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Les visages du Monténégro

  • Le parc du Durmitor, un incontournable de la région montagneuse du Monténégro. (Photo Violaine Ballivy, La Presse)

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    Le parc du Durmitor, un incontournable de la région montagneuse du Monténégro.

    Photo Violaine Ballivy, La Presse

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  • Vie rurale près de Kolasin. (Photo Violaine Ballivy, La Presse)

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    Vie rurale près de Kolasin.

    Photo Violaine Ballivy, La Presse

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  • Détail d'une fresque au monastère de la Moraca. (Photo Violaine Ballivy, La Presse)

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    Détail d'une fresque au monastère de la Moraca.

    Photo Violaine Ballivy, La Presse

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  • Le décor enchanteur de Stevi Stefan. (Photo Violaine Ballivy, La Presse)

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    Le décor enchanteur de Stevi Stefan.

    Photo Violaine Ballivy, La Presse

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  • Kite-surf sur les plages à proximité d'Ulcinj. (Photo Violaine Ballivy, La Presse)

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    Kite-surf sur les plages à proximité d'Ulcinj.

    Photo Violaine Ballivy, La Presse

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(Kolasin) Le Monténégro est petit, mais il a beaucoup à offrir. Des villages perchés entre les hauts sommets aux vastes étendues du sable en bord de mer, voici en trois volets quelques-uns des plus beaux trésors du pays.

 

Côté montagnes

Le Monténégro, c'est un pays que devraient visiter ceux qui rêvent de retrouver l'Europe d'hier... avant qu'elle ne soit trop populaire, demain. Et ceux-là devraient prendre d'emblée la direction des montagnes.

Kolasin

Sur la route menant à Kolasin, les panneaux publicitaires se suivent en martelant les images de pentes enneigées et de jolies femmes en habits de ski. Kolasin est un peu le Mont-Tremblant du Monténégro - en moins chic -, village des montagnes du nord de la métropole, Podgorica, sur lequel les travailleurs mettent le cap pour leurs vacances d'hiver. L'été venu, ce sont les touristes étrangers qui profitent des installations délaissées pour se loger confortablement avant d'explorer le parc national de Biogradska Gora (1600 hectares), recelant l'une des trois dernières forêts vierges d'Europe.

Une «Route des fromages» relie plusieurs fermettes familiales, et des sentiers de randonnée sillonnent les trois sommets de quelque 2000 m encerclant Kolasin. Même si ce dernier n'est pas d'un grand intérêt, on s'y arrêtera avec bonheur dans la rue principale bordée de petits cafés. L'espresso, excellent, n'y coûte que 1 euro.

www.montenegro-mountains.com/cheese-routes

Parc national du Durmitor

Assemblage de canyons, montagnes et plateaux calcaires façonné par les glaciations, le parc national du Durmitor a été protégé par l'UNESCO, en 1984, pour sa richesse géologique exceptionnelle. C'est le Monténégro à son état le plus sauvage. D'une beauté saisissante. Et étonnamment accessible. Un sentier permet, en moins d'une heure, de faire le tour du Crno jezero, le plus gros «oeil de la montagne», tel qu'on surnomme les 18 lacs glaciaires du parc. La couleur de l'eau est assombrie par les sommets environnants - 48 pics dépassent les 2000 m d'altitude -, ce qui ne manquera pas de donner des fourmis dans les jambes aux plus actifs, qui se laisseront sans doute aussi tenter par la randonnée vers le canyon de la rivière Tara, lequel, avec ses 1300 m de profondeur, n'est dépassé que par le Grand Canyon de l'Ouest américain.

Villages d'antan

Les campagnes du Monténégro sont les gardiennes des traditions passées où le fil du progrès semble parfois s'être rompu il y a bien longtemps, quand défilent sous les yeux les fermiers en habits de laine travaillant leurs champs manuellement. Près des maisons modestes, le bois est cordé en jolies spirales et le foin pour les animaux sèche à l'air libre, empilé en épis géants. C'est en partie pour protéger et valoriser ce patrimoine que des «Etno villages» ont commencé à voir le jour au milieu des années 2000.

À Nevidio, on loge dans de petites maisons de pierres au toit pentu, avec chauffage, électricité, douche et cuisinette, mais sans télévision ni radio. L'Etno village de Katun, près de Kolasin, est plus spartiate, niché dans le creux d'une vallée bordée de montagnes à couper le souffle.

Côté histoire

Situé face à l'Italie, entre l'Albanie et la Serbie, le Monténégro a subi l'influence de ses voisins plus populeux... et aux croyances parfois conflictuelles. Le pays a ainsi appris depuis longtemps à pratiquer la tolérance religieuse. Et a su profiter de ce que les cultures de la région avaient de mieux à offrir.

