Tricoter au café

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La vocation de la Société textile est mi-café, mi-boutique. On peut notamment y acheter de la laine, du tissu et des accessoires. «Tous les tissus sont vintage, récupérés d'une dame qui fermait boutique à Saint-Hyacinthe, précise Maude Levasseur. Donc on lui a acheté un lot; les tissus sont un peu datés dans les motifs, mais ils reviennent!»

Photo Marco Campanozzi, La Presse

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C'est l'histoire de trois trentenaires qui ont quitté les livres pour se consacrer à la laine. Maude Levasseur, Amélie Laberge et Catherine Lavarenne travaillaient toutes dans le domaine de la littérature, mais elles étaient aussi liées par une passion commune: le tricot.

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Les trois propriétaires ont accroché au mur des photos de leurs aïeules qui leur ont appris à tricoter.

Photo Marco Campanozzi, La Presse

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La cuisine se veut ouverte, conviviale, pour que les clients ne soient pas gênés de se servir eux-mêmes.

Photo Marco Campanozzi, La Presse

Les trois amies cherchaient un endroit pour s'adonner longuement à leur passe-temps favori sans se sentir coupables. «Quand on va tricoter quelque part, on a toujours le même problème: au bout de trois heures, on est un peu mal et on recommande quelque chose», lance Maude Levasseur, une des instigatrices du projet.

Peu à peu, l'idée de créer leur propre café-tricot a germé. «On avait un plan sur deux ans», explique Mme Levasseur. Mais la réalité a été plus rapide qu'elles, et un superbe local s'est libéré à l'angle de l'avenue du Parc et du boulevard Saint-Joseph. «Alors on s'est dit: partons maintenant!», poursuit la tricoteuse.

C'est ainsi qu'est né à la mi-avril le café-boutique Société textile, logé dans l'ancien dépanneur Régal qui y a longtemps eu pignon sur rue. Charmant et accueillant, le grand local est séparé en deux sections: une partie boutique où on peut acheter de la laine, du tissu et des accessoires, jumelé à un espace de cotravail rempli de tables et de fauteuils confortables, éclairé par de jolies lampes blanches qui pendent du plafond.

En semaine, ce sont surtout les travailleurs autonomes qui s'y rendent, tandis que le samedi et le dimanche, les lieux sont investis par les amateurs de tricot.

Ici, pas de culpabilité si on traîne longtemps entre deux coups d'aiguilles à tricoter, car on peut rester toute la journée si on le souhaite.

«On ne paie pas à la consommation, mais plutôt au temps passé», explique Maude Levasseur, qui précise que les gens peuvent s'y installer le temps qu'ils veulent, moyennant un coût maximum de 10 $ par jour.

Les clients peuvent se servir eux-mêmes dans la grande cuisine ouverte, où l'on propose thé glacé, jus maison, fruits et biscuits. «On a le café de chez Pagaille, aussi», souligne Mme Levasseur. Installé à un jet de pierre de là, avenue Villeneuve, ce petit établissement livre directement à la Société textile des sandwichs et d'autres mets plus consistants pour satisfaire les estomacs creux.

Pinterest et grand-maman

Le décor est mignon comme tout, accueillant et vintage, mais avec une petite touche bien d'aujourd'hui... à l'instar des propriétaires. «On est à la fois dans une image Pinterest et un salon de grand-mère, illustre Maude Levasseur en souriant. C'était important pour nous d'avoir un décor qui soit chaleureux et moderne. Qui donne un peu le ton.»

Le mobilier dépareillé a été déniché un peu partout, dans les brocantes, sur Kijiji, ou encore à la Société Saint-Vincent de Paul.

«L'idée, c'était de se meubler à moindre prix, mais avec des trucs qui nous faisaient penser à nos grands-mères.»

Sur un mur du salon, les filles ont d'ailleurs accroché des photos en noir et blanc des femmes qui leur ont appris à tricoter, à coudre ou à broder. «Ce sont nos aïeules; nos grands-mères, nos grand-tantes. Elles sont un peu là.»

Au-delà de la filiation, les propriétaires se sont aussi inspirées des cafés-tricot de Toronto, New York ou Chicago. «Dans les boutiques de laine qu'on a visitées, on peut s'asseoir et apprendre à tricoter, remarque Maude Levasseur. Nous trois, quand on voulait partir notre place, on s'était dit qu'il fallait pouvoir tricoter là où on achète notre laine.» C'est pourquoi il y a toujours quelqu'un sur place pour aider à déchiffrer les patrons, ou encore dispenser quelques conseils.

C'est également un lieu rendu vivant par les nombreux ateliers qui y sont proposés. «On veut éventuellement donner des cours de tous types de textiles, expose Maude Levasseur. Pour l'instant, on commence avec la couture, le tricot et la broderie. Éventuellement, on va ajouter du tissage aussi.»

Aujourd'hui, la Journée mondiale du tricot sera soulignée à la Société textile. Pour l'occasion, les filles ne feront pas dans la dentelle: elles organisent un grand café-tricot. C'est le moment idéal, donc, d'aller découvrir ce lieu tricoté à six mains.

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