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Île-du-Prince-Édouard: «le meilleur endroit pour cuisiner»

Des huîtres trônent en bonne place dans la... (PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE)

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Des huîtres trônent en bonne place dans la cuisine du Inn at Bay Fortune, une auberge rachetée par le chef Michael Smith.

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(Île-du-Prince-Édouard) Michael Smith, infatigable ambassadeur de la cuisine de l'Île-du-Prince-Édouard, se réjouit : « Nos chefs ont enfin compris que l'Île-du-Prince-Édouard est le meilleur endroit pour cuisiner. On a tout ce qu'il faut : les poissons et fruits de mer, le boeuf de l'île, les fromages, les fruits et légumes, les pommes de terre, les céréales, etc. Nous sommes entourés de gens qui produisent de la nourriture. Et ça, ce n'est pas quelque chose qui peut être créé avec une campagne de marketing ! C'est réel. »

Une prise du pêcheur de homards J.J. Chaisson... (PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE) - image 1.0

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Une prise du pêcheur de homards J.J. Chaisson

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Visite de l'usine d'huîtres à Rasperry Point.... (PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE) - image 1.1

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Visite de l'usine d'huîtres à Rasperry Point.

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En effet, les insulaires semblent plus fiers que jamais de leurs richesses. Aussi a-t-on mis en place des structures permettant aux visiteurs d'approfondir, eux aussi, leurs connaissances des produits de l'île : pêche au homard ou en haute mer, cours de shucking (ouverture d'huîtres), ateliers de cuisine et autres activités liées à ce qui se trouvera tôt ou tard dans leur assiette.

Nous avons testé quelques-unes de ces escales d'aqua/agrotourisme. Une belle rencontre n'attendait pas l'autre. Même notre jovial pêcheur, J.J., a gardé le sourire après avoir perdu une vingtaine de beaux homards cuits, qu'il tentait de rafraîchir dans l'eau de mer. C'était d'une tristesse... Mais l'Île est loin d'être triste, surtout lorsqu'on la parcourt avec ses papilles !

HOMARD

Les pêcheurs de homard retiraient leurs cages de l'eau cette semaine, autour de l'Île-du-Prince-Édouard. Mais cela ne signifie pas, loin de là, que vous n'aurez plus accès à la chair blanche et ferme du roi des crustacés. Presque partout où on va, le « lobster supper » est au menu tout l'été.

Pendant la saison - reprenez-vous au printemps prochain ! - , J.J. Chaisson permet à des petits groupes de quatre personnes de vivre l'expérience de la pêche au homard. Quelques-unes de vos prises aboutiront dans le chaudron en fin de virée. Les sorties d'été, à bord du Chaisson A Dream, mettent à profit l'autre grande passion du capitaine : la musique. Jetez un coup d'oeil aux « expériences » estivales sur le site du pêcheur.

HUÎTRES

Colville, Raspberry Point, Lucky Lime, Shiny Sea, Bay Fortune et, naturellement, Malpeque... toutes ces huîtres sont pêchées dans les baies de l'Île-du-Prince-Édouard. Ici, environ 7100 acres sont consacrées à la production d'huîtres, réparties entre 580 titulaires de baux.

À Souris, la famille Flynn cultive, pêche, trie et conditionne ses huîtres de la manière la plus artisanale qui soit. Les magnifiques mollusques sont cultivés à plat, au sol émergent, puis récoltés par dragage.

À Raspberry Point, où l'on peut produire jusqu'à 4000 boîtes de 100 huîtres par semaine, la culture est volumineuse. On y combine plusieurs méthodes, de fond et de surface. L'entreprise achète également les prises d'autres pêcheurs pour répondre à la demande.

Dans le parc situé tout près de Cavendish, plus de 1,5 million d'huîtres attendent d'arriver à maturité, un processus qui prend entre quatre et six ans. Pour en savoir plus sur ces mystérieuses créatures que sont les huîtres, il est possible de réserver une visite des lieux.

MOULES

Voilà un autre coquillage qui se trouve en abondance dans les poissonneries et sur les tables de l'Île-du-Prince-Édouard. C'est ici qu'on produit 80 % des moules canadiennes, avec environ 41 millions de livres par an.

À The Table, atelier de cuisine qui se transforme en restaurant le soir, on offre un cours intitulé Mussel Madness. À la faveur d'une formule conviviale et décontractée, le jeune chef Roarick McKinnon vous enseignera l'a b c des moules, tout en pétrissant un pain à la betterave et à l'ail noir pour tremper dans le bouillon !

Plusieurs autres cours inspirés des trésors de l'île (pétoncles, huîtres, homard, etc.) ainsi que des repas thématiques permettent à cette ancienne église de rester bien vivante. Véritable passionné de cuisine à l'esprit scientifique, Roarick s'est créé des installations extérieures sur mesure pour cuisiner avec le feu et ses braises.

FROMAGES

Pendant longtemps, Martina Ter Beek, la Cheese Lady, a été la seule fromagère artisanale de l'île. Lorsqu'elle a décidé de prendre sa retraite, un des chefs les plus réputés du coin, Jeff McCourt, est venu cogner à sa porte. Lassé de la restauration et de l'enseignement au Culinary Institute of Canada, il avait envie de se lancer dans la fabrication de fromage, tout en assurant la pérennité d'une entreprise locale.

Le chef, qui a appris avec Mme Ter Beek, continue de produire les goudas de la Cheese Lady tout en introduisant quelques nouveautés. Dans les installations toutes neuves de New Glasgow, on caille, on affine et on vend, puis on prépare également de délicieuses pizzas, dont l'incontournable The Local, avec porc effiloché, maïs, tomates cerises, oignon vert et sauce sriracha.

L'autre délicieux fromage de l'île, le fameux cheddar d'Avonlea, est produit par la laiterie Cows, que vous pouvez également visiter.

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