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Baisse de la fréquentation des hôtels parisiens après les attentats

La baisse a été continue entre le 8... (Photo Digital/Thinkstock)

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La baisse a été continue entre le 8 et le 18 janvier 2015, avec des chiffres nettement en deçà de la performance des hôteliers l'année précédente.

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Attentats à Paris

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Attentats à Paris

Le siège parisien du journal satirique français «Charlie Hebdo» a été la cible d'un attentat terroriste sanglant ayant coûté la vie à au moins 12 personnes dont son directeur de rédaction et dessinateur emblématique Charb et ses trois autres caricaturistes vedettes: Cabu, Wolinski et Tignous. Le pire attentat en sol français depuis 50 ans. Cet attentat a été suivi par deux attaques qui seraient vraisemblablement liées au carnage chez «Charlie Hebdo». »

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Agence France-Presse
PARIS

Le secteur de l'hôtellerie française a «stagné» en 2014, notamment à cause de la hausse de la TVA au 1er janvier non répercutée aux clients, et a subi à Paris début 2015 une «chute assez importante» à cause des attentats contre Charlie Hebdo et une épicerie juive, selon le cabinet spécialisé MKG.

«L'hôtellerie en France stagne voire est légèrement en repli, les hôteliers ont absorbé la hausse de la TVA» passée de 7% à 10% le 1er janvier 2014, explique le directeur du développement du cabinet MKG, Vanguélis Panayotis. «Ils ont très peu répercuté cette hausse, ils l'ont absorbée au moins jusqu'à l'été», ajoute-t-il.

À -0,2% hors taxes, le RevPAR (revenu par chambre disponible, l'indicateur clé du secteur qui combine le taux d'occupation et le prix moyen payé) «est tout juste négatif, à peine stable», observe M. Panayotis.

Alors que depuis le début du mois de janvier 2015 la fréquentation journalière était supérieure à celle de l'année dernière, dès le 9 janvier 2015, jour de l'épilogue sanglant de la traque des auteurs de l'attentat contre Charlie Hebdo et de l'attaque contre l'épicerie juive, Porte de Vincennes à Paris, les hôteliers ont perdu 3% de fréquentation par rapport au même jour de l'année précédente.

Cette baisse, qui s'est accentuée jusqu'à -9% sur certains des jours qui ont suivi, est «assez importante», a commenté le PDG du cabinet, Georges Panayotis.

«Il y a plusieurs phénomènes: il y a le problème de l'insécurité avec des gens qui reportent leur séjour, de boycottage, mais aussi de compétition d'autres pays qui se disent neutres», a analysé Georges Panayotis.

«Il y a une disparité assez importante entre les régions, comme entre l'Île-de-France et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur», note Vanguélis Panayotis. Le bassin méditerranéen (entre 0% et -2%) a été pénalisé par «l'abandon des touristes russes», tandis que la Basse-Normandie a profité du 70e anniversaire du Débarquement et des commémorations, selon lui.

Georges Panayotis espère que «ça ne va pas continuer dans ce sens-là». Selon lui, il devrait falloir «2-3 semaines» pour rétablir la situation même s'«il n'y a qu'un seul problème qu'on ne sait pas aujourd'hui mesurer: les manifestations et la contrariété vis-à-vis de la France».

Autre problématique, la concurrence qui s'intensifie: pour Georges Panayotis, «l'hôtellerie subit la montée en gamme des campings et l'installation du marché collaboratif avec Airbnb», un phénomène qu'il estime représentant «5% du marché hôtelier».

Basée sur un panel comprenant 70% des offres d'hébergement en France, l'étude révèle par ailleurs des différences entre les différentes catégories d'hôtels : «le haut de gamme (5 étoiles et palaces) est l'un des seuls secteurs en hausse sur l'année 2014 (+1 point de taux d'occupation à 69,8% et +0,5% de RevPAR), ce qui laisse présager une reprise des autres catégories», développe M. Panayotis.

«Les catégories économiques et milieu de gamme sont liées à la demande nationale, alors que l'hôtellerie haut de gamme est liée au contexte international et cette clientèle fait moins d'arbitrage», analyse Vanguélis Panayotis.

«Les prix moyens (à 83,6 euros la nuit, NDLR) sont en repli» et la fréquentation est stable à +0,1 point. Le taux d'occupation est de 65,7% sur l'ensemble de la France et d'environ 83% à Paris.

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