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Hébergement: deux bonnes adresses à Londres

Les murs de l'hôtel Edition sont couverts de... (PHOTO FRANçOIS ROY, LA PRESSE)

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Les murs de l'hôtel Edition sont couverts de tableaux, façon déco cossue du XIXe siècle, dont on a l'impression, d'entrée de jeu, qu'ils sont d'époque, jusqu'à ce qu'on réalise que ce sont en fait des réinterprétations.

PHOTO FRANçOIS ROY, LA PRESSE

(Londres) Voici deux établissements spectaculaires qui témoignent de la vitalité de l'industrie hôtelière londonienne.

L'Ace chez lui à Shoreditch

Démarrée en 1999 à Seattle, la chaîne d'hôtel Ace est devenue une référence.

Il allait presque de soi que la chaîne, après s'être installée à Portland, métropole suprêmement hip de l'Oregon, avoir rénové un vieux Howard Johnson de Palm Springs digne de Mad Men et avoir révolutionné le style hôtelier à New York, ouvre une succursale à Londres. À Shoreditch, tout naturellement.

Parce que l'Ace n'est pas l'hôtel du Londres de Mayfair bon chic bon genre, ni celui de la City en complet-cravate. Il est au coeur du Londres tatoué, barbu, qui ne sort jamais de la maison sans son Mac, boit du café équitable et du vin naturel, un Londres de nouveaux mannequins et de vieux immeubles retapés en lofts. L'ancienne zone ouvrière de Shoreditch a suivi toutes les étapes classiques de l'embourgeoisement en mode «hipster» pour s'affirmer maintenant comme un pôle londonien charmant, accessible, moderne de cette façon rétro qui a cours actuellement.

À Shoreditch, donc, l'Ace est chez lui.

L'hôtel de 250 chambres est installé dans un immeuble qui abritait une salle de concert au XIXe siècle, et ce passé est évoqué dans la décoration. Mais l'hôtel demeure surtout fidèle à l'habitude de la chaîne d'allier objets anciens récupérés - ou d'allure récupérée - au design moderne. Le gris est omniprésent, le blanc aussi. Les lignes, droites.

Les chambres ne sont pas immenses, mais elles sont fonctionnelles et offrent, comme dans les autres Ace, les peignoirs de boxeur en molleton gris. De la même façon, le minibar est rempli de produits de marques indépendantes et bios.

À l'Ace Shoreditch, le service est courtois, plus souriant et efficace qu'à l'adresse de New York. Le restaurant, le Hoi Polloi, n'offre pas une cuisine remarquable, mais le café installé au rez-de-chaussée, le Square Mile Coffee, le fait. Moutures parfaites, viennoiseries impeccables. Et le lobby de l'hôtel, qui devient un lounge le soir venu, est parfait pour s'asseoir confortablement et boire un cappuccino en lisant le Guardian.

Les tarifs de l'hôtel sont relativement abordables, pour la catégorie. Les prix varient selon la saison. Par exemple, en mai, on parle de 199 livres pour la chambre de base, soit environ 350$ par nuit.

100, rue Shoreditch High, Hackney www.acehotel.com/london

Le Schrager nouveau à Londres

Il y en a qui se souviennent d'Ian Schrager parce qu'il était derrière le Studio 54 à New York, lieu mythique des années 80. Il y a ceux qui se souviennent de lui parce qu'il a pas mal inventé le concept même de l'hôtel-boutique, dans les années 90, en s'associant avec des designers comme Philippe Starck pour ouvrir des établissements qui ont fait époque, dont le Royalton ou le Paramount à Manhattan. Schrager est aussi celui qui a réinventé l'hôtel «station balnéaire», façon Delano à Miami ou Mondrian à West Hollywood.

Aujourd'hui, il n'est plus sur les chantiers à superviser les nouveaux établissements associés à son nom, mais c'est cet esprit luxueux moderne, créatif, allumé que le groupe Marriott veut continuer de propager en faisant appel à Ian Schrager pour lancer une nouvelle gamme d'hôtels, dont fait partie cet Edition qui vient d'ouvrir à Londres.

Dès qu'on entre dans l'immeuble datant de 1835, on est tout de suite plongé dans l'univers Schrager, où l'hôtel devient un lieu de sortie autant qu'un lieu de repos. Le rez-de-chaussée, en plus de son architecture originale (le plafond vertigineux est spectaculaire), est aménagé comme un bar, avec des notes modernes et anciennes qui se conjuguent pour créer un effet théâtral. Et sur place, une faune londonienne de gens jeunes, beaux et chics répond à l'appel.

Au rez-de-chaussée toujours, sur la droite, le restaurant Berner's Tavern propose lui aussi un décor spectaculaire. Ses murs sont couverts de tableaux, façon déco cossue du XIXe siècle, dont on a l'impression, d'entrée de jeu, qu'ils sont d'époque, jusqu'à ce qu'on réalise que ce sont en fait des réinterprétations. Un visage qu'on croirait venu des Flandres post-Vermeer est en fait coiffé de rouleaux de papier de toilette ou de papier aluminium. Le ton est donné. Dommage que la cuisine, bien que correcte, n'impressionne pas autant.

Dans cet immeuble qui abritait autrefois des hôtels particuliers de l'époque géorgienne, l'Edition est au coeur de l'action. À deux pas de Fitzrovia et de ses boutiques et restaurants du moment. À deux minutes à pied de Regent et d'Oxford Street, immenses artères commerciales de la capitale. On est aussi près de Soho, Convent Garden, Leceister Square... À quelques stations de Tube, si on n'a pas envie de marcher, des grands musées, des parcs... Difficile de faire mieux. Évidemment, cela a un prix. Oui, les chambres sont chics, sobres et hyper confortables, mais il faut être prêt à débourser près de 500$ pour y dormir. Quoi qu'il en soit, on peut y aller simplement pour prendre un verre de whisky dans le lobby.

10, rue Berners, Westminster edition-hotels.marriott.com




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