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Une fête à Toronto pour que les personnes handicapées explorent leur sexualité

Un événement organisé à Toronto vise à donner aux personnes handicapées une... (Photothèque La Presse)

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Agence France-Presse

Un événement organisé à Toronto vise à donner aux personnes handicapées une chance d'explorer et d'exprimer leur sexualité et met en lumière cet obstacle vécu par les gens vivant avec des barrières physiques et intellectuelles.

Les invités de la fête nommée «Deliciously Disabled» sont libres de réaliser leurs désirs, dans les limites de la consensualité, mais il ne faut surtout pas appeler cela une orgie, prévient une des organisatrices, Fatima Mechtab.

Cette fête ne sera pas une orgie, où tout le monde vient pour avoir des relations sexuelles ensemble, mais une «fête de jeux sexuels positifs».

«La réalité est que nous sommes des êtres sexués. C'est une question qui demeure rarement abordée, ce que je trouve plutôt étrange.»

Pat Danforth
vice-présidente du Conseil des canadiens avec déficiences

La différence, explique-t-elle, est que les gens qui assistent à l'événement ne sont pas obligés de participer s'ils ne le souhaitent pas. Ils peuvent observer ou simplement s'y trouver comme dans n'importe quelle fête. Mais il y aura le «bonus additionnel» de pouvoir être intime avec un partenaire et d'explorer certaines activités sexuelles.

L'événement, qui aura lieu le 14 août dans un théâtre accessible aux fauteuils roulants, est le premier du genre au Canada.

La plupart des discussions sur l'accessibilité portent sur les barrières physiques, mais les organisateurs veulent attirer l'attention sur les difficultés émotionnelles et sociales auxquelles font face les personnes handicapées.

L'une d'elles est la croyance voulant qu'ils n'aient pas de sexualité.

«L'accès à la sexualité est une telle barrière pour les gens vivant avec un handicap», a avancé Stella Palikarova, une conseillère en conscientisation aux handicaps, elle-même en fauteuil roulant, ajoutant qu'aucun autre groupe dans la société n'était à ce point dans l'incapacité de se donner du plaisir à soi-même. 

«Vous pouvez imaginer tenter de faire votre vie en étant complètement incapable d'obtenir tout type de soulagement sexuel, ou même en pensant ne jamais être perçu par les autres comme étant désirable sexuellement», a-t-elle fait valoir.

«Cela devient un important enjeu de droits humains pour moi.»

Mmes Palikarova et Mechtab et Andrew Morrison-Gurza, un autre conseiller, ont commencé à planifier cet événement il y a plusieurs mois, mais ils ont eu du mal à trouver une salle accessible et qui permette la nudité et les activités sexuelles.

Ça se passera finalement au Buddies in Bad Times, un théâtre alternatif qui se veut une scène pour les voix «qui questionnent les normes culturelles et sexuelles», selon le site web. L'endroit peut accueillir 125 personnes, dont 25 fauteuils roulants. Les billets coûtent 20 $. Les accompagnateurs peuvent entrer gratuitement et il y aura des interprètes pour les malentendants.

L'événement aura lieu durant les Jeux parapanaméricains, qui ont débuté ce weekend et se termineront le 15 août, et attireront plus de 1000 athlètes avec des handicaps.

Pour la vice-présidente du Conseil des canadiens avec déficiences, c'est un enjeu important que celui mis en lumière par l'événement.

«La réalité est que nous sommes des êtres sexués, a-t-elle expliqué. C'est une question qui demeure rarement abordée, ce que je trouve plutôt étrange.»

Mme Danforth, qui utilise un fauteuil roulant, a dit avoir rencontré plusieurs individus avec des handicaps importants qui lui ont dit que «personne ne leur avait jamais permis d'avoir des activités sexuelles».

«L'une des choses que fera cet événement est de leur donner une opportunité d'explorer leur propre sexualité, a-t-elle dit. Si c'est fait de manière à démontrer une approche saine de la sexualité, alors c'est une bonne chose. Cela rend les gens plus conscients et moins inconfortables.»

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