Chercher le bonheur au bon endroit

«J'ai remarqué qu'aux États-Unis, les gens cherchent souvent... (PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, ARCHIVES LA PRESSE)

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«J'ai remarqué qu'aux États-Unis, les gens cherchent souvent le bonheur d'une manière extrêmement individualiste», note la journaliste Ruth Whippman.

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Tout le monde recherche le bonheur. Au cours des prochaines semaines, Vivre va à la rencontre d'auteurs, de scientifiques et de chercheurs qui se sont intéressés à ce qui nous rend heureux.

Yoga, méditation, coach de vie... Les Américains dépensent des sommes considérables pour être plus heureux. Est-ce la bonne façon d'y arriver? Pas selon la journaliste, documentariste et auteure Ruth Whippman pour qui les relations interpersonnelles sont la clé du bonheur. Ce qu'elle explique dans son livre America the Anxious.

Ainsi, l'Amérique est anxieuse?

Le livre concerne l'obsession du bonheur des Américains et comment cette quête mène finalement à l'anxiété et à la tristesse. C'est un mélange d'enquête journalistique, de récit de voyage humoristique et de mémoires à propos de mon expérience de Britannique qui déménage en Californie.

Mon mari a eu un emploi comme professeur dans la Silicon Valley et nous avons donc déménagé. Rapidement, je me suis aperçue que le sujet du «bonheur» revenait continuellement dans les conversations. Les gens étaient tourmentés à propos de leur degré de bonheur, ce qu'ils devraient faire pour être plus heureux en essayant de multiples méthodes comme la pensée positive, la méditation, le yoga, des livres et des applications. Le bonheur aux États-Unis est une industrie multimilliardaire. Mais en même temps, une recherche vient de démontrer que les Américains sont les moins heureux et les plus anxieux de tous les citoyens des pays développés.

Dans ce livre, j'essaie ainsi de comprendre pourquoi ils ne sont pas heureux, ce qui ne va pas dans tout ça et ce qui rend vraiment les gens heureux dans la vie.

À un moment, vous avez constaté que les Américains cherchaient trop le bonheur par l'introspection. Est-ce exact?

J'ai remarqué qu'aux États-Unis, les gens cherchent souvent le bonheur d'une manière extrêmement individualiste. Il y a d'ailleurs eu une explosion des livres sur le bien-être, la méditation, le yoga et de nombreuses méthodes, notamment la psychologie positive. L'introspection n'est pas une mauvaise chose, mais les études prouvent toutes que ce qui a le plus d'impact sur notre degré de bonheur est les relations interpersonnelles et la communauté. Donc, si nous voulons être heureux, il faut sortir de notre tête et nous intéresser aux autres.

Mais pourquoi les Américains aiment-ils autant le yoga, la méditation, le coaching de vie...?

Cette société promeut l'effort individuel: si nous travaillons plus, que nous redoublons d'efforts, que nous lisons un autre livre, que nous suivons un autre cours, nous allons finalement trouver le bonheur. Mais bien entendu, émotionnellement, ça ne fonctionne pas comme ça.

Que suggérez-vous aux personnes qui veulent être plus heureuses?

Comme je disais, les relations interpersonnelles et la communauté sont la clé. Il faut prendre du temps avec les autres. C'est facile de tenir les membres de sa famille et ses amis pour acquis, mais c'est vraiment là qu'il faut investir du temps si nous voulons être heureux.

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America the Anxious. Ruth Whippman. St. Martin's Press. 256 pages.

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