Dina Habib, fondatrice des soirées Pink28

Dina Habib... (PHOTO DAPHNÉ CARON)

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Dina Habib

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MARION MEGGLÉ / URBANIA

Les premiers mercredis de chaque mois, Dina Habib organise des 5 à 7, réservés aux femmes d'affaires lesbiennes de Montréal, qu'on surnomme power lesbiennes.

Dans tes soirées, les femmes viennent-elles pour trouver l'amour?

Ce sont surtout des soirées de réseautage social et professionnel. Certaines femmes viennent pour faire des rencontres amoureuses, oui, mais je travaille très fort pour ne pas en faire un meat market... De nombreuses femmes viennent également dans l'espoir de trouver une job. Moi-même, j'y ai décroché un contrat de marketing.

Comment ça se déroule, en général?

Comme un 5 à 7, mais avec un système de name tag à l'entrée. C'est un stratagème qui pousse les filles à interagir entre elles, car contrairement aux garçons, elles sont vraiment timides! Surtout celles de 40, 50 ans...

Y a-t-il certaines règles?

Oui. Respecter le code vestimentaire et ne pas prendre de photos.

Ne pas prendre de photos?

À l'ère Facebook, nous ne savons pas où elles pourraient se retrouver et nous devons garantir aux participantes qu'elles ont le contrôle de leur image.

Qui est votre clientèle? Comment peut-on définir les « power lesbiennes »?

Même si je n'utilise pas souvent ce mot, je les décrirais comme des femmes gaies carriéristes, qui s'habillent bien et qui ont une très bonne job. La plupart d'entre elles exercent une profession libérale: avocates, journalistes, artistes, femmes d'affaires... Elles ont entre 30 et 50 ans, n'aiment pas trop sortir et ont besoin de se sentir à l'aise pour faire des rencontres.

Y a-t-il beaucoup de lesbiennes dans les hautes sphères du monde des affaires?

Oui, énormément. Même si toutes ne l'assument pas, ou, en tout cas, n'en parlent pas, je le sais. Je les vois à mes soirées et j'en rencontre à la Chambre de commerce gaie.

C'est une réalité encore peu connue, non?

En effet, les médias n'en parlent pas assez! Il faudrait que certaines femmes comprennent que le fait d'être gaie peut être avantageux dans leur milieu professionnel. En avouant notre homosexualité, par exemple, on peut rapidement mettre fin à une relation de séduction avec notre patron. Si on le dit dès le départ, on peut aussi très vite devenir one of the boys! En d'autres mots, c'est l'occasion d'augmenter son réseau avec les hommes qui, rappelons-le, sont toujours mieux payés que les femmes.

Selon vous, le mythe selon lequel les lesbiennes ont généralement moins d'argent que les gais est-il vrai?

Oui, pour plusieurs raisons. Premièrement, les femmes sont toujours moins bien payées que leur pairs masculins. Deuxièmement, la communauté gaie masculine propose des idéaux différents de ceux véhiculés dans la communauté féminine: donc, leurs dépenses sont priorisées différemment.

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