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Survivre à la folie du Vatican

Les audiences papales du mercredi, au Vatican, attirent... (Photo Stéphanie Morin, La Presse)

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Les audiences papales du mercredi, au Vatican, attirent une foule bigarre.

Photo Stéphanie Morin, La Presse

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(VATICAN) Des millions de personnes visitent chaque année le Vatican, un État de moins d'un demi-kilomètre carré. Conseils et astuces pour survivre à une visite qui promet d'être mouvementée.

« Il faut de la patience pour visiter le Vatican. Et la patience est une vertu. » Annalisa Cingolani accompagne des touristes au Vatican depuis 27 ans. Les irritants qui font grincer les dents des touristes, elle les connaît : les files interminables pour entrer aux musées, les procédures archaïques de réservation, les fermetures non annoncées de points d'entrée (quand ce n'est pas de la basilique en entier), les heures d'ouverture approximatives.

Pour le visiteur non préparé, la visite du plus petit État du monde peut donner la migraine. Des dizaines de milliers de personnes passent chaque jour dans ce microterritoire cinq fois plus petit que le parc du Mont-Royal, et dont la moitié de la superficie est occupée par des jardins fermés au public.

Ce qui n'arrange rien, plusieurs organismes indépendants se partagent la gestion des sites. La basilique Saint-Pierre est sous la responsabilité de la paroisse de Saint-Pierre. La chapelle Sixtine est gérée par les Musées du Vatican. Pour assister aux audiences papales, il faut communiquer - par la poste ou par télécopieur ! - avec la Préfecture de la Maison pontificale. De quoi perdre son peu de latin.

« Souvent, la main droite ne sait pas ce que fait la main gauche », lance une guide qui désire conserver l'anonymat, par crainte, dit-elle, de perdre des contrats. «  En Italie, nous n'aimons pas les procédures trop simples. Tout doit être très compliqué ! Et c'est de pire en pire. »

Depuis l'élection du pape François, en mars 2013, le nombre de visiteurs au Vatican a bondi. En 2013, pas moins de 6,6 millions de personnes ont assisté aux différentes cérémonies qu'il a présidées, selon la Préfecture de la Maison pontificale. Un record.

La situation pourrait se compliquer encore davantage. Le pape a décrété un jubilé extraordinaire en 2016 pour célébrer le 50e anniversaire du concile Vatican II ; le nombre de pèlerins grimpera en flèche. « Et la ville de Rome n'est pas prête », dit Mme Cingolani. La direction des Musées du Vatican réfléchit également à la possibilité de limiter le nombre de visiteurs à 20 000 par jour, pour protéger les fresques de Michel-Ange.

Pour survivre à la marée humaine qui déferle chaque jour au Vatican, un seul secret : planifier. C'est pourquoi nous avons réuni ici une foule de conseils pour préparer adéquatement la visite. Et profiter plus amplement du séjour.

Certes, il est toujours possible de se présenter au Vatican sur un coup de tête, mais sans un minimum d'informations en main, on s'expose à beaucoup, beaucoup d'attente. La basilique Saint-Pierre et la chapelle Sixtine ont beau se jouxter, les portes d'entrée publiques sont séparées par une dizaine de minutes de marche. Sans réservation ni tour guidé, il faut faire la file deux fois, ce qui peut représenter plus de trois heures à poireauter sous le soleil.

Dans ces conditions, le risque est grand de craquer et d'acheter sans trop réfléchir un tour guidé vendu avec beaucoup d'insistance par des rabatteurs à la solde d'entreprises plus ou moins reconnues. Ces vendeurs ambulants sont omniprésents, parfois harcelants, et ils n'hésitent pas à déformer la vérité (sur les heures d'ouverture ou la durée de l'attente) pour conclure une vente. Les tours guidés qu'ils offrent sont souvent plus chers, les groupes sont plus grands. Et la qualité est loin d'être garantie.

