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Le Kenya s'inquiète de son image de marque auprès des touristes

Le nombre de visiteurs a baissé pour la... (Photo AP)

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Le nombre de visiteurs a baissé pour la deuxième année consécutive en 2013 (-11%), une baisse attribuée par les autorités kényanes aux attentats, notamment l'assaut mené en septembre par un commando shebab contre le centre commercial de Westgate à Nairobi, retransmis par les médias du monde entier.

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Agence France-Presse
NAIROBI

«L'image de marque» du Kenya en tant que destination touristique a été ternie par les récents attentats et les menaces qui pèsent sur le pays, a estimé jeudi l'Office national du tourisme kényan (KTB), mettant en garde contre un effondrement du secteur.

«La réputation de destination sûre du Kenya a été ternie par les récents épisodes d'insécurité», a expliqué Muriithi Ndegwa, directeur général du KTB à l'occasion du lancement d'une campagne de publicité destinée à redorer l'image touristique du pays, frappé par une série d'attentats depuis qu'il a envoyé son armée combattre les islamistes shebab en Somalie en octobre 2011.

Plusieurs pays occidentaux ont haussé mi-mai leur niveau d'alerte sur le Kenya en raison de «menaces terroristes», déconseillant notamment les déplacements à Mombasa, principale ville de la côte kényane, et parfois tout ou partie du littoral kényan, réputé pour ses plages.

Ces avertissements ont «eu un certain effet (négatif), particulièrement sur la côte», a admis M. Ndegwa. Les deux plus importants voyagistes britanniques ont évacué leurs 400 clients de la côte kényane dans la foulée de l'avertissement de Londres d'éviter une partie de la côte.

Le secteur du tourisme, part importante de l'économie kényane, est déjà mal en point. Le nombre de visiteurs a baissé pour la deuxième année consécutive en 2013 (-11%), une baisse attribuée par les autorités kényanes aux attentats, notamment l'assaut mené en septembre par un commando shebab contre le centre commercial de Westgate à Nairobi, retransmis par les médias du monde entier.

La crainte, finalement infondée, de violences lors des élections générales de mars 2013 ont également sérieusement nui au tourisme, qui avait mis trois ans à se remettre des violences post-électorales de fin 2008-début 2009.

M. Ndegwa a également estimé jeudi que le braconnage des éléphants et des rhinocéros, ainsi qu'une criminalité élevée, détournaient les touristes.

Mais les acteurs du secteur mettent également en cause des facteurs structurels, notamment le coût des séjours face à des destinations voisines bien meilleur marché comme la Tanzanie. Un coût encore augmenté par la suppression sans préavis en septembre de l'exemption de TVA de 16% dont bénéficiaient certains produits touristiques ou la hausse des droits d'entrée des parcs nationaux.

Selon les chiffres les plus récents, le secteur représentait directement ou indirectement 14% du PNB et à peu près 12% des emplois du pays, réputé pour ses safaris et ses plages de sable fin.

Le KTB a annoncé jeudi qu'il allait dépenser 200 millions de shillings (1,6 million d'euros) pour promouvoir le pays et «mettre fermement le tourisme kényan sur le chemin de la reprise», notamment grâce à une «campagne d'amélioration de l'image en ligne» du Kenya dont l'objectif est que les recherches sur le pays génèrent plus d'informations positives sur internet.

«Le Kenya reste une destination sûre», a assuré le directeur général du KTB, dont l'un des volets du projet vise à attirer plus de touristes chinois. Le gouvernement kényan s'est fixé le chiffre d'un million de touristes par an, contre 45 000 actuellement.




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