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Dubaï veut briller davantage avec un opéra

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La forme de l'Opéra de Dubaï s'inspire de la tradition marchande de la ville portuaire.

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Karim Abou Merhi
Agence France-Presse
Dubaï

Situé au pied de Burj Khalifa, la plus haute tour du monde, l'Opéra de Dubaï aux formes d'une embarcation traditionnelle se prépare à une inauguration en grande pompe fin août avec le ténor espagnol Placido Domingo.

Après s'être hissé comme centre des affaires du Moyen-Orient, l'émirat de Dubaï, en édifiant cet opéra, cherche à rehausser son image culturelle et à se doter d'une scène emblématique.

Outre Placido Domingo qui donnera le coup d'envoi le 31 août de la première saison de l'Opéra de Dubaï, la programmation inclut également Le barbier de Séville de Rossini et la comédie musicale West Side Story.

Certes, Dubaï, où vivent une majorité d'étrangers, dispose d'une scène culturelle relativement dense avec des concerts réguliers de musiciens arabes et occidentaux, un festival annuel du cinéma et le salon Art Dubai, dédié aux arts plastiques.

Mais il manquait à la cité-État un grand théâtre lyrique à la hauteur de ses ambitions mondiales.

C'est dans ce contexte qu'est né le projet d'Opéra de Dubaï, dont la forme s'inspire de la tradition marchande de la ville portuaire. La structure ressemble à un boutre, embarcation de bois toujours utilisée dans le transport maritime régional.

La salle de 2000 places est modulable. Elle peut être utilisée comme théâtre, salle de concert ou encore espace pour des banquets et d'autres manifestations, selon le site internet de l'opéra.

Le promoteur du projet Emaar n'a pas révélé le coût de cette construction.

Extravagance

«Cette flexibilité permet à l'opéra d'accueillir une variété de spectacles et d'événements, comme des représentations de théâtre, des opéras, des ballets, des concerts, des défilés de mode, des conférences ou des expositions d'art», précise le site.

Ces dernières décennies, la cité-État, qui fait partie de la fédération des Émirats arabes unis, s'est rapidement transformée en centre d'affaires et de loisirs au coeur du Golfe, alors que son secteur immobilier a attiré d'énormes investissements étrangers.

Outre Burj Khalifa, qui culmine à 828 mètres, Dubaï a multiplié les constructions extravagantes comme des îles artificielles sous forme de palmier ou des îles reproduisant la carte du monde.

La ville, qui accueillera l'Exposition universelle de 2020, compte près de 2,5 millions d'habitants, très majoritairement étrangers.

Plus de 14 millions de touristes l'ont visitée en 2015, attirés par ses hôtels de luxe et ses parcs de divertissement. Son grand aéroport, devenu le premier du monde en terme de passagers internationaux, a grandement facilité ce flux.

«C'est une période très excitante: en plus de tout ce que Dubaï offre, nous allons faire encore mieux», affirme à l'AFP le directeur général de l'Opéra Jasper Hope.

«Ce qui manquait à beaucoup de gens, c'était un lieu où apprécier un grand spectacle musical», ajoute cet ancien responsable du Royal Albert Hall de Londres.

Deuxième opéra du Golfe

«C'est le moment idéal» pour les débuts de l'Opéra de Dubaï, estime M. Hope en énumérant les atouts de la ville avec des infrastructures de niveau international, une économie dynamique et une population cosmopolite.

Jusqu'à présent, seul un opéra a ouvert dans le Golfe, en 2007 à Oman, où le sultan Qabous est connu pour apprécier la musique classique.

Dubaï a l'ambition d'être «l'une des meilleures villes du monde», et pour ce faire, elle se doit d'offrir «la même chose que Londres ou New York, y compris sur la scène artistique», déclare Tala Badri, directrice du Centre pour les Arts musicaux (CMA), une institution privée.

Selon elle, cet opéra «permettra à Dubaï de s'ancrer fermement sur la scène musicale du monde».

Pour le moment, l'Opéra de Dubaï n'envisage pas de produire ses propres spectacles, explique M. Hope. Mais il espère que cette scène «inspirera» des artistes locaux. «Il y a peu d'écoles de musique, de danse et de théâtre mais nous allons encourager activement» la création locale.

L'art de l'opéra reste un concept totalement étranger à la culture arabe. Pour Mme Badri, «l'opéra est une excellente idée, mais si vous voulez son succès, vous devez former la population à le comprendre».

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