Comment choisir le bon guide, alors ? « Nous sommes 4000 guides-conférenciers autorisés à Rome, qui avons dû passer un examen très difficile, explique Annalisa Cingolani. Les guides autorisés sont reconnaissables au badge officiel qu'ils portent autour du cou. Mais attention ! En haute saison, certains s'improvisent guides et se mettent n'importe quoi comme badge ! »

LE VATICAN EN CHIFFRES

0,44

La superficie, en kilomètre carré, du Vatican. C'est moins que celle de La Ronde.

5,9 millions

Nombre de personnes ayant participé aux différentes audiences papales au Vatican en 2014.

5,5 millions

Nombre de visiteurs aux Musées du Vatican en 2013. En 1980, ils étaient 1,5 million.

Du haut de la coupole de la basilique,... (Photothèque La Presse) - image 2.0

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Du haut de la coupole de la basilique, on domine toute la place Saint-Pierre du Vatican.

Photothèque La Presse

La basilique Saint-Pierre

POURQUOI Y ALLER ?

La plus grande basilique du monde (elle est presque deux fois plus grande que la cathédrale Notre-Dame de Paris) porte la marque des célèbres architectes qui l'ont érigée - parmi eux, Le Bernin, Raphaël, mais surtout Michel-Ange.

À voir : l'émouvante Pietà, oeuvre de jeunesse de Michel-Ange (la seule sculpture qu'il ait d'ailleurs signée), protégée par une vitre blindée depuis qu'un forcené l'a attaquée à coups de marteau, en 1972. Autres incontournables : la statue de saint Pierre, avec ses pieds de bronze usés par les millions de baisers des pèlerins, et la visite du dôme, d'où on peut apercevoir la ville de Rome et ses collines qui se dessinent au loin.

La crypte ? Bof. Le tombeau de l'apôtre Pierre n'y est pas ; il se trouve dans l'ancienne nécropole, qui ne peut être visitée que sur réservation, des mois à l'avance. Quant à la dépouille de Jean-Paul II, elle est installée dans la chapelle Saint-Sébastien de la basilique, non loin de la Pietà.

COMMENT ?

La visite de la basilique est gratuite pour tous et en tout temps. Voilà pour la théorie.

En pratique, de nombreux visiteurs paient pour y entrer, soit avec une entreprise de visites guidées ou en achetant des billets en ligne auprès d'entreprises autorisées, comme Vox Mundi.

Pourquoi payer ? Pour profiter des explications d'un guide, mais surtout pour éviter l'attente, qui oscille entre deux et trois heures les jours de grande affluence. Les agences autorisées disposent en effet d'un accès prioritaire aux points de sécurité, à droite de la place Saint-Pierre, où tous les visiteurs sont passés au crible, détecteurs de métaux et rayons X en prime.

Il est possible de louer un audioguide, qui présente - en français - une trentaine de points d'intérêt. Chez Vox Mundi, l'achat d'un billet coupe-file incluant la location d'un audioguide pour une heure coûte 17,5 euros (24 $ CAN).

Des visites guidées du dôme sont offertes dans le hall de la basilique. Le prix est prohibitif (25 euros pour une heure) et le principal intérêt reste de couper la file pour grimper au sommet.

À savoir : des visites guidées gratuites sont parfois offertes par des groupes religieux. Informations au Centre d'accueil des touristes et pèlerins, place Saint-Pierre.

QUAND ?

L'idéal est de se présenter à la sécurité avant l'ouverture des portes, à 7 h. Les premiers groupes en visites guidées ne sont pas admis avant 8 h 30. Autre moment à privilégier : en soirée, une heure avant la fermeture (prévue à 19 h en été.) Les groupes sont déjà partis. La Pietà est (presque) seule.

Plus la journée avance, plus la file d'attente s'allonge, tant pour entrer dans la basilique que pour monter à la coupole. Il est impératif de visiter le dôme le plus tôt possible - avant de visiter la basilique, s'il le faut. L'ascension finale se fait par un escalier si étroit qu'on y frôle la claustrophobie ; on ne veut pas y faire du surplace trop longtemps.

