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Boire à Paris: six incontournables sympathiques

La Cave Augé à Paris.... (Photo François Roy, La Presse)

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La Cave Augé à Paris.

Photo François Roy, La Presse

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Nouveaux vins
Nouveaux vins

Chaque semaine, notre collaboratrice Karyne Duplessis Piché vous présente quelques-unes des nouvelles cuvées disponibles (en quantité de 100 caisses et plus) à la Société des alcools du Québec (SAQ). »

(Paris, France) Prendre l'apéro debout, sur le trottoir... Des vignerons font déguster leurs cuvées gratuitement en plein air... Les caves à manger nous laissent repartir avec une bouteille à 10 euros... À Paris, on en profite pour faire toutes ces choses qui sont interdites chez nous!

> En photos: Lever son verre à Paris

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Petit lexique

Bar à vin: Dans ces établissements, on peut boire sans manger. Il faut consommer sur place. La plupart des bars à vin proposent tout de même quelques petits plats pour accompagner le vin (et non l'inverse!).

Cave à manger ou Bistrocave: Quelques tables entre les étagères de vin. Ici, on achète sa bouteille au prix du caviste. Il est ensuite possible de la consommer sur place, en payant un droit de bouchon (environ 7-8 euros) ou de l'emporter à la maison. Les caves à manger, tel que leur nom l'indique, servent également une cuisine qui peut varier du ménager au gastronomique.

Caviste: Boutique où on achète du vin, comme les Caves Augé et la Quincave.

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> Le garde-robe (cave à manger)

On trouvera difficilement plus «parisien». Le rez-de-chaussé a les dimensions d'un grand walk-in. Au bas de l'escalier, une belle cave voûtée, où les étagères de vin partagent l'espace avec une grande table pouvant accueillir une douzaine de convives. Les vins proviennent pour la plupart de petits producteurs. Une centaine de références s'offrent à vos papilles. Cette cave à manger s'occupe aussi de votre estomac avec un menu tout simple. Les planches de fromages et de charcuteries complètent l'apéro à merveille, mais on peut également se délecter de caponata, de salades et de boudin aux pommes, entre autres.

Bouteille: Ça c'est bon! 2011 de Laurent Lebled (Loire)

41, rue de l'Arbre-Sec, Ier arrondissement, 0 149 269 060

> L'Avant-comptoir (bar à vin)

Voici un type d'établissement particulièrement unique, comme on n'en verra sûrement jamais chez nous, ni ailleurs du reste! À la fois comptoir à panini, bar à tapas et bar à vins, L'avant-comptoir ressemble, avec son éclairage au néon, à un fast-food libanais. Il y a de la place pour une vingtaine de personnes, debout. Cette faune bigarrée est composée d'habitués du quartier, de refusés du Comptoir du relais (restaurant voisin) et de jeunes fêtards turbulents. Pour accompagner les vins rigolos (une trentaine de références), des petits plats tout aussi ludiques mais fameux (baba au boeuf, macaron au boudin, carpaccio de poulpe).

Bouteille: Cuvée du Boulodrome de Barbezingue, une curiosité de la famille Lapierre, 1,5 litre (Beaujolais)

3, carrefour de l'Odéon, VIe arrondissement, 0 144 270 797

> Louis vin (bistro)

On vient ici pour le patron, Fifi, un vrai «gentleman barjo», Casanova par-dessus le marché. C'est lui qui est aux fourneaux, avec une cuisine roborative, sans chichi, mais savoureuse: oeuf en sauce, avec une touche de foie gras, poisson aux agrumes à la fois santé et réconfortant, pain perdu tout simple, noyé dans le caramel. En plus d'être un cuistot hors pair, Fifi est un grand amateur de vin. À l'ouverture du restaurant, il avait mélangé à parts égales les jus de Claude Courtois, d'Olivier Cousin et du Domaine des Griottes dans une barrique. Il en a servi la moitié et a embouteillé le reste. Avec son superbe décor baroque, Louis vins a sûrement connu des jours plus olé! olé! La salle est aujourd'hui un peu clairsemée, mais la qualité est toujours au rendez-vous.

