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Mike Paterson, humoriste anglo qui fait rire les francos

Mike Paterson... (Photo Martin Flamand (martinflamand.com))

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Mike Paterson

Photo Martin Flamand (martinflamand.com)

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Joanie Guérin / URBANIA

On est tombé sur une vidéo YouTube intitulée Anglos avec un gars déguisé en gangster qui chante: «Je mange chez Tim Hortons, j'écoute du Nickelback, mais quand tu parles à moi, parle en français tabarnak!» Il n'en fallait pas plus pour qu'on tasse Sugar Sammy et qu'on lui fasse de la place dans nos pages.

D'où t'es venue l'idée de cette vidéo?

J'avais vraiment envie de faire une parodie de rap franco et je voulais aussi dénoncer le fait que, souvent, quand je parle en français avec des francophones, ils switchent tout de suite à l'anglais.

D'après toi, pourquoi est-ce qu'on fait ça?

Peut-être parce qu'ils ont besoin de pratiquer eux aussi. Par contre, je pense qu'on devrait laisser les anglos pratiquer leur français en priorité, c'est ce qu'on est supposé faire au Québec.

Et toi, Mike, tu sors d'où?

J'ai grandi en Californie et j'ai déménagé à Laval à l'adolescence. Chez moi, on parlait seulement l'anglais: ma mère était francophone, mais elle était pro-anglais! J'ai appris le français en travaillant dans un bowling à Laval, c'est pourquoi mon accent sonne comme celui de Daniel, le gars du bowling.

Selon toi, quelle est la principale différence entre le public francophone et anglophone?

Les francophones savent être un bon public. Quand j'ai commencé à faire des spectacles avec eux, que je disais  bonsoir!» et qu'ils me répondaient un gros «BONSOIR! HAHAHA!», je ne comprenais rien! Au fil du temps, j'ai compris que dès qu'ils entrent dans la salle, ils veulent rire. Du côté des anglophones, c'est pas pareil. Ils arrivent dans la salle en se disant plutôt: «Est-ce qu'il va me faire rire?»

Pourquoi on ne voit pas plus d'humoristes anglophones au Québec?

Sugar Sammy a influencé plusieurs humoristes, et de plus en plus d'anglophones veulent développer leurs skills en français, mais c'est pas toujours facile. Moi, quand j'ai commencé, tout le monde doutait à cause de mon accent, mais aujourd'hui, ça va de mieux en mieux.

Qu'est-ce qui fait que ça marche pour toi?

J'ai un air naïf, j'ai un style de jeu physique et je fais beaucoup de gros personnages. Je crois que c'est ce que le public francophone préfère. Par exemple, mon imitation d'un chat qui est sur un bras de divan et qui est content parce qu'un rayon de soleil va sur son poil marche fort en français! En gros, l'absurde et les trucs random, ça marche fort auprès du public francophone.

Sinon, de quoi a l'air la relève d'humoristes anglophones?

À Montréal, il y en a une bonne dizaine qui pourraient être des superstars, mais ils ne sont pas connus parce qu'il n'y a pas un aussi grand public qu'à Toronto, par exemple. J'aime bien partager la scène avec David Acer et Tim Rabnett. Dans mes soirées d'humour en anglais, on embarque à l'heure où on doit embarquer et on rentre chez nous. Tandis qu'avec les francophones, on soupe ensemble, on fait le show et on fait la fête toute la nuit. Étienne Dano, Mike Ward et Réal Béland m'ont beaucoup aidé à intégrer la scène humour francophone... et à faire le party aussi!

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