À RETENIR

L'accès à la basilique est conditionnel au respect du code vestimentaire :  pas de shorts ni de jupes courtes, pas de chapeaux ou d'épaules nues. L'application est aléatoire, mais mieux vaut ne pas risquer de se faire refuser à la porte. Surtout après deux heures d'attente.

NOTRE SUGGESTION

Une visite autonome, dès l'ouverture, avec accès au dôme le plus tôt possible.

Plafond de la chapelle Sixtine.... (PHOTO JEAN-CHRISTOPHE BENOIST) - image 3.0

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Plafond de la chapelle Sixtine.

PHOTO JEAN-CHRISTOPHE BENOIST

Les musées et la chapelle Sixtine

POURQUOI Y ALLER ?

La célèbre chapelle Sixtine est intégrée aux Musées du Vatican, qui regroupent pas moins de 1400 salles réparties dans 11 musées distincts (ce qui les place au troisième rang au monde en ce qui concerne l'espace muséal). Elle reste l'incontestable vedette de la visite, en particulier pour les fresques de la voûte, restaurées dans les années 80 et mises en valeur par un nouveau système d'éclairage installé l'an dernier. Chaque jour, plus de 15 000 personnes se tordent le cou pour admirer le chef-d'oeuvre de Michel-Ange.

Or, il y a tellement plus à voir dans les Musei Vaticani. À commencer par les fresques des chambres de Raphaël et celles de la galerie des cartes, installées dans des décors somptueux. Aussi : quelque 600 oeuvres d'art moderne, signées Giacometi, Kandinsky, Picasso ou Dalí. Un lieu grandiose.

COMMENT ?

Des dizaines de visites guidées différentes sont offertes par des agences promettant toutes le summum de la qualité : accès exclusif tôt le matin, visites VIP à 300 euros par personne, passage éclair ou exploration en profondeur, combiné ou pas avec la visite de la basilique. Un vrai casse-tête !

Pour choisir, il faut comparer la durée de chaque tour, les arrêts prévus et le nombre de personnes par groupe. L'une des entreprises les plus populaires est City Wonders. C'est celle que nous avons testée.

Le tour choisi débutait à 7 h 30 et promettait une entrée exclusive à la chapelle Sixtine, 20 minutes avant tout autre groupe et 1 h 20 min avant l'arrivée du public (admis à compter de 9 h). Un avantage qui explique le prix élevé de 69 euros pour deux heures de visite des Musées et de la basilique.

Promesse non tenue. Nous sommes entrées dans la chapelle après 8 h 30, et plusieurs autres groupes y étaient déjà, notamment ceux de l'entreprise Walks of Italy, qui avaient fourni aux clients une fiche explicative illustrée du plafond. Pratique, puisque le silence est exigé dans la chapelle. Vendu 89 euros, leur tour propose quatre heures de visites guidées et semble mieux organisé. Notre choix lors d'une future visite.

Y aller sans guide ? C'est possible (et agréable !), mais il faut impérativement réserver sur le site officiel des Musées, sans quoi l'attente est interminable. Les billets peuvent être réservés jusqu'à 60 jours à l'avance. Des frais de 4 euros s'ajoutent alors au coût du billet (16 euros). À savoir : il est possible de se procurer le jour même des billets coupe-file au Centre d'accueil des touristes, place Saint-Pierre, ou dans le hall de la basilique.

Des audioguides sont offerts en location pour 7 euros. Prévoyez vos écouteurs.

QUAND ?

Les Musées sont ouverts du lundi au samedi. Du début mai à la fin octobre (sauf en août), les visiteurs sont admis les vendredis soirs, de 19 h à 23 h. Le tarif est le même qu'en journée. Même si certaines salles sont fermées (comme la Pinacothèque), c'est le moment parfait pour une visite individuelle. Nous sommes entrées à 19 h 30 et les galeries bondées en pleine journée étaient désertes. Un moment de grâce. La chapelle Sixtine n'était pas vide, mais pas plus occupée que lors de la visite du matin à 95 $.