Bouteille: L'Arnoison, Cailloux du paradis, Claude Courtois (Loire)

9, rue Montagne Sainte-Geneviève, Ve arrondissement, 0 143 291 212

> Frenchie bar à vin (bar à vin)

Il y a un an, le bar à vin du Frenchie a ouvert ses portes en face du restaurant du même nom. Lilliputien, le deuxième rejeton du chef-coqueluche Gregory Marchand soigne particulièrement bien sa cuisine, avec des petits plats originaux comme la burrata-boudin-pomme, le maquereau-chou-fleur-pamplemousse ou le foie de pigeon-betterave-zeste d'orange. La carte des vins est truffée de très belles références. Ici, on aime le bio et le «nature», mais à condition que l'élégance et la gourmandise soient également au rendez-vous. C'est ainsi qu'Arianna Occhipinti (Sicile) côtoie Philippe Pacalet (Bourgogne), Jean-François Ganevat (Jura) et le Domaine Gramenon (Rhône). Que du bon!

Bouteille: Cuvée Florine 2007, Jean-François Ganevat (Jura)

6, rue du Nil, IIe arrondissement, 0 140 399 619

> Fines gueules (cave à manger)

Choisissez votre ambiance: détendue au comptoir, chaleureuse et tassée au bas de l'escalier, élégante à l'étage. Au total, une cinquantaine de couverts dans ce petit «triplex». La machine à découper, une Berkl's 1947, nous indique qu'on prend la charcuterie au sérieux. De l'entrée au dessert, la cave à manger d'Arnaud Bradol se renouvelle presque quotidiennement, avec des produits du terroir triés sur le volet. Ici, on pratique une cuisine d'ingrédients et non d'innovation. Les vrais amateurs de vin voudront visiter la cave. Avec au moins 500 références françaises et étrangères, il y en a beaucoup plus que ce qui est annoncé sur l'ardoise. Réclamez un des magnifiques blancs d'Olivier et Alice de Moor (Bourgogne) ou encore un pinot noir de Gérard Schueller (Alsace). Et pourquoi pas un vieux millésime de Lapierre (Beaujolais) ou, si les vins singuliers ne vous font pas peur, une cuvée de Pierre Overnoy (Jura).

Bouteille: Pinot noir 2009 de Pascal Marchand (un Québécois en Bourgogne!)

43, rue Croix-des-Petits-Champs, Ier arrondissement, 0 142 613 541

> Ma cave fleury (cave à manger)

Morgane Fleury est la fille du premier vigneron de Champagne à avoir converti son domaine en biodynamie. Plutôt que de travailler dans la vigne et au chai comme ses frères, l'ancienne comédienne a décidé d'ouvrir un sympathique «point de chute» parisien pour les champagnes Fleury. Plusieurs cuvées et millésimes sont disponibles à prix très doux (entre 25 et 59 euros la bouteille): brut, extra-brut, blanc de noir, blanc de blanc, rosé, 1996 (en vente à la SAQ, soit dit en passant!), 1993, 1990, 1992, 1988. On propose également les vins des «copains»: Pierre Frick, Thierry Michon, Nicolas et Virginie Joly, Thierry Puzelat, Catherine et Pierre Breton, etc. À boire sur place ou à emporter. Pour se faire un fond ou pour «éponger»: fromages, charcuteries, caviar d'aubergine et autres honnêtes assemblages. C'est parfait à toute heure de la journée et de la soirée.

Bouteille: Champagne Fleury Brut 2002

177, rue Saint-Denis, IIe arrondissement, 0 140 280 339

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D'autres adresses sympathiques

Aurions-nous passé un mois à Paris, c'est sûr que nous aurions également visité les bars à vin/caves à manger/restos suivants :

> Vivant

> Racine

> La Crémerie

> Au verre volé

> Les Quilles

> Le Grand 8

> Quedubon

> Au pied de la barrique

> Chapeau melon

> L'entrée des artistes

> Le Baratin

> Coinstot vino

> Le Dauphin

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