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48 heures à La Paz

  • Paysage des environs de La Paz. (Photo Sylvain Sarrazin, La Presse.)

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    Paysage des environs de La Paz.

    Photo Sylvain Sarrazin, La Presse.

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  • Les pigeons animent la Place Murillo. (Photo Sylvain Sarrazin, La Presse.)

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    Les pigeons animent la Place Murillo.

    Photo Sylvain Sarrazin, La Presse.

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  • Un coiffeur attend ses clients, dans les hauteurs de La Paz. (Photo Sylvain Sarrazin, La Presse.)

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    Un coiffeur attend ses clients, dans les hauteurs de La Paz.

    Photo Sylvain Sarrazin, La Presse.

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  • La place Murillo, où est situé le siège du pouvoir politique. (Photo Sylvain Sarrazin, La Presse.)

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    La place Murillo, où est situé le siège du pouvoir politique.

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  • La rue Jaen, qui concentre une pléiade de musées. (Photo Sylvain Sarrazin, La Presse.)

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    La rue Jaen, qui concentre une pléiade de musées.

    Photo Sylvain Sarrazin, La Presse.

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  • Une ville tout en verticalité. (Photo Sylvain Sarrazin, La Presse.)

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    Une ville tout en verticalité.

    Photo Sylvain Sarrazin, La Presse.

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  • Un jeune habitant de la région. ()

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    Un jeune habitant de la région.

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Sylvain Sarrazin

(La Paz) Si le vertige était une ville, il serait La Paz. Perchée à 3600 m d'altitude, bâtie à même les flancs escarpés des montagnes andines, dans la plus grande anarchie, la capitale politique de la Bolivie a de quoi couper le souffle... littéralement! Puisque l'oxygène y est plus rare, la moindre volée d'escaliers devient une épreuve olympique. Heureusement, la cité est un véritable poumon de curiosités: bâtiments coloniaux, marchés colorés, musées captivants... autant d'attractions à visiter en long et en large. Mais surtout, de bas en haut (et vice-versa).

JOUR 1

10h

Les sorcières sont de sortie

À La Paz, les sorcières sortent en plein jour. Après avoir siroté au déjeuner un maté de coca, infusion emblématique de la Bolivie, une incursion au Mercado de las brujas (marché des sorcières) s'impose. En plein centre-ville, sur des étals installés à même les trottoirs, de mystérieuses cholitas -Boliviennes d'ethnie aymara, coiffées d'un chapeau rond et vêtues de leur robe traditionnelle- vendent, en vrac, plantes, poudres de perlimpinpin et animaux morts aux vertus magiques: notre coup de (haut-le-) coeur: le foetus de lama desséché. À enterrer à l'emplacement de sa future maison, paraît-il...

Midi

Lamelles de lama au menu

Si l'appétit ne nous a pas quitté, on s'attable à l'un des restos à proximité de la cathédrale San Francisco, où le lama est fréquemment porté au menu. Viande blanche maigre, à mi-chemin entre le porc et le veau, elle s'accompagne de frites ou de l'une des 200 variétés de pommes de terre locales. Vous êtes végétarien? Vous ne cracherez pas dans la soupe de quinoa, spécialité appréciée par grand froid.

14h

Mon Dieu, quelle façade

Point névralgique de la ville, la place San Francisco est parée d'une superbe église éponyme, érigée au XVIIe siècle. Sa façade présente la particularité d'entremêler art baroque et art indien local. Profanation? Pas pour l'oeil, à tout le moins. L'église peut se visiter, pour retracer l'histoire de sa construction. Au sein du cloître peuvent être admirés des buissons de kantutas, fleurs tricolores ayant prêté leurs couleurs au drapeau bolivien. L'accès au toit offre une vue plongeante sur une partie de la ville et du parvis.

16h

Se perdre dans le Prado

De l'église, on descend (notez qu'à La Paz, le plat est inexistant) le Prado, artère commerciale principale où un flot de passants coule paisiblement. C'est surtout dans cette zone que le parfum hispanique de la ville émerge, subtilement, dans les vitrines et dans le pavage. Que ce soit pour le magasinage (la Bolivie est très bon marché) ou pour se délecter d'un maté brûlant, le Prado donne un tempo citadin certain.