Les mercredis matins restent aussi un bon choix : « 80 % des visiteurs sont sur la place Saint-Pierre pour les audiences papales », dit la guide Annalisa Cingolani.

À éviter : les samedis et, dans une moindre mesure, les lundis. Les Musées étant fermés le dimanche, il y a toujours affluence la veille et le lendemain.

À RETENIR

Peu importe la formule choisie, la réservation est essentielle.

À savoir : l'accès est gratuit le dernier dimanche matin de chaque mois. La foule est, dit-on, monstrueuse.

NOTRE SUGGESTION

Une visite le vendredi soir, avec entrée à 19 h ou 19 h 30, et la location de l'audioguide. Ou une visite guidée savamment choisie, pas le samedi.

Les audiences papales du mercredi matin, au Vatican,... (PHOTO STÉPHANIE MORIN LA PRESSE) - image 4.0

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Les audiences papales du mercredi matin, au Vatican, sont l'occasion de voir de près le pape François 1er.

PHOTO STÉPHANIE MORIN LA PRESSE

Le pape François

POURQUOI LE VOIR ?

L'élection au pontificat de l'Argentin Jorge Mario Bergoglio a suscité beaucoup d'intérêt sur la planète, et pas seulement chez les catholiques. Le magazine Time a d'ailleurs élu le pape François Personnalité de l'année en 2013. Chacune de ses apparitions publiques au Vatican est ardemment courue ; en général, il en fait deux par semaine. Seules exceptions : lors de ses voyages à l'étranger ou en août, alors qu'il se retire dans sa résidence de Castel Gandolfo.

Ainsi, le dimanche, à midi, il apparaît à la fenêtre des appartements pontificaux et fait une brève allocution en italien devant une place Saint-Pierre survoltée.

Le mercredi matin, les audiences papales sont plus longues et permettent de voir le pape de plus près. On estime que 51 500 personnes en moyenne y assistent chaque semaine. Ils prennent place des heures à l'avance sur le parterre de chaises installé devant la basilique.

La cérémonie commence vers 10 h, avec une tournée en papamobile au milieu de la foule. Le pape n'hésite pas à descendre du véhicule - au grand dam de son service de sécurité, dit-on - pour aller vers les fidèles ou embrasser les enfants qu'on lui tend. Il s'installe ensuite sur l'estrade dressée sur le parvis de la basilique pour une courte lecture, en italien. Son texte est ensuite traduit en six ou sept langues, français compris. Chaque fois, il remercie les croyants de la langue concernée. Le pape ne maîtrisant que l'espagnol et l'italien, ses mots doivent être chaque fois traduits. L'exercice est fastidieux et plusieurs spectateurs partent avant la fin.

Le tout se termine après une heure et demie environ, avec une prière (le Notre-Père en latin) et la bénédiction de la foule.

COMMENT ?

Si la place Saint-Pierre est ouverte à tous pour l'angélus du dimanche, il faut un billet pour assister à l'audience du mercredi. Le billet est gratuit, mais doit être réservé par télécopieur ou par la poste auprès de la Prefettura della Casa Pontifica. Le billet doit être récupéré le mardi, veille de l'événement, sur la place Saint-Pierre, ce qui exige qu'on passe deux jours de suite au Vatican.

Autre hic : on ne reçoit pas forcément une confirmation que la demande a bel et bien été acceptée. « Il arrive que des gens se fassent dire que leur demande n'a pas été reçue et qu'il ne reste plus de billets... », explique Annalisa Cingolani.

L'autre solution : choisir un tour guidé. C'est ce qu'on a fait, avec l'entreprise Dark Rome (qui s'avère être une filiale de City Wonders). Prix : 39 euros.

