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Des zones touristiques touchées par de nouvelles violences en Tanzanie et au Kenya

Arusha a été le théâtre de plusieurs attentats... (Photo AFP)

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Arusha a été le théâtre de plusieurs attentats depuis un an, sans que les auteurs n'en soient identifiés.

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Ephrem RUGIRIRIZA
Agence France-Presse
ARUSHA

La police a annoncé mardi que de nouvelles violences avaient frappé des sites touristiques de la Tanzanie et du Kenya, dernières d'une série qui dissuade les visiteurs étrangers, sources de richesse pour ces deux pays d'Afrique de l'Est.

Les violences, dont un attentat à la bombe dans un restaurant de Tanzanie et l'attaque d'une réserve privée au Kenya, n'ont pas fait de mort et sont apparemment sans rapport entre elles.

Mais elles ont porté un nouveau coup à l'industrie touristique, déjà touchée par des massacres en série depuis la mi-juin, entrainant des annulations en pleine saison dans un secteur essentiel pour les rentrées de devises et l'emploi local.

Dans le nord de la Tanzanie, des inconnus ont lancé une bombe artisanale lundi soir dans un restaurant d'Arusha fréquenté par des étrangers et l'élite locale.

La ville sert d'étape sur la route du cône enneigé du Kilimandjaro, plus haut sommet d'Afrique à 5895 m, ou du parc national du Serengeti mondialement réputé pour sa faune.

«Il n'y a pas eu de mort, mais huit personnes ont été blessées, dont l'une est dans un état grave», a déclaré à l'AFP Issaya Mngulu, un haut responsable de la police. «Tous les blessés sont des Tanzaniens», a-t-il dit.

Deux suspects tanzaniens ont été arrêtés, a-t-il ajouté, sans plus de détails.

Les islamistes somaliens shebab, affiliés à Al-Qaïda, ont perpétré une série d'attaques dans des pays de la région, mais la police tanzanienne a indiqué ne pas les soupçonner pour l'attentat de lundi.

Contrairement au Kenya, régulièrement attaqué par ces islamistes, la Tanzanie n'a pas envoyé de troupes combattre les shebab en Somalie. Mais Arusha a été le théâtre de plusieurs attentats depuis un an, sans que les auteurs soient identifiés.

Au Kenya voisin, la région côtière proche de l'archipel touristique de Lamu a été lundi soir le théâtre d'une nouvelle attaque d'hommes armés, qui ont incendié les bureaux d'une réserve naturelle privée, sans faire de victimes.

«Ils ont mis le feu au local et aussi à plusieurs véhicules et ensuite il y a eu des échanges de tirs entre les assaillants et la police», a déclaré à l'AFP Shahasi Abdalla, le représentant de l'État dans la zone.

«Zone de guerre»

Cette nouvelle opération, non revendiquée, a visé le Ranch Amu - à une quinzaine de kilomètres de Lamu - une coopérative dédiée à la protection de la faune et à la promotion des communautés locales.

Classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, l'archipel de Lamu est l'un des joyaux du tourisme kényan, mais est aujourd'hui déserté par les visiteurs étrangers en raison des attaques qui se multiplient dans la zone.

L'attaque du ranch survient après une série de raids qui ont fait 87 morts en moins d'un mois près de la côte, selon la Croix-Rouge.

Pas plus tard que dans la nuit de samedi à dimanche, 21 personnes ont été tuées dans des raids dans la région.

Les islamistes somaliens shebab, liés à Al-Qaïda, ont revendiqué l'opération, mais la police a accusé un groupe séparatiste local, le Conseil républicain de Mombasa (MRC).

Les shebab avaient aussi revendiqué les attaques du mois dernier, en particulier le raid contre la localité de Mpeketoni qui a fait une cinquantaine de morts.

Le groupe dit agir en représailles à l'envoi de troupes kényanes pour le combattre en Somalie et a appelé les touristes à éviter le Kenya, décrété «zone de guerre», sous peine d'«amères conséquences».

Le président kényan Uhuru Kenyatta a pour sa part mis les shebab hors de cause, dénonçant des «violences ethniques aux motivations politiques».

Mardi, le chef de la police, David Kimaiyo, a annoncé que 45 personnes avaient été arrêtées le long de la côte en relation avec les violences.

Le climat a encore été alourdi par la mort d'une touriste russe, tuée dimanche par des hommes armés à Mombasa, le grand port sur l'océan Indien.

Elle visitait un fort portugais du XVIe siècle classé au patrimoine mondial par l'UNESCO lorsqu'elle a été, selon la police, victime de la «délinquance ordinaire».

Enfin, une personne a été tuée et plusieurs autres blessées dans l'attaque lundi soir d'un restaurant de Wajir, une ville du nord-est du Kenya, selon la police. Isolée et troublée, la région se situe hors des circuits touristiques.

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