De l'électricité grâce à un tourniquet

Empower Playgrounds a eu l'idée d'installer des tourniquets... (PHOTO CRYS KEVAN LEE, FOURNIE PAR EMPOWER PLAYGROUND)

Agrandir

Empower Playgrounds a eu l'idée d'installer des tourniquets en fer un peu spéciaux dans la cour de récréation d'une école primaire de Pediatorkope, au Ghana. Quand les enfants montent dessus pour les faire tourner, une turbine se met en route et crée de l'énergie. Elle permet de recharger des piles qui peuvent alimenter des lampes D.E.L. durant 40 heures.

PHOTO CRYS KEVAN LEE, FOURNIE PAR EMPOWER PLAYGROUND

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Sabien Hervy, Olivier Gasselin

Les auteurs sont journalistes pour Mon Quotidien (France).

Jouer tout en fabriquant de l'électricité. C'est l'idée simple mais lumineuse d'une organisation humanitaire américaine:Empower Playgrounds, spécialisée dans les «jeux d'électricité» à destination des pays défavorisés.

À Pediatorkope, une petite île très pauvre dans le sud-est du Ghana, en Afrique, les habitants n'ont pas d'électricité. L'île n'est pas reliée au réseau national de distribution.

Pour les aider à s'éclairer, cette ONG américaine a eu l'idée d'installer des tourniquets en fer un peu spéciaux dans la cour de récréation d'une école primaire. Quand les enfants montent dessus pour les faire tourner, une turbine se met en route et crée de l'énergie. Elle permet de recharger des piles qui peuvent alimenter des lampes D.E.L. (basse consommation) durant 40 heures.

À tour de rôle, des élèves sont responsables de la recharge des batteries. Le soir, les enfants sont autorisés à rapporter ces lampes chez eux. Cela change leur vie, car jusqu'ici, quand la nuit tombait, il était compliqué pour eux d'avoir de la lumière. Désormais, avec ces lampes (moins dangereuses que les lampes à pétrole que possèdent souvent les villageois), ils peuvent continuer à étudier et à faire leurs devoirs à la maison. Les élèves ont ainsi de meilleurs résultats à l'école grâce à cette invention astucieuse.

« Avant, on ne pouvait pas donner du travail à faire à la maison aux enfants, car il faisait nuit quand ils rentraient de l'école. Résultat : ils avaient de mauvais résultats à l'école. Désormais, grâce à ces lampes, ils apprennent mieux le programme scolaire », a témoigné l'un des enseignants à la presse. Aussi, ils ont ainsi davantage de chance de continuer à aller à l'école après le primaire.

Le projet, baptisé « Merry goes round » (manège, en anglais), a déjà été mis en place dans 42 écoles d'un pays qui en compte plus de 40 000.

Ce pays d'Afrique est souvent touché par des coupures d'électricité qui perturbent la vie quotidienne des habitants, notamment pour ceux qui vivent à la campagne, loin de tout.

****

L'organisation humanitaire a aussi monté un autre projet. Elle a créé une petite usine de production d'énergie solaire (l'Afrique n'en manque pas !) sur l'île.

Les habitants peuvent acheter une batterie leur permettant d'allumer quelques lampes et de recharger leur téléphone portable à cet endroit.

La batterie tient un mois et la recharger coûte l'équivalent de 1,30 euro. Cet argent permet d'entretenir l'usine d'énergie solaire.

Cette invention a un bel avenir, car on estime que, dans le monde, environ 600 millions de personnes n'ont pas les moyens de s'éclairer. L'Afrique est le continent le plus touché par cette injustice.

Partager

À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires : Vivre

Tous les plus populaires de la section Vivre
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer