Recherche Voyage

Cinq raisons d'aimer Paris

Il y a sans doute autant de raisons... (PHOTO AFP)

Agrandir

Il y a sans doute autant de raisons d'aimer Paris que les dizaines de millions de touristes qui y débarquent chaque année.

PHOTO AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Il y a sans doute autant de raisons d'aimer Paris que les dizaines de millions de touristes qui y débarquent chaque année. Paris nous ravit, peu importe les raisons.

Parce que la ville ne sombre pasBien postée sur les épaules de son père qui la promène entre les tables, une petite fille bave en souriant. Deux amis bavardent devant des bières. Une jeune fille montre l'écran de son téléphone à sa copine. « Si on se revoit, je ne sais pas si on s'embrassera, mais regarde, il m'a envoyé un petit message... » En ce samedi après-midi, la vie suit son cours sur la terrasse de La Belle Équipe, où 20 personnes ont péri sous les balles des terroristes en novembre. Dès les premiers jours qui ont suivi les attentats, l'appel a été lancé : il ne fallait pas déserter les cafés, terrasses, places publiques. « On essaie de passer à autre chose, vous comprenez... », dit doucement Lorenzo, qui entame son quart de travail à La Belle Équipe. Les Parisiens n'ont pas oublié, mais continuent de fréquenter les endroits qui ont été touchés au coeur.

Pour l'art de rue, partout

Un chat qui sourit, un oeil qui scrute le passant, une pieuvre, des vinyles fondus qui se transforment en oiseaux. Les murs de Paris sont autant de toiles pour les artistes de rue qui y laissent leurs traces en toute illégalité, mais très souvent en beauté. L'équipe de Street Art Paris guide les visiteurs avec passion pour montrer ces oeuvres éphémères qui changent au gré du passage des employés municipaux chargés du nettoyage. Les murs des 11e et 20e arrondissements sont particulièrement riches en créations d'artistes bien établis comme Obey et Invader, mais aussi d'artistes montants, comme Kashink, une des « rares femmes de la communauté street art de Paris », note Virginie Fromentin, guide de la journée.

Pour les rencontres inattendues

Il n'y avait pas deux minutes que nous étions installée sur un banc de la place des Vosges que deux jeunes filles se sont avancées timidement vers nous. « On peut vous dire un poème qu'on a composé ? » Dans le cadre du Printemps des poètes, leur institutrice, Mme Breyssens, avait décidé d'emmener ses élèves de 10 ans réciter leurs vers à des inconnus. Une première pour l'enseignante, comme pour les élèves. « Tout le monde a apprécié », constatait l'un, tandis qu'un autre réalisait que c'était plus gênant à faire qu'il n'y paraissait en classe. Mme Breyssens, elle, recueillait les éloges des passants ravis d'avoir reçu les poèmes. Aux terrasses des cafés comme dans les parcs, Paris est une ville où il fait bon faire la jasette.

Pour les gourmandises

La petite vitrine de la pâtisserie Bontemps reste rarement déserte bien longtemps. Les passants se collent le nez à la fenêtre pour regarder les créations de Fiona Leluc et de sa soeur, Fatina Faye. « Je suis une gourmande obsessionnelle, quand j'ai envie de quelque chose, je le cuisine », dit Fiona, ancienne employée du secteur de la finance. « J'ai tout quitté, on m'a traitée de folle », se souvient-elle. Avec son mari et sa soeur, elle a ouvert la pâtisserie du Marais au début de 2015 et, depuis, sa folie est contagieuse. Les petits sablés à la fleur de sel ont presque suffi à eux seuls à faire la réputation de l'endroit. Quand on les coiffe de fruits de saison et de chantilly faite chaque matin, le résultat devient décadent. « Je n'aime pas les gâteaux trop sophistiqués. Il faut que le gâteau dise : "Mange-moi, mange-moi !" »

Parce que c'est tranquille aussi

La capitale française est souvent bruyante, animée, mais elle compte un peu partout de petites oasis de tranquillité. On pense spontanément au cimetière du Père-Lachaise, tranquille au petit matin quand les touristes n'y sont pas encore arrivés. À deux pas du parc des Buttes-Chaumont, la butte Bergeyre est un véritable village dans la ville, fait de cinq petites rues. Il suffit de monter un grand escalier pour se retrouver à un endroit où la circulation est presque inexistante et d'où parvient à peine le bruit étouffé de la ville en contrebas. On y trouve des maisons, mais aussi un joli jardin partagé où l'on fait pousser de la vigne. De là, on a une jolie vue sur Paris et le Sacré-Coeur, au loin.

Partager

À découvrir sur LaPresse.ca

  • Paris dans tous ses états

    Michèle Ouimet

    Paris dans tous ses états

    Michèle Ouimet vient de passer quatre mois à Paris. Un congé qu'elle se promettait depuis longtemps. Elle raconte la Ville Lumière comme elle l'a... »

publicité

publicité

Les plus populaires : Voyage

Tous les plus populaires de la section Voyage
sur Lapresse.ca
»

publicité

Destinations

Asie Europe Afrique Amérique latine Océanie États-unis Canada Québec

publicité

Autres contenus populaires

image title
Fermer