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Des camps de boxe thaïe pour combattre les kilos en trop

Avec la boxe thaïe, les touristes combattent les... (PHOTO AFP)

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Avec la boxe thaïe, les touristes combattent les kilos en trop.

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Agence France-Presse
PHUKET

Dans l'étuve d'un camp d'entraînement de boxe thaïe sous les tropiques, des touristes équipés de gants trop grands s'acharnent sur des punching-balls. Le combat, ici, c'est tous les jours, mais contre le surpoids.

Inquiets pour leur tour de taille, de nombreux étrangers viennent sur l'île thaïlandaise de Phuket non pour ses célèbres plages, mais pour ce régime intensif à base de «muay thai» et d'autres arts martiaux.

Certains abandonnent tout pour passer des semaines, voire des mois à s'entraîner, et gagner enfin leur bataille contre les kilos. D'autres disent rêver de devenir professionnels.

Lorsque les médecins l'ont averti que ses 184 kg menaçaient son coeur, Jordan Henderson, 26 ans, a abandonné Londres et ses longues journées de travail.

Après un mois dans l'un des camps de Phuket, il a perdu 20 kilos. «Je n'avais jamais perdu autant en si peu de temps auparavant», se réjouit-il, expliquant sa réussite par la concentration «sur une seule chose, s'entraîner et perdre du poids».

Mais ses débuts ont été tout sauf agréables. «C'était horrible (...). La chaleur, l'entraînement, la douleur et le changement radical de régime», se souvient-il.

«Je suis passé de manger tout ce que je voulais à du poulet grillé, des légumes vapeur et du riz brun. Faim pendant des semaines». Mais il n'a pas renoncé.

Des milliers d'étrangers viennent chaque année s'essayer à ce tourisme spécialisé en plein boom en Thaïlande, pays de naissance du «muay thai» connu aussi comme «l'art des huit membres» parce qu'il combine coups de poings, de coudes, de pieds et de genoux.

Les arts martiaux mixtes comme la boxe thaïe «sont les sports qui se développent le plus dans le monde», explique Will Elliot, directeur du camp Tiger Muay Thai, qui accueille des centaines d'élèves chaque mois pour 100 dollars par semaine.

«Ça fait mal partout»

«C'est sans aucun doute extrême de voyager à l'autre bout du monde», mais «nous sommes en Thaïlande, où est né le «muay thai», alors il s'agit d'immersion», relève-t-il.

«C'est très intensif physiquement», mais le jeu en vaut la chandelle. «Si vous pouvez le faire deux fois par jour, en association avec un régime, votre forme va s'améliorer rapidement».

Les efforts ont en tout cas payé pour James Mason, 29 ans, vendeur de voitures d'occasion. Il pesait 200 kilos à son arrivée en Thaïlande il y a un an et demi, et en a perdu la moitié.

«Le médecin m'a dit que si je ne changeais pas radicalement de vie, dans cinq ans, je serais mort», raconte le Britannique. «Quand je suis arrivé ici, je ne pouvais pas marcher 200 mètres sans que mon dos me fasse mal. Je devais m'asseoir et reprendre mon souffle».

Au bout de trois mois, il a attrapé une bactérie et frôlé l'amputation d'une jambe. Une fois rétabli, il a repris l'entraînement.

Au camp Tiger, une vingtaine de débutants venus d'Australie, d'Égypte ou de Russie, répètent leurs mouvements devant un miroir. «Un, deux, esquivez, frappez», crie un instructeur.

La plupart d'entre eux veulent simplement s'affiner. «Ils courent longtemps, font des étirements (...). C'est facile de perdre du poids», relève l'instructeur Phirop Chuaikaitum. Un entraînement en douceur, pour qu'ils ne se blessent pas, mais «non stop pendant deux heures et demie».

Et la règle est la même pour tous, même pour un riche prince de Dubaï.

«Il est venu dans la classe pour débutants. Je l'ai frappé avec un bâton et il m'a dit qu'il était d'une famille royale», raconte-t-il. Mais «que vous soyez ouvrier du bâtiment ou membre d'une famille royale, quand vous venez vous entraîner à la boxe, vous êtes tous égaux».

Égaux devant la sueur qui goutte de leur front. Égaux devant la douleur qui crispe les visages après les cent pompes clôturant l'entraînement.

«Ça fait mal partout. Parfois, c'est difficile de marcher», lâche Henderson. «Mais une fois rentré (à l'hôtel), une douche, une longueur dans la piscine, vous ne pouvez pas acheter ce sentiment».

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