joliette-Lanaudière, François Frappier fait chanter les oiseaux. Voyez comment.

Dire que François Frappier est fasciné par les oiseaux serait un euphémisme. Cet artisan les observe sans relâche depuis 20 ans pour leur construire des nichoirs et des mangeoires en bois. L'entendre décrire les habitudes de chaque espèce est un pur ravissement.

«Le troglodyte, c'est un petit détestable, explique-t-il par exemple. Si vous mettez quatre cabanes sur votre terrain, il va en boucher trois pour s'assurer d'avoir tout le territoire à lui. Et si une femelle veut s'installer dans votre coin, elle n'aura pas le choix d'aller vers lui. Inutile donc d'installer pour lui plus d'une cabane chez vous.»

Cet ébéniste ne se définit pas comme un simple constructeur de cabanes. Il dit plutôt qu'il fait de l'«aménagement pour les oiseaux». Quand il conçoit une installation, il se fait un point d'honneur de la tester sur un site d'observation avant de la mettre en vente. «Quand je regarde mes installations d'il y a 10 ans, je n'en reviens pas d'avoir pu vendre des choses pareilles», peste-t-il.

Fabriquées de manière artisanale, les créations de François Frappier sont faites de solides planches de frêne. D'abord pour la beauté des nervures de ce bois franc, mais aussi pour sa durabilité. Sa plus belle réussite à ses yeux? «J'ai réussi à attirer des tyrans huppés dans l'une de mes cabanes. Je capotais raide!»

___________________________________________________________________________________

Marché de Noël de Joliette-Lanaudière. À la place Bourget de Joliette. Ouvert du mercredi au dimanche jusqu'au 23 décembre.

http://www.centrevilledejoliette.qc.ca/march-s-de-no-l

La vieille gare de Sherbrooke procure un décor... (Photo fournie par Destination Sherbrooke) - image 5.0

Agrandir

La vieille gare de Sherbrooke procure un décor à la fois suranné et authentique à son petit marché de Noël.

Photo fournie par Destination Sherbrooke

D'autres marchés à découvrir

Noël au Marché de la gare de Sherbrooke

La vieille gare de Sherbrooke procure un décor à la fois suranné et authentique à ce petit marché de Noël. À l'intérieur, on y propose des fromages, des charcuteries ou des glaces artisanales. Dehors, une trentaine d'artisans et de producteurs proposent leurs oeuvres dans une ambiance réchauffée par des conteurs et des musiciens. Une grande roue s'illumine le soir venu. Ouvert du vendredi au dimanche jusqu'au 31 décembre au Marché de la gare de Sherbrooke.

http://www.facebook.com/marchedelagare/

Noël en lumière à Trois-Rivières

L'ambiance de ce marché de Noël est tout à fait unique. Elle tient probablement du mélange des traditions religieuses, de la lumière évanescente, de l'air du fleuve et des chants d'antan. Dans les jardins illuminés sont disséminées les maisonnettes d'une douzaine d'artisans. D'autres exposants proposent leurs oeuvres à travers la grande exposition de modèles réduits au sous-sol de la basilique. Ouvert la fin de semaine prochaine au sanctuaire Notre-Dame-du-Cap.

http://www.tourismetroisrivieres.com/fr/quoi-faire/noel-en-lumiere/1016

Marché de Noël de Val-David

Ce rendez-vous tient plus de la fête paroissiale que du marché de Noël. Pas de chorale ou de maisonnettes alsaciennes. Tout se passe à l'école du village, décoré pour l'occasion par les enfants et au son de la jasette de tout le monde. Les producteurs des alentours y proposent leurs aliments de leurs fermes. La formule plaît tant aux visiteurs que le marché s'étend sur deux fins de semaine cette année. Ouvert les 10, 11, 17 et 18 décembre à l'école Saint-Jean-Baptiste de Val-David.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Voyage

Tous les plus populaires de la section Voyage
sur Lapresse.ca
»

publicité

publicité

Destinations

Asie Europe Afrique Amérique latine Océanie États-unis Canada Québec

publicité

Autres contenus populaires

image title
Fermer