Les avantages ? Le billet est garanti et le guide sait où se trouvent les meilleures places pour voir le pape de près. Aucun siège n'est réservé. En attendant le début de la cérémonie, le guide en profite pour expliquer l'histoire du Vatican.

QUAND ?

Le public est admis place Saint-Pierre à compter de 8 h environ pour les audiences du mercredi. Mais dès 7 h, des visiteurs font déjà le pied de grue devant les détecteurs de métaux de la sécurité, dans l'espoir d'obtenir les meilleures places. C'est-à-dire ? Les premières rangées à l'avant, près de l'estrade. Sinon, n'importe où le long d'une des cloisons qui séparent le parterre de chaises en différentes sections. C'est de là qu'on voit le pape de plus près.

Pour l'angélus du dimanche, des pèlerins arrivent dès 10 h, mais c'est inutile. La fenêtre où apparaît François est visible de presque toute la place Saint-Pierre.

À RETENIR

Lors des audiences du mercredi, il faut se battre becs et ongles pour conserver son espace et sa chaise. Des retardataires se faufilent à la dernière minute devant ceux qui cuisent au soleil depuis des heures. Le ton monte, le civisme et la charité chrétienne prennent le bord.

NOTRE SUGGESTION

Privilégier l'apparition publique du dimanche, alors que l'ambiance est plus festive et l'entrée sur le site, simplissime.

Si on souhaite assister à l'audience du mercredi, un tour guidé peut être un bon choix pour plus de tranquillité d'esprit.

Les rosiers en fleurs ajoutent la beauté des... (PHOTO STÉPHANIE MORIN LA PRESSE) - image 5.0

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Les rosiers en fleurs ajoutent la beauté des jardins du Vatican.

PHOTO STÉPHANIE MORIN LA PRESSE

Les jardins

POURQUOI Y ALLER ?

La moitié de la superficie du plus petit État du monde est occupée par des jardins, où rosiers, arbustes venus du monde entier et arbres centenaires composent le seul véritable lieu de quiétude du Vatican. Un lieu sacré, secret, presque hors du temps, où le pape vient marcher aussi souvent qu'il le peut.

Outre leur grande beauté horticole, les jardins comptent plusieurs bâtiments et monuments importants : le monastère Mater Ecclesiae, où s'est retiré Benoit XVI, une réplique de la grotte de Lourdes, la Casa Pio I, qui jouxte le Jardin anglais. Ou, moins bucolique, l'héliport du pape. Depuis les Jardins, le point de vue sur la basilique est unique.

COMMENT ?

Les Jardins ne peuvent être visités qu'en matinée et aucune visite autonome n'est autorisée. Il faut opter pour une visite guidée à pied, qu'on réserve auprès des Musées du Vatican ou d'une agence autorisée, comme Viator.

Autre possibilité : monter dans la nouvelle navette motorisée qui fait le tour des Jardins en 40 minutes. Aucun guide à bord, mais des explications préenregistrées, en français notamment. Les passagers ne peuvent pas descendre. Le prix (36 euros) inclut la visite des Musées, sans guide.

QUAND ?

Les visites des Jardins en navette motorisée sont offertes du lundi au samedi. Pas de tours à pied les dimanches et mercredis. Notez qu'aucun tour n'est permis après 13 h. L'après-midi, le site est réservé aux papes (notez le pluriel) et aux ecclésiastiques.

À RETENIR

Pour les visites à pied, les réservations doivent se faire quelques semaines à l'avance. Un nombre restreint de groupes étant admis chaque jour, les places s'envolent vite.

NOTRE SUGGESTION

À inscrire à l'horaire de ceux qui veulent couper la frénésie de leur visite des Musées par un peu de calme. Et de verdure.

Les meilleures pizzas al taglio sont servies au... (PHOTO STÉPHANIE MORIN LA PRESSE) - image 6.0

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Les meilleures pizzas al taglio sont servies au Pizzarium, près du Vatican.     