20h

Nuits andines

Alors que tombe la nuit, il est temps de sauter dans un taxi, direction Soppocachi. Très prisé par les étudiants, ce quartier festif accueille les bars les plus animés de la cité. On ne fête pas à la demi-mesure: l'alcool fort y coule à flots. Si l'occasion se présente, les oenophiles commanderont du vin de Tarija, produit sur les plateaux un peu plus au sud. Même s'il est encore de qualité moyenne, certaines maisons comme Campos de Solana parviennent à se démarquer.

La Paz a beau être assez sûre... on n'est jamais trop sûr: un taxi (tarif dérisoire) est de mise pour le retour.

JOUR 2

10h

Place faunique

La place Murillo offre un sympathique poste d'observation pour apprécier une drôle de faune dans la lumière matinale. Il y a certes les milliers de pigeons errants qui cherchent à dérober les empanadas et les salteñas (petits feuilletés aux légumes et à la viande de boeuf ou de poulet) que l'on savoure en toute quiétude sur un banc. Mais un autre microcosme fréquente les lieux: une fourmilière sociale bigarrée, tissée de cholitas et d'enfants enjoués. Baptisée en l'honneur d'un héros rebelle, la place Murillo est surtout un nerf important de la ville et du pays, puisque l'on peut y admirer le palais présidentiel et la chambre des députés. Dès que l'appétit se manifeste, il est possible de migrer vers les cevicherias, concentrées à quelques rues de là, au bout de la rue Murillo.

13h

Voir et savoir

En mettant le cap sur le nord à partir de la place Murillo, on déniche la ruelle Jaen, la plus coquette de toute la ville. Belle et loin d'être bête: elle collectionne une pléiade de musées fort instructifs, portant sur le folklore et les arts boliviens, l'ancienne histoire maritime du pays ou les instruments de musique traditionnels, dont certains paraissent assez farfelus, comme des guitares fabriquées avec des tatous.

Tant qu'à être dans le quartier, remonter un peu plus au nord permet de bénéficier d'une vue d'ensemble sur La Paz et de mieux comprendre son étalement urbain unique, tout en verticalité.

18h

Arrêt grillades

Un petit arrêt à la grilladerie proche de San Francisco s'impose pour apprécier l'excellente qualité de la viande. Si vous êtes plutôt piscivore, ne laissez pas filer le surubi, poisson amazonien: chair tendre et nourrissante, grillée ou en ceviche.

20h

Atteindre son but

Parlez de soccer à n'importe quel Bolivien, et comme tout Sud-Américain qui se respecte, ses pupilles se transformeront aussitôt en ballons ronds. Cette ferveur s'exprime à son paroxysme dans le cadre de gradins pleins à craquer, et ceux du stade Hernando Siles (le plus haut du monde) valent le billet d'entrée. Les passions se déchaînent pour les équipes locales, dans une atmosphère conviviale qui se prolonge en soirée. C'est d'ailleurs un excellent moyen de se faire des amis en ville. Prix des billets: plus ou moins 20 bolivianos, soit... 3$. À ce tarif-là, on est toujours gagnant. Attention, bien se renseigner sur les jours de match, en consultant par exemple le site www.lfpb.com.bo auparavant.

Et pour 48 heures de plus...

Puisque La Paz est bordée d'une série de splendides sommets à plus de 6000 m (comme l'Acotango ou le Huayna Potosi), les touristes les plus intrépides seront tentés de s'y mesurer. C'est d'ailleurs la raison de la venue de nombre d'entre eux. Guide de montagne obligatoire! Et appareil photo aussi: les paysages de la chaîne andine sont d'une indescriptible beauté.

Les amateurs de sensations fortes à deux roues peuvent aussi, sur une journée, s'attaquer à la fameuse route de la Mort, une série de lacets étroits longeant des précipices vertigineux. Une belle façon de finir sur un high.

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