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La Barbade: des vagues et de l'action

Brian Talma, champion de planche à voile, devant... (Photo: Marie-Ève Morasse, La Presse.)

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Brian Talma, champion de planche à voile, devant son école de surf où il enseigne aux débutants.

Photo: Marie-Ève Morasse, La Presse.

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(Bathsheba) La Barbade est un pays particulièrement choyé côté vagues. Les amateurs de surf aiment se retrouver dans la ville de Bathsheba, sur la côte est de l'île, un lieu où les vagues défient les surfers les plus aguerris. Les néophytes ne sont pas en reste puisque la Barbade héberge de nombreuses écoles de surf, souvent tenues par des sportifs qui ont fait leurs preuves. Brian Talma, ancien champion de planche à voile, a donné un cours à notre journaliste. Récit d'une initiation où les vagues ont été au rendez-vous.

Brian Talma empoigne la planche de surf, se retourne et me lance d'un ton assuré en me fixant de ses yeux bleu mer: «Let's take the action.»

D'un pas décidé, faisant fi de mon regard inquiet, il se dirige vers la plage, à quelques mètres à peine de sa boutique de surf. Plus moyen de reculer, même si l'action ne m'enthousiasme pas autant que lui. Celui que l'on surnomme De Action Man est une légende de surf de la Barbade. Et il est déterminé à ce que, au bout d'une heure, je me sois tenue debout sur une vague.

Après une rapide introduction pour me montrer où exactement me tenir sur la planche, me voilà prétendument prête à affronter les vagues. Ma partie du travail est plutôt limitée. C'est Brian Talma qui choisit la vague, place la planche de surf et me dit quand me lever. Tout ce qu'il me reste à faire, c'est rester debout le plus longtemps possible sur la planche. «C'est la partie la plus facile du surf», assure mon instructeur.

Simple à dire quand on a participé deux fois aux Jeux olympiques et qu'on a fait sa marque comme champion de planche à voile, pratiquant le sport de manière professionnelle pendant plus de 20 ans. Brian Talma a affronté les plus imposantes vagues de la planète, même «Jaws», une vague qui s'élève à plus de 30 m au large de Maui.

Couchée sur ma planche, je m'apprête à affronter mon Jaws personnel. «Elle est pour toi», annonce Brian en montrant du doigt une vague qui s'amène justement. C'est à moi de «faire l'action». «One up, one up», crie-t-il tandis que la vague m'emporte. C'est le signal, je dois me lever. Et, presque par magie, ça fonctionne. Je reste debout pendant ce qui me semble une éternité.

Mais toute bonne chose a une fin et c'est finalement l'océan qui a raison de moi. Je n'en suis pas moins euphorique d'avoir dompté la vague à ma première tentative. J'envisage l'avenir avec optimisme.

La deuxième vague me ramène à la réalité. Les subséquentes ne me traitent guère mieux. Je consomme davantage de sel de mer en 15 minutes que la portion annuelle recommandée et je commence à comprendre que non seulement rester debout est difficile, mais regagner le large contre les vagues avec l'aide de ses seuls bras l'est tout autant. De Action Man conserve son enthousiasme; le mien se noie dans l'Atlantique.

«Tu penses trop. C'est souvent ce qui arrive aux débutants. Ils réussissent leur première vague et se mettent à trop penser. C'est plus facile que tu crois.»

Je me répète la phrase de l'expert comme un mantra. «C'est facile, c'est facile, c'est facile...» Cela semble faire effet puisque la suite des choses me réconcilie avec la planche et me vaut même des applaudissements de touristes qui m'observent de la plage. Le charme du surf opère à nouveau, une tortue vient fêter mes exploits en nageant tout près de moi. C'est sans doute qu'elle est nouvelle dans la région et n'a pas encore eu l'occasion de voir Brian Talma à l'oeuvre...

Au bout d'une heure, la fatigue se fait sentir et la fin du cours sonne. «On est là pour avoir du plaisir», avait dit d'entrée de jeu Brian Talma. Non seulement j'en ai eu, mais il a presque réussi à me faire croire que je savais surfer.

«Action!», me crie en souriant Brian tandis que je le quitte. De Action Man a la passion contagieuse. Je recommencerais n'importe quand.

Leçon de surf

Une leçon particulière de surf d'une heure coûte environ 50 $. Brian Talma a établi sa boutique à la Barbade en 1989 et est reconnu comme l'un de ceux qui ont contribué à l'essor de ce sport dans l'île. Il fait depuis quelques années la promotion du stand up paddle surfing, une forme de surf «plus facile» qu'il pratique dans les circuits internationaux et enseigne à son école de Silver Sands Beach, une plage idéalement située pour la pratique du surf. www.briantalma.com

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