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Venise sur les traces de Corto Maltese

C'est dans les rues de Venise qu'Hugo Pratt,... (Photo Thinkstock)

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C'est dans les rues de Venise qu'Hugo Pratt, né à Ramini en 1927, passera son enfance à jouer et à s'amuser. Adulte, il reviendra souvent séjourner dans la Sérénissime.

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(Venise) Il existe de nombreux guides de voyage sur Venise, mais un seul découle des aventures d'un personnage de bande dessinée. Venise - Itinéraires avec Corto Maltese s'inspire en effet du célèbre marin imaginé par Hugo Pratt et propose de suivre le héros dans le dédale des rues qui ont vu grandir son créateur.

Après avoir vu et admiré les incontournables que sont la place et la basilique San Marco, le palais des Doges de même que le pont des Soupirs, pourquoi ne pas pousser la porte de la Librairie française, située rue Barbaria della Tole, où le libraire Dominique Pinchi, grand amoureux de sa ville adoptive, a consacré une section aux dessins et écrits de l'auteur de bandes dessinées Hugo Pratt?

C'est dans les rues de Venise qu'Hugo Pratt, né à Ramini en 1927, passera son enfance à jouer et à s'amuser. Adulte, il reviendra souvent séjourner dans la Sérénissime.

La parution dans le magazine Pif Gadget, en 1970, des premières aventures de son marin solitaire Corto Maltese permettra à Hugo Pratt d'acquérir sa notoriété. En tout, 29 aventures de son héros seront publiées entre 1970 et 1992.

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Photo Édouard Plante-Fréchette, La Presse

«Par trois fois, Hugo Pratt m'a rendu visite à la librairie, laisse entendre Dominique Pinchi. Il m'a parlé de ses origines et du début de sa carrière à Paris. Il était bien heureux de voir que je lui consacrais, depuis l'ouverture de ma librairie en 1977, une petite vitrine.»

Au nombre des écrits présents dans la libraire, un guide: Venise - Itinéraires avec Corto Maltese. M. Pinchi explique que bien avant sa mort, en 1995, Hugo Pratt avait en tête cette idée d'un livre de voyage sur le Venise de tous les jours. Ses deux acolytes de toujours, Guido Fuga et Lele Vianello, ont donc suivi les indications de leur maestro et ont finalement complété l'ouvrage en 1997 (réédité depuis). En le feuilletant, on découvre sept itinéraires qui s'enfoncent dans les quartiers et les îles qui composent la ville, de même que des explications - illustrées - sur le quotidien des Vénitiens, entre café, gondole, masque... et chats!

«On y apprend une quantité de choses que seuls les Vénitiens connaissent, laisse savoir le libraire. L'idée d'avoir ouvert les différentes portes de la ville au foresto (l'étranger) permet au voyageur qui suit à la lettre les itinéraires de ne plus vivre Venise comme un labyrinthe, mais plutôt de découvrir des endroits considérés comme secrets.»

Voici quatre endroits visités grâce au guide.

Cannaregio, à la rencontre de la diversité

Ici, l'Orient et l'Occident se croisent, laissant place à une architecture riche où les empreintes byzantines s'admirent au détour des petites rues étroites. On longe Fondamenta Contarini. Sur l'eau du canal se reflètent à la fois les murs du palais del Cammello et ceux des modestes maisons qui ouvrent encore leurs portes sur des ateliers de réparation de petites embarcations. À ne pas manquer, l'église de la Madonna dell'Orto. Une fois la visite effectuée, «montons sur le pont en face de l'église, pour voir le dôme d'un très beau campanile à bulle qui rappelle encore l'Orient», conseille le guide.

Le ghetto juif et ses hauts immeubles

Nous pénétrons dans le quartier juif par le Campo del Ghetto Nuovo et sa grande place centrale, où les enfants jouent sous le regard de leurs parents. Là, les immeubles sont surdimensionnés, comptant parfois cinq ou six étages, une hauteur rare dans la ville. Les juifs, toujours plus nombreux à venir s'installer dans le seul quartier où leur présence était tolérée avant le XVIe siècle, ont trouvé ce moyen pour prospérer. Le guide consacre d'ailleurs deux pages sur l'arrivée et l'influence des juifs dans le développement de Venise.

La Giudecca

Nous voici dans l'île où s'installa Michelangelo en 1529 «pour fuir l'ennui des cérémonies et des mondanités vénitiennes», indique Corto Maltese. Ici, on prend encore le temps de demander des nouvelles des bambini, de la famiglia et de saluer le visiteur. Les petites maisons d'ouvriers ouvrent leurs volets pour faire entrer les rayons du soleil. Deux arrêts s'imposent: le parterre de l'église Il Redentore où, en regardant de l'autre côté du canal della Giudecca, on aperçoit le quartier du Dorsoduro, et la tour de l'église de San Giorgio Maggiore, où l'on a une vue unique sur la place San Marco.

En route vers le nord

Au nord de la place San Marco se trouve un dédale de rues où l'histoire est inscrite dans l'architecture des immeubles. Le campiello del Remer, situé au bout de la calle Remer, est un endroit discret où le visiteur peut contempler - seul - le ponte di Rialto et le grand canal. Le guide décrit le lieu comme «un ensemble architectural très évocateur, constitué de vestiges du XIIIe siècle». Magnifique. À voir également, le campo S. S. Giovanni e Paolo. En plus du «plus beau monument équestre du monde», on y découvre les géants de marbre et les mascarons de l'église de l'Ospedaletto.

Venise - Itinéraires avec Corto Maltese, collectif, éd. Casterman/Lonely Planet, 176 p., 27,95$




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