Que reste-t-il de l'enterrement de vie de garçon?

Le lancer de la hache est une activité... (photo Eduardo Lima, archives la presse canadienne)

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Le lancer de la hache est une activité de plus en plus populaire dans le cadre d'un bachelor ou d'un bachelorette. Ci-dessus, Howard Han (collier de fleurs), qui enterre sa vie de garçon, s'échauffe avec ses amis avant de passer à l'action dans un club de Toronto, le 9 juillet dernier.

photo Eduardo Lima, archives la presse canadienne

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L'enterrement de vie de garçon en 2017? La tendance du bachelor party semble être passée de la soirée de débauche à la Hangover - célèbre trilogie décadente où les protagonistes vivent leurs derniers jours de célibat dans le plus grand chaos - à l'organisation d'un événement réglé comme du papier à musique, entre amis, et où la modération est désormais bienvenue.

Marc-Antoine (nom fictif) travaille dans le domaine de la finance. Une douzaine d'amis et lui, des hommes et femmes dans la mi-vingtaine, prévoient trois jours de festivités pour l'enterrement de vie de garçon d'un vieil ami du secondaire. «On se connaît depuis l'adolescence. Ça n'avait pas de sens de ne pas inviter les filles», explique Marc-Antoine.

À l'horaire : du surf, un simulateur de chute libre, une soirée dans les bars, puis camping ou location de chalet. Pas de grands excès prévus pour le groupe: «On commence à Montréal et on se dirige hors de la ville pour relaxer. On est rendus des adultes, les grosses soirées, on en fait déjà pas mal. On veut que ce soit un beau moment, un moment mémorable pour tout le monde», résume Marc-Antoine.

Les filles, un chalet et des surprises

Stéphanie (nom fictif), qui travaille en communication dans le milieu culturel, prépare un enterrement de vie de jeune fille pour juin. Elle n'en est pas à son premier bachelorette party et l'expérience lui a appris qu'il est important de gérer les attentes de la mariée: «Quand tu as un groupe d'amies et que certaines sont déjà mariées, il y a un "build-up" qui se fait d'un bachelorette à l'autre. Il faut faire attention de ne pas créer de jalousie.»

Dans leur cas: cours de danse, lancer de la hache, prendre le thé avec les tantes et la mère de la mariée, départ vers un chalet, 5 à 7 sur un ponton, repas et soirée en pleine nature pour ce groupe de filles dans la trentaine. «Elle n'est pas du genre danseur nu ou démonstration d'objets sexuels, alors on reste plus soft, mais toujours avec un peu de folie. On n'est pas du tout dans l'humiliation ou la dérape dans les bars. On n'est plus là. C'est une journée super importante, la moindre des choses, c'est de s'en souvenir le lendemain», assure Stéphanie.

Une question de confiance

Afin que tous passent une belle soirée, les organisateurs doivent s'assurer d'établir une saine relation de confiance avec les futurs mariés.

«Ne pas dépasser les limites des gens. Il faut bien connaître la personne pour laquelle tu organises l'événement».

«La confiance est primordiale pour que la journée soit réussie et que la personne puisse avoir du plaisir et savoir que les étapes qui s'en viennent, même si elle ignore la suite, feront qu'elle aura du plaisir», recommande Stéphanie.

Le futur marié ou la future mariée doivent, indirectement, être consultés en cours de planification. Certaines personnes ne sont pas à l'aise de combiner les amis et la famille, et l'idée de se servir de cet événement pour créer des retrouvailles de vieux amis perdus de vue depuis des années n'est pas toujours bienvenue.

Choisir les clés en main

Andrew, de l'agence Montreal Nightlife fondée en 2001, se spécialise dans l'organisation de soirées destinées aux voyageurs qui choisissent la métropole pour faire la fête. «Nous les aidons à choisir les endroits, en fonction de leurs intérêts, et nous les aidons avec les réservations et la planification», explique-t-il. Andrew estime que 80 % de sa clientèle provient de l'extérieur du Québec. 

Faire la fête à Montréal coûte beaucoup moins cher qu'ailleurs et c'est pourquoi les touristes américains apprécient la métropole. «Un bachelor ou un bachelorette à 1000 $ par personne ici en coûterait au moins 4000 $ à Vegas, calcule l'organisateur. Et puis, pour les touristes, Montréal a très bonne réputation côté nightlife.» Il estime que la métropole est le théâtre de plus de 200 célébrations de ce genre toutes les fins de semaine.

Qu'en est-il du fameux passage dans les bars de danseuses ou danseurs? «Honnêtement, une fin de semaine pour laquelle on planifie huit ou dix réservations, il y a un élément, peut-être deux qui sont liés au divertissement pour adultes, mais ce n'est certainement pas la majorité des activités», assure Andrew.

* Pour ne pas donner d'indices aux futurs mariés sur les soirées qu'on leur prépare, nous avons changé les noms des intervenants.




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