PHOTO STÉPHANIE MORIN LA PRESSE

Nos bonnes adresses

DORMIR

Starhotels Michelangelo

De l'extérieur, le bâtiment tient plus du bunker que de la villa baroque. Mais à l'intérieur, les chambres sont spacieuses et modernes ; certaines offrent une vue sur la coupole de Saint-Pierre. Une belle adresse, au sud du Vatican, où les touristes sont beaucoup moins nombreux. À partir de 130 euros la nuit.

Via della Stazione di San Pietro, 14

Borgo Pio, 91

Une maison d'hôtes située dans la très touristique rue piétonnière de Borgo Pio, à deux minutes de la place Saint-Pierre. Les huit chambres sont frugales, mais confortables. Seul hic : elles sont situées aux troisième et quatrième étages. Et il n'y a aucun ascenseur. À partir de 75 euros.

Borgo Pio, 91

MANGER

Duencento Gradi

Pour emporter ou à manger sur place, des sandwichs assemblés sous nos yeux où s'empilent prosciutto, bressaola, artichauts grillés, aubergine ou mozzarella di bufala entre deux tranches de pain maison, délicieusement craquant.

Piazza Risorgimento, 3

Gelateria dei Gracchi

On a testé plusieurs gelateria autour du Vatican et aucune n'arrive à la cheville de cette adresse presque anonyme située à 10 minutes à pied de la place Saint-Pierre. Dans la gelato artisanale, que des produits organiques et de saison. Celle aux pistaches grillées de la Sicile est à se damner.

Via dei Gracchi, 272

Pizzarium

La meilleure pizza al taglio (à la pointe) de Rome ! Même le chef new-yorkais Anthony Bourdain le dit ! Sur la croûte aérienne et croquante, des garnitures fraîches, colorées, appétissantes, qui changent au long de la journée. Un coup de foudre.

Via della Meloria 43

La Veranda

Une adresse romantique à souhait pour manger au milieu des orangers ou sous des fresques spectaculaires. Les prix sont gonflés, mais le site, théâtral, sauve la mise.

Borgo S.Spirito, 73

Cinq souvenirs décryptés

Quoi rapporter du Vatican ? De la figurine du pape au calendrier de prêtres, le choix ne manque pas.

TÊTE DE PAPE

Tous les commerces autour de la place Saint-Pierre offrent leur lot de souvenirs à l'image de « Papa Francesco » : figurines à tête branlante à la ressemblance approximative, linges à vaisselle, épinglettes, casquettes. Une vedette rock ne ferait pas mieux.

TIMBRES

Le plus petit État du monde frappe toujours sa monnaie (en or !) et continue d'émettre ses propres timbres postaux. Outre les timbres standards, il est possible d'acheter des timbres de collection. Les missives peuvent être déposées dans une boîte aux lettres installée directement sur le toit de la basilique.

CALENDRIER

Douze hommes à qui le col romain sied particulièrement bien sont les vedettes de ce calendrier vendu depuis des années (et par milliers) autour du Vatican. Le photographe jure qu'il s'agit de vrais prêtres. Chose certaine, il a fait beaucoup, beaucoup d'argent avec cette idée.

ARTICLES PIEUX

Depuis le 1er janvier, la colère gronde après que le Vatican a interdit à quiconque hors de ses murs de vendre des bénédictions papales. Mais les commerçants peuvent toujours se rabattre sur les rosaires, les crucifix et tutti quanti. On trouve même des bracelets de l'amitié papaux et des médailles plastifiées à glisser dans le portefeuille.

CHAPELLE SIXTINE

Lorsqu'en 1980, la société japonaise NTV a accepté de payer 3,8 millions d'euros pour la restauration des fresques, elle a obtenu les droits exclusifs de photographier et de filmer dans la chapelle. L'entente est révolue, mais l'interdit demeure. Pas de photo. Il faut donc passer à la caisse pour acheter un des mille souvenirs portant la griffe de Michel-Ange.

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