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Les Baux-de-Provence: château, calcaire et lumière

Les Baux-de-Provence doivent leur renommée à leur immense... (Photo David Boily, La Presse)

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Les Baux-de-Provence doivent leur renommée à leur immense château, dont on peut aujourd'hui visiter les vestiges.

Photo David Boily, La Presse

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(LES BAUX-DE-PROVENCE) A priori, ce petit village a tout  de la bourgade provençale typique: des rues étroites en pierre, des calades et, bien sûr, un château. Mais la forteresse des Baux-de-Provence se distingue par de nombreux aspects, à commencer par sa taille. Visite de cet immense site médiéval qui attire les foules.

Seulement 22 personnes vivent toujours dans la partie haute des Baux-de-Provence - quelque 450 pour toute la commune. Les rues de ce petit village perché sont toutefois rarement vides, puisqu'un afflux de touristes y passe chaque année pour visiter son château aux allures de «musée à ciel ouvert».

En effet, Les Baux-de-Provence doivent leur renommée à leur immense château, situé au sommet d'un pic rocheux, qui s'étend sur sept hectares. On peut aujourd'hui en visiter les vestiges, qui dominent le massif des Alpilles où est niché le village. De ce sommet, on a une vue panoramique sur la région, ainsi que sur les vignes et les oliviers qui y sont cultivés.

Construit dès le XIe siècle, le château a connu une histoire mouvementée. Il a d'abord été la propriété des seigneurs des Baux, une grande famille provençale qui contrôlait 79 fiefs au Moyen Âge et qui prétendait descendre du roi mage Balthazar. Certains vestiges ont survécu à son histoire, marquée par des démantèlements et des reconstructions: le donjon, le pigeonnier, les tours, la chapelle castrale, la citerne... Au milieu des ruines, il est parfois difficile - même pour les archéologues! - d'en deviner les véritables contours, car une bonne partie en a été taillée à même le roc, une pratique courante dans la région.

Mais ce site pittoresque peut rapidement prendre des allures grotesques en pleine saison, lorsque les millions de touristes le prennent d'assaut. C'est pourquoi on nous conseille d'éviter le plein été et d'opter plutôt pour mai, juin, septembre ou octobre, où la chaleur est également moins accablante. De nombreux cyclistes décident aussi d'explorer la région sur deux roues.

Certains vestiges ont survécu l'histoire du château, marquée... (Photo David Boily, La Presse) - image 2.0

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Certains vestiges ont survécu l'histoire du château, marquée par des démantèlements et des reconstructions: le donjon, le pigeonnier, les tours, la chapelle castrale, la citerne...

Photo David Boily, La Presse

Les carrières de lumières

Quand on passe aux Baux-de-Provence, il faut aller faire un tour aux Carrières de Lumières, à quelques pas de là, où se déroulent d'impressionnants spectacles multimédias.

Avant leur transformation, elles s'appelaient carrières des Grands Fonds et leur pierre blanche et fossilisée était utilisée pour la construction de bâtiments. Les carrières ont fermé dans les années 30 après que la pierre de taille eut été déclassée par d'autres matériaux de construction.

En 1959, Jean Cocteau y a tourné son dernier film, Le testament d'Orphée. Cette vocation artistique n'a plus jamais quitté les carrières, qui accueillent des spectacles audiovisuels depuis ce temps.

Il faut dire que leurs immenses murs blancs en font le canevas idéal pour exposer des oeuvres. Depuis 2012, les Carrières de Lumières sont gérées par l'organisme Culturespaces, qui y organise chaque année un spectacle mettant différents peintres à l'honneur. Après Van Gogh, Gauguin, Monet, Renoir, Chagall et Léonard de Vinci, notamment, les Carrières exposent cette année des artistes du XVIe siècle : Bosch, Brueghel et Arcimboldo. Des images géantes de leurs peintures sont projetées sur les murs, accompagnées d'une musique qui joue à plein volume pour une expérience totalement immersive.

Dès janvier, ce sera au tour de Picasso et des peintres espagnols de prendre l'affiche aux Carrières de Lumières.

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Une partie des frais de voyage de ce reportage a été payée par Atout France.

Au milieu des ruines, il est parfois difficile... (Photo David Boily, La Presse) - image 3.0

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Au milieu des ruines, il est parfois difficile d'en deviner les véritables contours, car une bonne partie du château a été taillée à même le roc.

Photo David Boily, La Presse

Au-delà du Château...

L'église

La commune des Baux compte 22 bâtiments classés, y compris le château. L'église Saint-Vincent des Baux (notre photo), dotée de magnifiques vitraux, est l'un d'eux. Certaines parties de l'église ont été creusées directement dans le rocher.

La chapelle

La sobre chapelle des Pénitents blancs (à gauche) est un autre monument classé des Baux. À droite, on aperçoit l'extérieur de l'église Saint-Vincent.

La porte d'Eyguières

Une petite calade (chemin pentu en pierre) monte jusqu'à la porte d'Eyguières, qui fut jadis la seule entrée du village. Il s'agit aussi d'un monument classé.

Les petites rues

Comme tout village provençal, celui des Baux compte son lot de petites rues en pierre, de bâtiments anciens, de cafés, de commerces et de restaurants.

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