Kotor

Si vous n'aviez que 48 heures à consacrer au Monténégro, c'est ici, dans les bouches de Kotor, qu'il faudrait les passer. C'est la Corse avec ses eaux turquoise et ses falaises escarpées, les foules de touristes en moins. C'est l'Italie et (une partie) de son savoir-faire gourmand, ses villages pittoresques et ses terrasses animées tard le soir. C'est le bonheur, quoi.

Fondé au IXe siècle, partiellement détruit par deux séismes (en 1667 et 1979), Kotor témoigne encore de l'opulence passée lorsque, au Moyen-Âge, il était le principal port de commerce entre Venise et la côte Adriatique.

Gravir les quelque 1350 marches menant au sommet de la forteresse offre la plus belle vue sur le port, mais le meilleur bain de culture est au plus bas de la ville, dans le marché public où s'écoulent au petit matin les plus beaux fruits, légumes et fromages du coin, avant que les bateaux de croisière n'accostent et déchargent leur flot de touristes dans la ville pour la journée. Dormez dans Kotor pour en profiter en matinée et en soirée, quand la ville est plus tranquille.

Monastères

Vivant dans pays de métissages ethniques, les Monténégrins se targuent souvent d'être très tolérants envers les différentes religions. Et le touriste aura tôt fait de trouver un intérêt pour la religion au Monténégro, tant le patrimoine bâti y est intéressant et varié, vestige de l'époque ottomane pendant laquelle cohabitèrent les styles baroque et byzantin. Au nord de Podgorica, le monastère orthodoxe de la Moraca (1252) est l'écrin enchanteur (attardez-vous dans ses jardins!) d'icônes classées parmi les plus belles et raffinées de cette région d'Europe.

Détruit à plusieurs reprises, l'imposant monastère chrétien en pierres blanches de Cetinje est plus austère, dédié à saint Pierre, figure marquante de l'histoire du pays. Mais le plus spectaculaire est celui d'Ostrog, encastré dans la paroi d'une falaise de 900 m. C'est aussi le plus couru, avec plus de 1 million de visiteurs par année.

Stari Grad Budva

Barbante ou charmante? Budva est à la fois l'un et l'autre. La station balnéaire s'est beaucoup développée ces dernières années, et son centre-ville n'offre plus grand intérêt, d'où l'importance de ne pas rater la petite indication vers le Stari Grad, sésame désignant la vieille ville fortifiée aux rues pavées de marbre clair surplombant les eaux turquoise de la mer Adriatique. L'architecture héritée de l'époque vénitienne y est remarquable et les cicatrices du tremblement de terre de 1979 ont été complètement gommées. La visite de la citadelle - à 2 euros - offre les plus beaux points de vue sur la mer.

Côté plages

Le bleu des eaux de l'Adriatique n'a de rival en beauté que celui du ciel. Les plages du pays, certaines beaucoup moins fréquentées que d'autres, sont l'endroit idéal pour le constater.

Ulcinj

Ulcinj n'est plus tout à fait le Monténégro: l'Albanie est à quelques jets de pierre de là, à 15 km tout au plus. La majorité de la population l'est d'ailleurs, d'origine albanaise, d'où son côté plus oriental et la présence plus marquée de mosquées qu'ailleurs au pays. Le littoral est moins escarpé qu'à Kotor et ses environs, et les plages de sable s'étirent ici à perte de vue: la Velika Plaza fait 12 km, terrain de jeu propice aux surfeurs et kite-surfeurs, qui pourront y suivre des cours.

La station balnéaire n'a toutefois qu'un charme relatif, se limitant essentiellement à sa vieille ville surplombant la baie de ses maisons de pierre, mosquées et ruelles pavées. Abîmée comme tant d'autres par le séisme de 1979, Ulcinj en porte toutefois encore de profondes cicatrices. À voir, mais après la plage!

Stevi Stefan

Le coup d'oeil est magnifique. Le décor, parfait. Sans tache. Vue de loin: Stevi Stefan, cette splendide île peuplée de coquettes maisons de pierre blanche et toits de tuiles orangés est la propriété privée d'un groupe hôtelier qui n'y laisse entrer que ses (fortunés) clients et les baigneurs prêts à débourser 30 euros de droits d'entrée. Choquant pour certains, pas pour les petits futés qui profiteront plutôt de la plage située juste en face, qui permet d'admirer ce paysage de carte postale sans plomber son portefeuille et dans un environnement nettement plus tranquille que celui des plages de la ville voisine, Budva. À tester aussi aux alentours: les plages de Petrovac ou Dbrobni Pijesak.




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