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Islande, terre de géants

Des tours de bateaux amphibies et en zodiac... (PHOTO STÉPHANE MORIN, LA PRESSE)

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Des tours de bateaux amphibies et en zodiac sont proposés dans le lagon de Jökulsarlon.

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Accueillis par le glacier monstre Vatnajökull, il nous faut nous frayer un chemin entre de hauts sommets acérés et enneigés pour atteindre les fjords de l'Est. Premier vrai rendez-vous avec la mer rageuse et impétueuse qui se fracasse sur des montagnes aux allures de forteresse.

JOUR 4

Vík-Höfn

Distance: 272 km

Le tempo devait être augmenté, il l'a été! Nous avons mangé du bitume aujourd'hui, sur la plus belle route qu'on puisse imaginer, coincée entre mer et glacier. Sur ce filet d'asphalte, sinueux et sans accotements, les ponts sont étroits et ne comptent qu'une seule voie. Il faut constamment garder les yeux sur la route en attendant la prochaine aire d'arrêt, quitte à rater des morceaux de ce paysage taillé par des géants. Ici, le conducteur distrait risquera mille fois l'accident!

Gros coup de coeur pour Skaftafell, à la limite sud du Vatnajökull, le plus grand glacier d'Europe. Pour arpenter ce géant gelé, qui étend ses bras blancs presque jusqu'à la route, il faut un guide: les crevasses ne pardonnent pas. Mais à Skaftafell, on peut emprunter plusieurs sentiers - balisés! - pour des randonnées de quelques heures. L'un des plus populaires s'étend sur 5,3 km; il mène jusqu'à la dramatique «Chute noire» (Svartifoss) et passe par une ancienne ferme au toit de tourbe.

Tous les guides du genre «1000 endroits à voir avant de mourir» placent le lagon de Jökulsárlón dans les hauteurs de leur palmarès.

On ne les contredira pas: le site est spectaculaire, avec ses icebergs bleutés qui flottent dans une eau turquoise où nagent quelques phoques. Pas pour rien que de nombreux films ont été tournés ici (James Bond, Batman...)!

L'embouchure de la rivière Jökulsá est peut-être plus belle encore. Des fragments de glacier brillent comme des diamants sur la plage noire. Après un sommeil millénaire, le solide redevient liquide, la glace retourne à l'océan. Émouvant.

Devant les langoustines d'une fraîcheur parfaite du restaurant Pakkhús à Höfn, on flotte encore, jusqu'à en oublier le prix de l'assiette : près de 70 $. Entrée, dessert et verre de vin en sus...

Des rennes, spectateurs dans la région des fjords... (PHOTO STÉPHANE MORIN, LA PRESSE) - image 2.0

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Des rennes, spectateurs dans la région des fjords de l'Est.

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JOUR 5

Höfn-Seyðisfjörður

Distance: 292 km

Endormis sous les rayons, réveillés par les grêlons! Voilà qui illustre bien cette maxime islandaise imprimée sur moult t-shirts pour touristes: si vous n'aimez pas la météo, attendez cinq minutes... La température change abruptement dans ce pays; les quatre saisons peuvent passer en une seule journée.

Après quatre jours les yeux tournés vers les montagnes, les glaciers et les champs de lave, notre itinéraire a rendu à la mer - tantôt démontée, tantôt paisible - la place qu'elle mérite. Plutôt que de suivre sagement la route 1 qui s'enfonçait dans l'île en une droite suspecte, nous avons bifurqué sur la route des fjords à Breiðdalsvík. Un détour d'une vingtaine de kilomètres, pour aller zyeuter des villages de pêcheurs et des falaises qui se jettent dans l'Atlantique.

Puis pouf! L'hiver nous est tombé dessus d'un coup. Après Egilsstaðir, la route 93 qui mène à Seyðisfjörður grimpe au milieu d'un champ de neige. Que du blanc, à perte de vue. Pendant 21 km, c'est janvier en mai...

Le village de Seyðisfjörður est réputé, avec raison, pour ses maisons de bois bien conservées et son ambiance décontractée. Au bistro Skaftfell, les familles partagent une pizza aux fruits de mer devant un jeu de société. Des jeunes musiciens font un spectacle au bar local devant parents et amis. «Un voisin nous a dit qu'on était aussi mauvais qu'Of Monsters and Men à leurs débuts; il y a de l'espoir!»

Il est bon de goûter un brin à la vie locale... Même si la haute saison touristique n'est pas tout à fait installée, le nombre d'étrangers dépasse largement celui des résidants dans la majorité des endroits où nous sommes passés jusqu'ici. Du coup, on cherche les Islandais pur jus avec qui partager un verre de brennivín, ce schnaps qui décape à base de patate et de carvi.

Au camping de Seyðisfjörður, nous sommes 11 (!) Québécois, sur la trentaine de clients... Pour le choc culturel, on repassera!

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