Joël Gratton, concepteur du Rigolfeur

Joël Gratton, concepteur du Rigolfeur.... (Photo: Jean-François Brière)

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Joël Gratton, concepteur du Rigolfeur.

Photo: Jean-François Brière

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La Presse

En voyant les structures fuchsia du Rigolfeur en bordure d'autoroute, on ne dirait pas ça, mais ça prenait de la vision pour imaginer un mini-putt qui fait rire (sans que Carl Carmoni ne soit impliqué). Joël Gratton, en plus d'être le frère de Mathieu Gratton, a contribué à révolutionner le 18 trous, une pelure de banane à la fois.

L'idée du Rigolfeur, c'est né durant un trip de brosse, right?

Non. J'étais électricien pour une compagnie de systèmes d'alarme et mon patron, Pierre Desjardins, a eu l'idée de créer un mini-putt de farces et attrapes. Comme j'étais le patenteux de la gang, je me suis mis à créer des concepts, mais surtout les gadgets électroniques dont il avait besoin.

Quel genre de trou avez-vous imaginé?

Entre autres, celui avec une fausse araignée. Quand les gens allaient chercher la balle dans le trou, un capteur détectait leur main et faisait sortir un piston. Résultat: les gens pensaient qu'une araignée leur sautait dessus. J'ai aussi fait celui avec une balle déjà attachée dans le fond d'un trou.

Où prenez-vous de telles idées de trou?

Elles me viennent souvent dans la nuit. Mais le plus difficile, ce n'est pas de trouver des concepts, c'est de les concrétiser. Il faut que les trous soient sécuritaires et de bon goût. On s'est déjà planté avec certains gadgets, qu'on a dû enlever par la suite...

Des exemples?

Dans notre phase pipi-caca, on avait mis du Listerine jaune au fond d'une coupe pour faire semblant que c'était de la pisse. Dedans, il y avait un tissu flottant qui représentait du papier de toilette. Disons que c'était un peu trop poussé...

Mais les gens doivent s'attendre à ce genre de jokes quand ils vont au Rigolfeur, non?

Pas toujours, mais certains s'attachent à des concepts. Un trou qui a toujours été populaire et qui est là depuis le début, c'est la toilette. On a déjà essayé de l'enlever pour en mettre un nouveau, mais les clients étaient fâchés. Y en a vraiment qui trippent.

Vos clients doivent être bizarres...

Je ne devrais pas dire ça, mais il y en a. Certains gars dans la vingtaine, qui ont l'air normaux, viennent jouer tout seul au Rigolfeur. Je me demande c'est quoi leur défi... Je me souviens aussi d'un client à St-Jérôme qui jouait plusieurs parties de suite et qui était fier quand il évitait les gicleurs. C'est le cas qui m'a le plus marqué.

Comment votre entourage a-t-il réagi quand vous lui avez parlé du concept du Rigolfeur?

Tout le monde pensait que ça durerait seulement deux, trois ans. Les employés de la compagnie Mini-putt, eux, nous regardaient aller et trouvaient ça drôle. Jusqu'au jour où le Rigolfeur a pris son envol en 1995...

C'était vraiment populaire à cette époque?

On avait plus 20 Rigolfeurs à travers le Québec! On en a même installé aux États-Unis, mais ça n'a pas pogné, parce qu'on était trop petits. Pour eux, un mini-putt, ça doit être immense et valoir 1,5 million$.

En terminant, avez-vous déjà bénéficié des services de votre frère Mathieu, l'humoriste?

Il a écrit une des pubs télé. Le concept était vraiment fou et stupide. Mon grand-père était figurant et le frère de Patricia Paquin filmait. On y annonçait qu'on faisait tirer un kayak dans chaque Rigolfeur... mais certains propriétaires les ont gardés pour eux!

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