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La résurrection de Christchurch

L'architecte Shigeru Ban, qui a dessiné la nouvelle... (PHOTO BRIDGIT ANDERSON, AFP)

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L'architecte Shigeru Ban, qui a dessiné la nouvelle cathédrale de Christchurch, assemble le carton en immenses tubes qu'il utilise comme des poutres. Le matériau est traité contre l'eau et le feu.

PHOTO BRIDGIT ANDERSON, AFP

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Claudia Vachon

Collaboration spéciale

La Presse

(CHRISTCHURCH) Cinq ans après un violent tremblement de terre qui a broyé son centre-ville, la deuxième ville de la Nouvelle-Zélande renaît de ses cendres. Au-delà de l'inconfort de se trouver dans un immense chantier à ciel ouvert, une visite est surtout une occasion rare d'assister à une transformation urbaine complète.

Deux hommes s'affrontent aux échecs en plein coeur du centre-ville, tout près des ruines de l'ancienne cathédrale anglicane. La façade est éventrée, la tour du clocher s'est effondrée et le monument, autrefois visité par plus d'un demi-million de touristes chaque année, n'est plus que le souvenir de l'une des pires catastrophes naturelles du pays.

Le 22 février 2011, Christchurch a été frappé au coeur par un séisme de magnitude 6,3 qui a presque tout détruit sur son passage. Les semaines suivantes, les secouristes ont extirpé les corps des 185 victimes ensevelies sous les décombres. Les dommages étaient tellement importants que les autorités ont envisagé de faire table rase et de reconstruire le centre-ville ailleurs.

On ne peut plus réduire Christchurch à ses blessures, insiste Rachael Welfare, directrice des opérations chez Gap Filler, une association qui met en place des projets temporaires sur les terrains vacants pour encourager la communauté et les touristes à revenir vers le centre-ville.

«Malgré la perte d'un héritage architectural, c'est une ville très excitante. Il y a une tonne de projets à découvrir, et en plus d'être témoins de la transformation de la ville, les visiteurs peuvent aussi y participer.»

Pour preuve, en 2012, plus de 250 volontaires se sont impliqués dans l'un des projets phares de l'association: un immense pavillon réalisé à partir de 3000 palettes de bois pour pallier l'absence de salles de spectacle dans le centre-ville. Le projet, qui devait rester en place seulement pour l'été, a fait partie du paysage de Christchurch pendant près de deux ans et a accueilli plus d'une centaine d'évènements publics.

Une visite colorée

Au lendemain de la catastrophe, des artistes venus des quatre coins du monde se sont mobilisés pour ajouter des touches de couleur dans les zones les plus touchées, si bien qu'il faut pratiquement une journée entière pour voir tous les graffitis dans la ville.

Le symbole de la résilience et de la créativité de la communauté est certainement Re: Start, un nouveau centre commercial fabriqué uniquement à partir de conteneurs maritimes pour stimuler l'activité commerciale et héberger les enseignes qui ont perdu leurs locaux. Les touristes s'y baladent, un fish'n'chips à la main, en oubliant presque les cicatrices du séisme.

Un peu plus loin, la nouvelle cathédrale étonne avec sa façade recouverte de vitraux colorés, mais surtout grâce à sa structure conçue principalement à base de tubes de carton. Imaginée dans l'urgence par l'architecte japonais Shigeru Ban, spécialiste des zones dévastées par les catastrophes, le monument est censé tenir debout une vingtaine d'années, le temps pour l'Église de réunir les fonds afin de construire un nouveau lieu de rassemblement.

De l'autre côté de la rue, une installation constituée de 185 chaises dépareillées, mais toutes peintes en blanc, honore la mémoire des victimes du séisme et rappelle aux visiteurs qu'au-delà des dégâts matériels, il s'agit aussi d'un drame humain. Lors de notre passage, certains résidants parlaient de la catastrophe avec facilité et d'autres, à demi-mot.

Des adresses incontournables

Marcia Butterfield en avait assez d'entendre ses amis se plaindre qu'il n'y avait rien à faire à Christchurch. Pour leur prouver le contraire, elle a démarré Neat Places, un site web qui répertorie ses meilleures adresses où manger, boire et découvrir ce que sa ville natale a de mieux à offrir. En voici quelques-unes.

The Colombo

Un centre commercial atypique qui organise un marché en plein air tous les vendredis et où l'on peut dénicher les meilleurs macarons (au caramel salé) de la ville.

363 Colombo Street

Vesuvio

Un bar avec une large sélection de vins, dont certains produits dans la région (Christchurch est situé en plein coeur de la région de Canterbury, reconnue pour ses vignobles).

4 Papanui Road

King of Snake

Un restaurant qui propose une cuisine thaïlandaise innovatrice, en plus d'être l'un des meilleurs bars à cocktails de la ville.

145 Victoria Street

Christchurch Art Gallery (Te Puna o Waiwhetu)

La galerie d'art, qui a rouvert ses portes en décembre dernier, accueille l'une des plus grandes collections d'art public du pays, en plus d'organiser des projections de films et des conférences chaque semaine.

49 Worcester Boulevard

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