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L'Unesco pourrait retirer un site sri-lankais du patrimoine mondial

Le rocher royal de Dambulla renferme cinq temples... (Photo Raymond Gervais, archives La Presse)

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Le rocher royal de Dambulla renferme cinq temples qui contiennent 150 statues et peintures de Bouddha.

Photo Raymond Gervais, archives La Presse

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Agence France-Presse
COLOMBO

L'Unesco s'inquiète de la mauvaise conservation du Temple d'or de Dambulla au Sri Lanka, classé au patrimoine mondial mais qui pourrait être retiré de la liste si le gouvernement ne prend pas les mesures qui s'imposent, a annoncé mercredi sa directrice.

Irina Bokova dit avoir abordé le problème de l'entretien du site avec les autorités locales lors de sa visite de quatre jours sur l'île cette semaine.

Le gouvernement sri-lankais est tenu, par traité international, de protéger ce temple-caverne qui contient cinq sanctuaires, de nombreuses peintures murales vieilles de 2000 ans et 157 statues de Bouddha, a rappelé la directrice de l'agence onusienne devant des journalistes à Colombo.

Une équipe d'experts, qui a visité le site l'an dernier dans le centre du Sri Lanka, l'a trouvé mal entretenu et a averti que de nouvelles constructions avaient affecté la valeur de son patrimoine, a-t-elle expliqué.

Un moine bouddhiste sur place refuse que le gouvernement prenne en charge l'entretien du temple, mais c'est à l'État sri-lankais de préserver le temple, situé à 200 km au nord-est de Colombo, a plaidé la directrice générale de l'Unesco.

La convention signée entre l'Unesco et le Sri Lanka est «un document international, juridiquement contraignant» que le pays a signé, a-t-elle encore insisté.

Le Temple d'or de Dambulla est l'un des huit sites sri-lankais inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco.

Des responsables de l'ONU ont évoqué leurs craintes que le temple soit retiré de la prestigieuse liste, à moins que des mesures pour préserver les fresques et pour détruire les nouvelles constructions ajoutées par les moines ne soient prises rapidement.

Seuls deux sites ont déjà été retirés de cette liste qui existe depuis 1972 et compte des sites culturels et naturels: le sanctuaire de l'oryx arabe, un type d'antilope, après la décision d'Oman de réduire sa superficie de 90% pour un projet de prospection d'hydrocarbures en 2007, puis deux ans plus tard la vallée de l'Elbe à Dresde en raison d'un projet de construction de pont routier.

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