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L'intersexe ou sexe neutre à ne pas confondre avec l'orientation sexuelle

Les personnes «transgenres», qui se distinguent des intersexués,... (Photo Digital/Thinkstock)

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Les personnes «transgenres», qui se distinguent des intersexués, peuvent vouloir entamer un changement de sexe pour mettre leur corps et leur apparence en conformité avec le sexe qu'elles ressentent comme inné chez elles sans souffrir forcement d'anomalies.

Photo Digital/Thinkstock

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Brigitte CASTELNAU
Agence France-Presse
PARIS

Les personnes intersexuées, comme celle qui vient d'obtenir en première instance à Tours une modification de son état civil, présentent des anomalies du système reproducteur dont la fréquence est mal évaluée, mais qui ne préjugent pas de leur orientation sexuelle.

Ceux qui naissent «intersexes», souvent appelés hermaphrodites dans le langage courant, sont des personnes qui, compte tenu de leur sexe chromosomique, gonadique (ovaires, testicules) ou anatomique, n'entrent pas dans la classification établie par les normes médicales.

L'aspect de l'appareil génital (pénis, vagin, présence ou non de  testicules...) intervient à la naissance pour déterminer les sexes. Mais les ambiguïtés, dont les causes peuvent être d'ordre génétique et  hormonal, peuvent aboutir à un sexe indéterminé.

L'intersexe concernerait un enfant sur 2000, mais beaucoup moins, un enfant sur 4500 à la naissance, pour des anomalies génitales complexes rendant difficile la détermination d'un sexe, selon des chiffres américains cités par l'OMS.

Néanmoins, un rapport du Conseil de l'Europe cite les estimations d'une chercheuse américaine Anne Fausto-Sterling selon laquelle quelque 1,7% des enfants naîtraient avec des caractéristiques «intersexuelles» ne permettant pas de les classer clairement.

Les personnes intersexuées subissent couramment des traitements médicaux et chirurgicaux irréversibles, souvent à un très jeune âge, pour faire correspondre leur apparence physique à l'un ou l'autre sexe, sans leur consentement, dénonce un rapport du Conseil de l'Europe paru en mai dernier.

Ce rapport préconise de mettre fin à la «classification binaire», homme/femme par les administrations d'État.

L'hermaphrodisme vrai, très rare, est loin de résumer toutes les situations. Il se manifeste par une anatomie des organes génitaux externes ambigus et la présence de tissus testiculaire et ovarien et résulte d'altérations au niveau des chromosomes sexuels.9Selon les cas, le degré de différenciation dans le sens masculin ou féminin diffère.

Le pseudo-hermaphrodisme féminin avec des organes génitaux externes virilisés à des degrés variables et scrotum vide (bourse), mais des organes internes féminins normaux, est lié à une exposition précoce aux androgènes (due à une maladie congénitale, voire à un traitement inapproprié de la mère enceinte).

Dans la forme masculine, avec testicules restés dans l'abdomen, l'évolution spontanée peut aller vers une différenciation masculine ou féminine.

Par ailleurs, de nombreuses situations sont possibles, par exemple une discordance entre les chromosomes et l'apparence physique: mâle avec les chromosomes féminins XX (fréquence 1/20 000 naissances) ou apparence féminine chez des porteurs des chromosomes XY (1/10 000), selon les spécialistes. Il existe encore d'autres variantes (individus mêlant différentes combinaisons de chromosomes sexuels dans leurs cellules).

Les personnes «transgenres», qui se distinguent des intersexués, peuvent vouloir entamer un changement de sexe pour mettre leur corps et leur apparence en conformité avec le sexe qu'elles ressentent comme inné chez elles sans souffrir forcement d'anomalies.

Plusieurs pays, dont l'Australie (2014), l'Allemagne (2013), la première en Europe, ainsi que le Népal, ont reconnu un troisième sexe ou genre encore appelé sexe neutre ou intersexe, ni masculin ni féminin.

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