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Le pays des tsars à petits prix

L'hiver est un bon moment pour visiter Moscou.... (Photo Digital/Thinkstock)

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L'hiver est un bon moment pour visiter Moscou. La neige embellit certaines bâtisses comme le couvent de Novodievitchi.

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(Moscou) La chute du rouble fait grincer des dents les Russes, qui ont vu leur monnaie perdre 40% de sa valeur en six mois. Mais pour les voyageurs qui s'intéressent au pays de Pierre le Grand et de Lénine, la crise financière fait pleuvoir les aubaines.

Une suite du chic hôtel Baltschug Kempinski. ... (Photo fournie par l'hôtel) - image 1.0

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Une suite du chic hôtel Baltschug Kempinski.

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À un jet de pierre de la place Rouge et de la cathédrale Saint-Basile-le-Bienheureux, l'hôtel Baltschug Kempinski est l'un des plus luxueux d'Europe. Dans son restaurant, au bord du fleuve Moscou, l'élite russe et les gens d'affaires déjeunent au champagne et empilent les blinis au caviar. Aujourd'hui, la crise du rouble ouvre cet univers opulent aux voyageurs.

Depuis les années 90, cet hôtel était hors d'atteinte pour la majorité des bourses. Avant 2008, la chambre de base avec vue sur la cathédrale aux dômes colorés pouvait coûter autour de 600$ la nuit.

Le Baltschug Kempinski n'était pas une exception. Moscou, au cours des années 2000, a été classée la ville la plus chère du monde pour les visiteurs. Pendant le boom économique du pays, un hôtel deux étoiles pouvait facilement coûter plus de 200$ la nuit.

«Les prix ont commencé à descendre en 2009 avec la crise économique mondiale. Mais avec la chute du rouble, c'est devenu encore plus abordable pour les étrangers», dit Lana Melnikova, responsable des communications de l'hôtel. Aujourd'hui, les prix d'une chambre dans ce cinq étoiles commencent à 225$, du jamais vu.

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Vive le caviar!

Les aubaines ne se limitent pas aux hôtels. «Les visiteurs qui viennent à Moscou ces jours-ci peuvent se payer beaucoup de petits et grands luxes: prendre un chauffeur, embaucher un guide compétent, essayer les meilleurs restaurants», dit Lana Melnikova, qui ajoute que, si l'hiver reste un bon moment pour visiter Moscou, le mois de mai est idéal.

Le prix des repas au restaurant a chuté de près de 30%, parfois plus dans les établissements qui font peu appel aux produits étrangers. Dans un restaurant géorgien près de la station de métro Oktiabrskaya, un repas pour trois composé d'immenses raviolis à la viande (khinkali), de deux plats de viande, d'un énorme pain au fromage (le khachapuri) et de trois salades a coûté tout juste 10$ par personne, si bien que nous avons regardé trois fois l'addition pour nous assurer qu'aucune erreur ne s'y était glissée.

Conseil: laissez de côté la bouteille de vin français, hors de prix à cause de l'inflation, et optez plutôt pour un produit local, comme un vin de Krasnodar, un mousseux russe ou de la vodka bien froide. Votre portefeuille vous en remerciera.

Après un souper au magnifique café Pouchkine ou au Grand Café Docteur Zhivago (l'un des plus courus en ville), passez la soirée au théâtre. Les billets du Bolchoï, qui avaient atteint des prix exorbitants dans les dernières années (200$), sont de nouveau abordables. Seul hic, acheter une place en ligne semble quasi impossible. Mieux vaut vous adresser à votre hôtel pour mettre la main sur un billet pour l'opéra Boris Godunov sur la scène historique du Bolchoï, restaurée dans toute sa splendeur dorée en 2011. Si le Bolchoï affiche complet, des dizaines d'autres théâtres présentent ballets, concerts et opéras tous les soirs. Malgré la crise du rouble, les Russes sont toujours aussi mordus de culture, et une soirée au théâtre est incontournable lors d'une visite à Moscou ou à Saint-Pétersbourg, siège du célèbre théâtre Mariinski.

Saint-Pétersbourg

La ville de Pierre le Grand est d'ailleurs elle aussi fort bon marché ces jours-ci. Un billet pour l'Hermitage, le plus grand musée du monde avec ses 3 millions d'oeuvres et ses salles d'exposition à couper le souffle, ne coûte que 7$. C'est le moment ou jamais de visiter les galeries du Trésor, la collection impériale la plus scintillante du musée. Si une visite guidée de la collection coûtait plus de 200$ il y a un an, c'est maintenant moitié moins pour un groupe de sept personnes.

Côté magasinage, les aubaines sont nombreuses pour ceux qui s'intéressent aux créations russes. La chic porcelaine impériale fabriquée depuis 1703 par la manufacture de Saint-Pétersbourg, rebaptisée Lomonosov par les Soviétiques en 1925, est aujourd'hui à moitié prix. Dans le magasin officiel du centre-ville de Saint-Pétersbourg, une tasse et une soucoupe ornées de lignes bleu royal et de boucles d'or - la signature de la maison - coûte 38$ plutôt que 75$.

Rouler pas cher

Le voyage entre les deux principales villes de Russie est lui aussi bon marché. Un billet de train haute vitesse entre Moscou et Saint-Pétersbourg coûte de 3000 à 6000 roubles (soit de 50$ à 100$) et ne dure que quatre heures.

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