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Les accros du jeu vidéo parfois plus habiles que des chirurgiens

Les étudiants adeptes des jeux vidéo font preuve... (Photo: David Boily, archives La Presse)

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Les étudiants adeptes des jeux vidéo font preuve d'une plus grande constance de saisie manuelle pendant les mouvements chirurgicaux de base, comme les sutures.

Photo: David Boily, archives La Presse

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RelaxNews

Les étudiants adeptes de jeux vidéo disposeraient d'une meilleure coordination oculo-manuelle que les jeunes médecins en simulation chirurgicale, selon une étude américaine récemment présentée.

Des chercheurs de l'Université du Texas (Galveston), ont découvert que des lycéens (entre 15 et 16 ans) jouant en moyenne deux heures par jour aux jeux vidéo et des étudiants d'université (qui jouaient quatre heures par jour) rivalisaient, et parfois dépassaient en habileté de véritables médecins en chirurgie robotique. Ils disposaient souvent d'une meilleure coordination oculo-manuelle, ils mettaient moins de tension sur les instruments et faisaient preuve d'une plus grande constance de saisie manuelle pendant les mouvements chirurgicaux de base que sont les sutures, ou le fait de guider une aiguille ou tout autre instrument chirurgical par bras articulé.

Cette petite étude a pris en compte les aptitudes de 29 sujets. On leur a appris une trentaine de gestes chirurgicaux à réaliser avec un simulateur de chirurgie, et au final, ce sont neuf lycéens qui ont le mieux réussi les tâches présentées, devant neuf étudiants de l'Université A&M du Texas, surclassant ainsi les onze médecins (âgés de 31 ans en moyenne).

«L'idée de mener une telle étude m'est venue lorsque j'ai vu mon fils, un grand adepte des jeux vidéos, prendre les rênes d'un simulateur chirurgical pendant un congrès médical», a confié le Dr Sami Kilic, le directeur de l'étude. «Sans formation formelle, il était immédiatement à l'aise avec la technologie et le type de gestes requis pour manier le robot.»

Cependant, lorsqu'on demanda aux participants de simuler une opération chirurgicale peu-invasive complexe sans assistance robotique, les jeunes médecins s'en sont bien mieux sorti que les étudiants.

Cette étude, présentée lors du 41e congrès annuel des chirurgiens gynécologues coelioscopiques américains à Las Vegas, soulève un certain nombre de questions sur l'avenir de la formation médicale et sur les manières de développer les talents des prochaines générations de médecins.

Comme le Dr Kilic l'explique: «La plupart des médecins qui pratiquent leur métier aujourd'hui n'ont jamais appris la chirurgie robotique en faculté de médecine. Cependant, comme nous voyons des étudiants aux aptitudes visuelles et spatiales avancées et disposant d'une bonne coordination oculo-manuelle du fait de leur immersion dans les nouvelles technologies, nous devrions repenser comment former au mieux cette génération.»

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